Green

Afrique

Les dirigeants s’engagent à développer l’agriculture pour éradiquer la faim d’ici 2025 

11 oct 2014 | PAR La rédaction | N°289
Champ de blé en Afrique. L'agriculture est la solution à long terme des problèmes liés au développement social et économique, parmi lesquels comptent la sécurité alimentaire, le chômage des jeunes, l'inégalité des sexes et le changement climatique. - Stocklib@Borges Samuel
À l’occasion de la 23e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l’Union africaine, les dirigeants africains ont signé la Déclaration de Malabo. Il s’agit de placer l’agriculture au premier rang de leurs priorités nationales.

« Une accélération de la croissance est essentielle si les Africains, à tous les niveaux, souhaitent réaliser leurs aspirations à la prospérité. » Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l’Union africaine se montre à la fois pragmatique et optimiste. « Il est temps pour les chefs d’État de placer l'agriculture au premier plan des priorités nationales en terme de développement et d’ouvrir la voie afin d’offrir à leurs peuples un développement assuré. La prospérité est à portée de main – elle est entre nos mains. »
Au cours du sommet, les dirigeants africains se sont engagés à se donner de nouvelles priorités et à s’imposer de nouvelles stratégies et des objectifs concrets pour ce qui est de la croissance induite par l'agriculture afin d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en vue d’une prospérité partagée pour leurs peuples. Les nouveaux objectifs, qui s'appuient sur les performances positives de croissance enregistrées dans de nombreux secteurs de l'agriculture au cours des dernières années, inciteront les gouvernements à augmenter le rythme de création d'un environnement politique et d'infrastructures permettant à l'agriculture de prospérer et de générer des opportunités de revenus à tous les niveaux. Plus particulièrement, les dirigeants africains sont convenus des points suivants :

  • Renouveler l’adhésion au Programme détaillé de développement de l'agriculture Africaine (PDDAA) ;
  • Accroître le financement d’investissements tant publics que privés dans l’agriculture et éradiquer la faim en Afrique d’ici 2025 ;
  • Réduire la pauvreté de moitié d’ici 2025 grâce, entre autres, à une croissance et à une transformation du secteur agricole ;
  • Stimuler le commerce intra-africain des produits et services agricoles ;
  • Améliorer la résilience des moyens de subsistance et des systèmes de production face aux changements et à la variabilité climatiques et autres risques connexes ;
  • S’engager à une responsabilisation mutuelle sur le plan des actions et des résultats.

UN BESOIN D’INVESTISSEMENTS PUBLICS ET PRIVÉS

Grâce au PDDAA, l'Union africaine stimule et évalue les progrès et, de ce fait, les pays et leurs dirigeants sont tenus responsables des résultats. La déclaration engage donc les dirigeants africains à s’en tenir à un processus d'examen systématique et régulier en utilisant le cadre de résultats du PDDAA. Par ailleurs, les dirigeants ont appelé à mettre en place immédiatement une conception de stratégie et une feuille de route pour la mise en œuvre de ces commentaires. « Les engagements collectifs sont certes importants, mais il est temps, à présent, de franchir le cap de la déclaration et, pour les dirigeants politiques africains, il s’agit de passer aux actes. Les Africains ne peuvent prospérer uniquement sur des déclarations porteuses d’espoir émises lors de sommets », a déclaré Nkosazana Dlamini-Zuma.
« Les engagements collectifs sont certes importants, mais il est temps, à présent, de franchir le cap de la déclaration et, pour les dirigeants politiques africains, il s’agit de passer aux actes. Les Africains ne peuvent prospérer uniquement sur des déclarations porteuses d’espoir émises lors de sommets » - APO

« Les engagements collectifs sont certes importants, mais il est temps, à présent, de franchir le cap de la déclaration et, pour les dirigeants politiques africains, il s’agit de passer aux actes. Les Africains ne peuvent prospérer uniquement sur des déclarations porteuses d’espoir émises lors de sommets »

Pour l’Afrique, l'agriculture est la solution à long terme des problèmes liés au développement social et économique, parmi lesquels comptent la sécurité alimentaire, le chômage des jeunes, l'inégalité des sexes et le changement climatique. « Un secteur agricole solide permettra de créer des emplois et favorisera la croissance économique, ce qui se traduira par des emplois et de meilleurs revenus pour les Africains », a déclaré Rhoda Peace Tumusiime, commissaire chargée du Département de l'économie rurale et de l'agriculture (AUC). « Il est un fait que les investissements des secteurs public et privé dans le domaine agricole sont essentiels. »
 

Réagissez à cet article en postant un commentaire

 

Afrique

Les dirigeants s’engagent à développer l’agriculture pour éradiquer la faim d’ici 2025 

« Une accélération de la croissance est essentielle si les Africains, à tous les niveaux, souhaitent réaliser leurs aspirations à la prospérité. » Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l’Union africaine se montre à la fois pragmatique et optimiste. « Il est temps pour les chefs d’État de placer l'agriculture au premier plan des priorités nationales en terme de développement et d...