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Les défis de la transition électrique

31 oct 2021 | PAR Bernard Grollier | N°362
Le public, bien avisé, plébiscite les services de location de vélos à assistance électrique, proposés par les intercommunalités du Sud et de l’Ouest. ©Semto
L’électricité gagne des parts de marché sur tous les terrains de la mobilité. Le peloton des vélos à assistance électrique grossit, la flotte des bus électriques devra faire de même sous la pression de la loi. Le point sur une transition qui implique de nombreuses remises en cause.

Pendant que l’offre de voitures particulières non thermiques s’élargit rapidement (voir le premier volet de notre dossier dans le n°361 de L’Éco austral), les réseaux réunionnais d’autobus et d’autocars s’engagent dans la transition électrique sans beaucoup de visibilité. Comme dans l’automobile, les constructeurs se convertissent et doivent le faire d’autant plus rapidement qu’ils devront répondre à des entreprises de transport public poussées à la réduction de leurs émissions polluantes par la loi. Votée juste avant la crise sanitaire, la loi d’orientation des mobilités ressemble à celles qui visent à réduire l’utilisation des pesticides en agriculture. Elle fixe des grands objectifs difficilement atteignables dans les délais énoncés, notamment en raison du coût des bus électriques. Des décrets devront inévitablement l’amender et, espérons-le, fixer un cadre réaliste pour les réseaux réunionnais de transport en commun, confrontés au double handicap des surcoûts de l’éloignement et du relief montagneux qui affecte la performance de la motorisation électrique. 

Le public, bien avisé, plébiscite pour sa part les services de location de vélos à assistance électrique (VAE), proposés par les intercommunalités du Sud et de l’Ouest. Leurs prix sont imbattables, alors qu’un bon VAE vaut près de 2 000 euros dans le commerce. De l’acte de location à l’acte d’achat, il y a encore un grand pas, que la rareté des pistes cyclables n’incite pas à franchir. 

Malgré tous les freins, la révolution électrique est en marche. Les entreprises qui ne l’ont pas encore fait doivent l’intégrer puisqu’elles sont obligées, comme les collectivités, de verdir leurs flottes à mesure qu’elles les renouvellent. L’automobiliste lambda doit aussi apprendre à maîtriser quelques notions de base, dès lors qu’il envisage de se doter d’une borne de recharge à domicile. 

Autant de sujets sur lesquels L’Éco austral vous invite à partager ses réflexions dans les pages suivantes.

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