ID

Terres australes & antarctiques françaises

Le suspense pour la pêche à la légine

1 juin 2017 | PAR La rédaction | N°320
Pour sa première saison, Réunion Pêche Australe a affrété un bateau australien car son quota de 100 tonnes est insuffisant pour disposer de son propre bateau. À noter que les équipages des bateaux doivent être composés d’au moins 25% de Français ou ressortissants de l’Union européenne. Réunimer/JP Bouchia

Les quotas de pêche à la légine seront attribués à la fin du mois d’août et, comme chaque année, cela génère un vrai suspense. Les armateurs historiques, qui disposent de sept bateaux pour cette pêche dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), ne devraient pas être remis en cause. Mais la question est de savoir si le Taux admissible de captures (TAC), qui était de 6 350 tonnes pour la précédente saison (en hausse de 100 tonnes), augmentera de nouveau et, surtout, si le nouveau venu – Réunion Pêche Australe – restera dans la course et verra son quota augmenter alors qu’il n’était que de 100 tonnes pour sa première saison. L’enjeu économique est de taille et ce dossier est toujours très politique. Suite aux changements intervenus à la tête de l’État et du gouvernement français, l’incertitude est plus grande que jamais. Réunion Pêche Australe est une entreprise réunionnaise dont l’actionnaire majoritaire est l’armement local Enez du groupe Réunimer, à 51%. À ses côtés, on trouve Fabrice Minatchy, pêcheur qui exploite quatre palangriers de 13 à 16 mètres (30%) et la SAPPMA qui regroupe 38 artisans pêcheurs (19%). Un modèle original puisque c’est la première fois qu’on retrouve des artisans pêcheurs impliqués dans cette pêche qui peut être très lucrative si l’on dispose d’un quota suffisant. La légine, très recherchée sur certains marchés comme les Etats-Unis et la Chine, se vend actuellement 18 euros le kilo en poids vif. Etêtée et vidée, elle atteint 32 dollars. Mais elle peut aussi être valorisée davantage, ce qu’a commencé de faire le groupe Réunimer. Sous sa marque « Le Pêcheur Créole », il propose des rillettes au combava, du pavé et des tranches fumées à chaud ou à froid. Sur la saison 2016-2017, plus de la moitié du quota total de 6 350 tonnes avait été attribuée à l’acteur historique SAPMER, soit 3 460 tonnes pour ses quatre bateaux exploités à travers son propre armement et les armements qu’il contrôle : Armas Pêche-SAPMER et les Armements Réunionnais-SAPMER. L’entreprise de Jacques de Chateauvieux a aussi le privilège d’être la seule à pouvoir pêcher la langouste dans les TAAF. Pour la légine, les autres armements sont Cap Bourbon (1 bateau), Comata-Scapêche (1 bateau) et Pêche Avenir qui appartient à un fils de Jean-Paul Virapoullé (1 bateau).  

Réagissez à cet article en postant un commentaire

 

Terres australes & antarctiques françaises

Le suspense pour la pêche à la légine

Les quotas de pêche à la légine seront attribués à la fin du mois d’août et, comme chaque année, cela génère un vrai suspense. Les armateurs historiques, qui disposent de sept bateaux pour cette pêche dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), ne devraient pas être remis en cause. Mais la question est de savoir si le Taux admissible de captures (TAC), qui était de ...