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Les enjeux de la responsabilité sociétale des entreprises pour l’économie marchande

1 fév 2016 | PAR Philippe Stéphant | N°305
Stocklib/Weerapat Kiatdumrong
Le concept de responsabilité sociétale des entreprises est encore mal connu à La Réunion. La RSE représente pourtant un intérêt stratégique à long terme et une plateforme d’accompagnement des entreprises se met en place.


Selon la définition de la Commission européenne, la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes (lire notre encadré à ce sujet). À La Réunion, dans le contexte d’une économie frappée par le chômage, comment l’économie marchande peut-elle s’impliquer dans le champ de la RSE, au bénéfice de la croissance, du lien social et du développement durable ? « Ces trois piliers de la RSE - les aspects économique, social et environnemental - doivent être appréhendés comme une opportunité de pouvoir travailler ensemble, à l’échelle du territoire, pour le bénéfice du développement, d’une manière générale, et d’un meilleur équilibre sociétal. Ils doivent pouvoir constituer un avantage pour les entreprises qui s’y engagent », résume Gaston Bigey, directeur général de Nexa, l’Agence de développement, d’investissement et d’innovation de La Réunion. De 2009 à 2012, Nexa était partie prenante dans une « Plateforme d’échanges régionale sur le management de la qualité et de la performance », en partenariat avec l’Afnor (Association française de normalisation), le CRI (Comité régional pour l’innovation) et les organismes consulaires. La participation dynamique d’un groupe d’entreprises réunionnaises à cette plateforme, destinée à la révision de la future norme qualité ISO 9001, incite aujourd’hui les partenaires à reconduire cette initiative sur la période 2015-2018.
 

Gaston Bigey, directeur général de Nexa : « Les trois piliers de la RSE - les aspects économique, social et environnemental - doivent être appréhendés comme une opportunité de pouvoir travailler ensemble, à l’échelle du territoire, pour le bénéfice du développement, d’une manière générale, et d’un meilleur équilibre sociétal. Ils doivent pouvoir constituer un avantage pour les entreprises qui s’y engagent. »
Gaston Bigey, directeur général de Nexa : « Les trois piliers de la RSE - les aspects économique, social et environnemental - doivent être appréhendés comme une opportunité de pouvoir travailler ensemble, à l’échelle du territoire, pour le bénéfice du développement, d’une manière générale, et d’un meilleur équilibre sociétal. Ils doivent pouvoir constituer un avantage pour les entreprises qui s’y engagent. »
 

 

UN PROJET DE PLATEFORME D’ACCOMPAGNEMENT EN RSE

Le thème du management de la qualité sera toujours au cœur des travaux collectifs, mais sera élargi à deux nouveaux enjeux : le management de l’innovation et la responsabilité sociétale des entreprises. « À travers le croisement de ces thématiques, nous cherchons à accompagner la structuration managériale des entreprises innovantes, tout en dynamisant la capacité d’innovation des entreprises engagées dans une démarche qualité ou RSE », précise Gaston Bigey. Un premier sondage vient d’être réalisé, à partir d’un fichier d’environ 400 entreprises réunionnaises, entre juin et août 2015, dont les données sont encore en phase d’exploitation. « L’enquête a généré 138 retours exploitables, détaille Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de l’économie pour Nexa. Plus d’un quart des entreprises répondantes se montrent déjà engagées dans une démarche RSE, soit en perspective de la norme ISO 26000, soit dans le champ de référencement d’un label qui englobe des aspects de la RSE comme le label de production locale « Nou la fé ». Nous formons désormais le projet d’une plateforme d’accompagnement, une action collective associant la CCIR (Chambre de commerce et d’industrie) et la CMA (Chambre des métiers et de l’artisanat), pour accompagner davantage la gestion et la structuration de la démarche RSE au sein des entreprises. » 
 

Létitia Fraysse, présidente de Total Réunion : « Le Challenge « Startupper de l’année par Total » se déroule simultanément dans 34 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et vise à donner un coup de pouce à de jeunes entrepreneurs. La démarche RSE est un sujet qui nous tient à cœur, qui est importante pour le groupe Total et qui permet de participer à la vie de la cité. »
Létitia Fraysse, présidente de Total Réunion : « Le Challenge « Startupper de l’année par Total » se déroule simultanément dans 34 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et vise à donner un coup de pouce à de jeunes entrepreneurs. La démarche RSE est un sujet qui nous tient à cœur, qui est importante pour le groupe Total et qui permet de participer à la vie de la cité. »
 

 

L’INTÉRÊT DE BONNES PRATIQUES MANAGÉRIALES

Au sein de la CCIR, c’est le CRITT (Centre régional d’innovation et de transfert de technologie) qui est étroitement associé à la formation de cette plateforme. « L’enquête fait ressortir que la démarche RSE n’est pas un axe prioritaire de la stratégie des entreprises, analyse Fabrice Doublet, ingénieur au CRITT. Cependant, s’engager dans une démarche RSE va enrichir la stratégie de l’entreprise et la mettre dans une capacité d’innovation que d’autres ne sauront pas atteindre. C’est dans ce sens que nous devrons mener un travail de sensibilisation. L’idée de la RSE est d’ouvrir l’entreprise vers ses parties prenantes. C’est une ouverture vers des idées, des champs d’exploration et de développement sur lesquels elle n’est jamais allée. Ce n’est pas un axe stratégique, mais une méthode d’ouverture. Une autre façon d’écouter ses clients et ses fournisseurs sur la chaîne de valeur pure. En interne, cela fédère et peut être attractif pour de nouveaux talents. Le premier axe de la RSE, c’est aussi la bonne gouvernance. Favoriser le dialogue social et l’innovation de la part des salariés. Les entreprises ont tout à gagner à mettre en place ce type de bonnes pratiques managériales et cela devient stratégique. » La principale raison pour qu’une entreprise s’engage dans une action de RSE, c’est la volonté propre du chef d’entreprise et celui-ci n’est pas systématiquement demandeur d’une labellisation. 
 

Hervé Maziau, directeur général d’Engen Réunion : « Nous avons lancé un programme de fidélité développé par une startup locale, Geko Invest. Sept jeunes diplômés du numérique ont conçu ce programme innovant qui rencontre beaucoup de succès. C’est une initiative d’Engen Réunion pour promouvoir l’économie et des compétences locales. »
Hervé Maziau, directeur général d’Engen Réunion : « Nous avons lancé un programme de fidélité développé par une startup locale, Geko Invest. Sept jeunes diplômés du numérique ont conçu ce programme innovant qui rencontre beaucoup de succès. C’est une initiative d’Engen Réunion pour promouvoir l’économie et des compétences locales. »
 

 

UNE AIDE AUX STARTUPS LOCALES

Il en est de même pour les grands groupes. En France et au Danemark, le détail de leurs performances en RSE doit figurer dans le rapport d’activité des groupes cotés en bourse. Néanmoins, la déclinaison locale de leurs engagements dépend, le plus souvent, de la volonté des directeurs généraux des différentes filiales. À La Réunion, le pétrolier français Total participe à une nouvelle opération de soutien aux startups, le Challenge « Startupper de l’année par Total ». « C’est une opération qui se déroule simultanément dans 34 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et qui vise à donner un coup de pouce à de jeunes entrepreneurs, commente Létitia Fraysse, présidente de Total Réunion. La démarche RSE est un sujet qui nous tient à cœur, qui est importante pour le groupe Total et qui permet de participer à la vie de la cité. » Ce concours a pour vocation d’identifier, de primer et d’accompagner les meilleurs projets de création ou de développement d’entreprises de moins de deux ans. Les projets lauréats recevront le label « Startupper de l’année 2016 par Total » ainsi qu’une aide financière et un accompagnement de la part de Total Réunion. « Nous espérons le dépôt d’une cinquantaine de dossiers à La Réunion, qui feront l’objet d’une présélection en fonction de leur capacité à créer de l’emploi, à se substituer aux importations et à favoriser le développement durable », précise Létitia Fraysse. Dix dossiers, au maximum, seront ainsi retenus pour la compétition finale. Les trois lauréats se partageront 40 000 euros de prix, dont un premier prix de 20 000 euros. Ils bénéficieront d’une promotion à travers le réseau des 36 stations-service Total de l’île, par voie d’affichage et sur leurs supports de communication numérique. Total Réunion déploie également une deuxième initiative en faveur de la promotion professionnelle de jeunes diplômés. « Il s’agit d’un contrat par lequel Total Réunion embauche de jeunes diplômés réunionnais, qui ont suivis des études sur l’île ou en Métropole, dans le cadre d’un premier contrat à durée déterminée de six mois, commente Létitia Fraysse. À l’appui d’un bilan de compétences, après une phase d’évaluation, Total leur propose un contrat d’un an dans un autre pays de la zone africaine. » Ce Programme Jeunes Diplômés a déjà permis de recruter un Réunionnais et deux autres sont en cours de recrutement. 
 

Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de l’économie de Nexa : « Nous formons le projet d’une plateforme d’accompagnement, une action collective associant la CCIR (Chambre de commerce et d’industrie) et la CMA (Chambre des métiers et de l’artisanat), pour accompagner davantage la gestion et la structuration de la démarche RSE au sein des entreprises. »
Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de l’économie de Nexa : « Nous formons le projet d’une plateforme d’accompagnement, une action collective associant la CCIR (Chambre de commerce et d’industrie) et la CMA (Chambre des métiers et de l’artisanat), pour accompagner davantage la gestion et la structuration de la démarche RSE au sein des entreprises. » 
 

 

UNE STATION-SERVICE ENVIRONNEMENTALE

Le pétrolier sud-africain Engen, qui s’est implanté à La Réunion en 2010, gère 34 stations-service dans l’île. Cette filiale du groupe malaisien Petronas investit beaucoup dans la RSE en Afrique du Sud. « Nous essayons de faire de même à La Réunion, annonce Hervé Maziau, directeur général d’Engen Réunion. Nous avons lancé un programme de fidélité développé par une startup locale, Geko Invest. Sept jeunes diplômés du numérique ont conçu ce programme innovant qui rencontre beaucoup de succès. C’est une initiative d’Engen Réunion pour promouvoir l’économie et des compétences locales. » Engen s’investit aussi dans le développement durable et projette d’ouvrir, à Sainte-Marie, la première station-service de l’île conçue pour le développement durable. « C’est un projet de station-service entièrement en bois, sans climatisation, avec une ventilation traversante, la récupération d’eau de pluie et l’arrosage d’importants espaces verts pour rafraîchir l’atmosphère de la station. » Les fournisseurs d’énergie sont des « obligés », qui doivent financer des opérations d’économie d’énergie sur leur patrimoine ou sur des bâtiments appartenant, le plus souvent, à leurs clients. « Le dispositif est national, mais nous avons choisi des investissements dans l’économie locale en remettant une subvention de 123 000 euros, en certificats d’économie d’énergie, à l’entreprise Logistisud, et une deuxième convention est déjà signée, ainsi qu’avec une autre entreprise locale », révèle Hervé Maziau.  

Régis Siounandan, directeur adjoint de Réunion Active : « C’est le domaine de l’économie sociale et solidaire qui est le plus générateur d’emplois, surtout en présence d’une dynamique en développement durable et en insertion. Un projet crée en moyenne dix emplois, contre 1,6 emploi lors d’une création d’activité traditionnelle. »
Régis Siounandan, directeur adjoint de Réunion Active : « C’est le domaine de l’économie sociale et solidaire qui est le plus générateur d’emplois, surtout en présence d’une dynamique en développement durable et en insertion. Un projet crée en moyenne dix emplois, contre 1,6 emploi lors d’une création d’activité traditionnelle. »
 

HAUSSE DES INVESTISSEMENTS SOCIALEMENT RESPONSABLES 

Beaucoup d’initiatives de chefs d’entreprise en faveur d’une économie responsable se font hors du cadre des démarches de certification ou de labellisation. « Nous avons donc du mal à détecter et à valoriser certaines initiatives très concrètes, relevant de la RSE », observe Fabrice Doublet. 
« Il est important de communiquer sur ce que font les entreprises et pas seulement dans le cadre d’un label, avise Taïna Trochon, gérante de 2T Solutions Durables. Les petites entreprises font aussi beaucoup de choses sans penser à les associer à une démarche en RSE. Il faut donc leur apporter des idées et, surtout, des méthodes. Il y a là un intérêt économique pour les entreprises car il y a toujours un retour économique à la mise en œuvre de bonnes pratiques. De plus en plus d’investisseurs ne regardent pas seulement les chiffres, mais la stratégie globale des entreprises. Les fonds d’investissement en ISR (Investissement socialement responsable - Ndlr), rares il y a quinze ans, se développent fortement et certains investisseurs se désengagent même de certaines activités pour des raisons sociétales. » Le travail en commun des organismes professionnels et des pouvoirs publics pour l’accompagnement de tous types d’entreprises, dans leurs initiatives sociétales, est donc particulièrement important. 
 

Christophe Feing-Thiaw-Yan, titulaire d’un master en économie : « Mon mémoire de fin d’études a été réalisé pour la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement à partir d’un questionnaire envoyé à 12 000 entreprises réunionnaises. Il a généré 180 retours qui montrent que les chefs d’entreprise s’intéressent à la RSE sans très bien en connaître le concept. »
Christophe Feing-Thiaw-Yan, titulaire d’un master en économie : « Mon mémoire de fin d’études a été réalisé pour la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement à partir d’un questionnaire envoyé à 12 000 entreprises réunionnaises. Il a généré 180 retours qui montrent que les chefs d’entreprise s’intéressent à la RSE sans très bien en connaître le concept. »

 


L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE GÉNÈRE DES EMPLOIS

En collaboration avec le MEDEF (Mouvement des entreprises de France) et la CGPME (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises), Christophe Feing-Thiaw-Yan, jeune titulaire d’un master en économie, spécialisé en développement durable du territoire, a réalisé un inventaire des initiatives en RSE à La Réunion. « Ce mémoire de fin d’études a été réalisé pour la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement à partir d’un questionnaire envoyé à 12 000 entreprises réunionnaises, précise Christophe Feing-Thiaw-Yan. Il a généré 180 retours qui montrent que les chefs d’entreprise s’intéressent à la RSE sans très bien en connaître le concept. Ils sont sensibles au fait que La Réunion est une île, avec des ressources limitées, et à l’importance de leur ancrage territorial, social et environnemental. On observe beaucoup d’actions isolées et il me paraît important de pouvoir créer du lien entre ces actions. » L’association Réunion Active, financeur solidaire pour l’emploi, qui fait partie du réseau France Active, apporte des solutions de financement pour faciliter l’accès à l’emprunt bancaire. « C’est le domaine de l’économie sociale et solidaire qui est le plus générateur d’emplois, surtout en présence d’une dynamique en développement durable et en insertion. Un projet crée en moyenne dix emplois, contre 1,6 emploi lors d’une création d’activité traditionnelle », informe Régis Siounandan, directeur adjoint de Réunion Active. La collaboration d’une entreprise avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire peut aussi relever d’une démarche en RSE. On a pu le constater, par exemple, avec l’investissement d’un groupe réunionnais dans une filière de recyclage et de réutilisation de matériel informatique, à travers sa filiale Interval, en collaboration avec le monde associatif.  


LE MÉCÉNAT D’ENTREPRISE OUVRE DROIT À UN CRÉDIT D’IMPÔT

Un autre aspect qui touche à la RSE est le mécénat d’entreprise. « Certaines entreprises font du sponsoring qui est une façon de soutenir des activités sociales. Elles peuvent aussi pratiquer le mécénat d’entreprise qui ouvre droit à un crédit d’impôt égal à 60% de la dépense engagée, applicable sur cinq ans, informe Serge Juillard, chargé de développement pour Médecins Sans Frontières à La Réunion. Il est important de savoir que le mécénat peut être pratiqué au moyen de dons en nature. En mettant à disposition des locaux, par exemple, ou de la capacité logistique. Lors d’une baisse d’activité, une entreprise peut aussi proposer à des salariés de travailler pour une banque alimentaire ou une autre activité reconnue pour l’application d’un mécénat d’entreprise et n’avoir à sa charge que 40% des salaires impliqués. » 
À La Réunion, cependant, 54% des entrepreneurs sondés par Nexa déclarent qu’ils ne souhaitent pas s’engager dans une démarche RSE, principalement par méconnaissance des coûts afférents, autant que du concept. « Avec notre projet de plateforme mutualisée d’accompagnent des initiatives en RSE, nous pensons, à travers des groupes de pratique et d’échanges, parvenir à sensibiliser les entrepreneurs, pour que cela devienne aussi pour eux un levier stratégique de développement », commente Philippe Holstein, chargé de l’intelligence territoriale chez Nexa.  
 

CSR ou RSE : un concept qui remonte à cinquante ans
Stocklib/Dusit Panyakhom
Stocklib/Dusit Panyakhom

Le concept de RSE est apparu dans les années 50 aux États-Unis dans la littérature consacrée aux entreprises sous le nom de Corporate Social Responsibility. Par la suite il fait l’objet d’une élaboration théorique par des chercheurs francophones qui traduisent le terme en « Responsabilité sociale des entreprises ». En 2002, le sommet de la Terre de Johannesburg met cette notion sur le devant de la scène et, l’année suivante, la Commission européenne publie une définition : il s’agit d’un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». En 2006 l’AFNOR, membre de l’Organisme international de normalisation, signe la Norme ISO 26000 et décide de changer la traduction de Corporate Social Responsibility en « Responsabilité sociétale de l’entreprise ». Des experts d’une dizaine de pays francophones ont jugé le terme plus adapté pour en refléter toutes les dimensions. Selon eux, ne parler que de responsabilité sociale en réduirait la portée. Ce qui est social est relatif aux rapports entre un individu et les autres membres de la collectivité. Au cœur du social se trouvent les relations humaines. Le mot sociétal fait quant à lui référence aux différents aspects de la vie sociale des individus en ce qu’ils constituent une société (Larousse). En 2010, le ministère français de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable choisit d’adopter le terme de responsabilité sociétale. Leur définition explique que la RSE permet d’associer la logique économique, la responsabilité sociale et l’éco-responsabilité. Un an plus tard, la Commission européenne revoit non pas le terme qu’elle emploie mais la définition, la RSE se résumant alors à « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Cette nouvelle définition modernise le concept, en retirant la notion de volontariat, de nombreuses règlementations, normes et labels étant apparus (le Pacte mondial, la norme ISO 26000, le Label responsabilité sociale, la Global Reporting Initiative, etc.). Elle a également pour but de l’harmoniser avec les principes et orientations reconnus au niveau international. Les deux termes sont aujourd’hui encore utilisés. Source : http://www.kurtsalmon.com
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