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Réunion

Les professionnels du « Green Building » veulent s’affirmer et s’ouvrir à l’international

5 oct 2014 | PAR Alain Foulon | N°288
Le Tecomas Business Forum est organisé chaque mois par L’Eco austral en partenariat avec Nexa, l’agence de développement de La Réunion. Il se veut un « think tank » à même d’analyser un secteur économique et d’émettre des propositions. - IPR
Le secteur de la construction durable et de la maîtrise de l'énergie ne manque pas de savoir-faire et de projets innovants à La Réunion et pourrait monter en puissance à condition de jouer groupé.

Le problème d’un département d’Outre-mer comme La Réunion, c’est de dépendre trop souvent de décideurs parisiens coupés de la réalité insulaire et qui ont parfois d’autres priorités. D’où des temps de réaction souvent trop longs. C’est justement le problème que rencontre le secteur du « Green Building », terme anglais qui déplaira sans doute aux militants de la francophonie mais qui définit assez bien la direction prise par certains professionnels du bâtiment, sans compter qu’il ouvre La Réunion sur l’international. Construire vert (et durable), c’est prendre en compte l’environnement dans tous les sens du terme, à commencer par la réduction des nuisances d’un chantier, dont les déchets qui en résultent. Cela consiste à atteindre les meilleurs niveaux d’isolation acoustique et thermique et à économiser au maximum l’énergie, jusqu’à atteindre l’autonomie complète, comme dans le projet d’éco-logis de l’architecte réunionnais Denis Dupy (lire notre encadré à ce sujet).
L’architecte Denis Dupuy a développé un « éco-logis » entièrement autonome dans sa consommation d’énergie et le traitement de ses déchets. Un projet qui a vocation à s’exporter. - IPR

L’architecte Denis Dupuy a développé un « éco-logis » entièrement autonome dans sa consommation d’énergie et le traitement de ses déchets. Un projet qui a vocation à s’exporter.

Le prolongement naturel du « Green Building », c’est aussi l’usage qu’on en fait et l’on parle désormais d’un véritable « management de l’énergie ».

UN BOUILLONNEMENT EN RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT

La Réunion a atteint aujourd’hui un très bon niveau d’expertise dans le « Green Building » et certaines de ses entreprises commencent à vendre leurs prestations à l’extérieur de l’île. On peut même parler d’un bouillonnement en matière de recherche & développement et d’innovation, mais qui butte souvent sur un cadre réglementaire, en particulier pour les normes, fixé par Paris qui, comme chacun sait, n’a rien d’une île tropicale. Cela n’empêche pas les professionnels et les organismes concernés de travailler sur le sujet. Ainsi, Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de Nexa, l’agence de développement, annonce la sortie imminente d’une étude sur la faisabilité des bancs d’essai, les nouveaux matériaux destinés à l’isolation et à l’étanchéité. Cette étude devait être mise en ligne sur le site Internet de Nexa vers la mi-juillet.
Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de Nexa, l’agence de développement, annonce la sortie imminente d’une étude sur la faisabilité des bancs d’essai, les nouveaux matériaux destinés à l’isolation et à l’étanchéité. Cette étude devait être mise en ligne sur le site Internet de Nexa vers la mi-juillet. - IPR

Frédéric Lorion, responsable de l’Observatoire de Nexa, l’agence de développement, annonce la sortie imminente d’une étude sur la faisabilité des bancs d’essai, les nouveaux matériaux destinés à l’isolation et à l’étanchéité. Cette étude devait être mise en ligne sur le site Internet de Nexa vers la mi-juillet.

En matière d’innovation et de labellisation, La Réunion dispose déjà d’une expérience non négligeable. Son label Géocert (1), sur la résistances de matériaux aux conditions climatiques locales, a même connu son heure de gloire dans les années 2000. « Il faudrait le remettre sur le devant de la scène », déclare Stéphane Brossard, dirigeant d’Eiffage à La Réunion, mais qui représente au forum l’ACERBAT (2), Association pour la certification des entreprises réunionnaises du bâtiment, mise en place par les professionnels. « Pour la RTAA DOM (3), nous avons demandé d’être acteurs et pas seulement suiveurs », ajoute Stéphane Brossard.
Stéphane Brossard, représentant d’ACERBAT (Association pour la certification des entreprises réunionnaises du bâtiment) : « Pour la RTAA DOM, nous avons demandé d’être acteurs et pas seulement suiveurs. » - IPR

Stéphane Brossard, représentant d’ACERBAT (Association pour la certification des entreprises réunionnaises du bâtiment) : « Pour la RTAA DOM, nous avons demandé d’être acteurs et pas seulement suiveurs. »

Le CIRBAT (4), Centre d’innovation et de recherche du bâti tropical, géré par la Chambre des métiers et de l’artisanat, témoigne également d’une activité débordante. « Nous avons un laboratoire qui travaille sur le vieillissement des matériaux, explique son responsable Jérôme Vuillemin. Nous travaillons aussi sur les termites et sur l’humidité. »
Jérôme Vuillemin, responsable du CIRBAT (Centre d’innovation et de recherche du bâti tropical), géré par la Chambre des métiers et de l’artisanat : « Nous avons un laboratoire qui travaille sur le vieillissement des matériaux. Nous travaillons aussi sur les termites et sur l’humidité. » - IPR

Jérôme Vuillemin, responsable du CIRBAT (Centre d’innovation et de recherche du bâti tropical), géré par la Chambre des métiers et de l’artisanat : « Nous avons un laboratoire qui travaille sur le vieillissement des matériaux. Nous travaillons aussi sur les termites et sur l’humidité. »

Le CIRBAT travaille de concert avec le laboratoire de l’université, Piment, et fait intervenir des étudiants doctorants. On lui doit la normalisation du cryptoméria comme matériau de construction. Un bonne nouvelle pour ce bois très répandu dans l’île et dont on ne faisait pas grand chose. Un autre chantier se profile à l’horizon, celui de la reconnaissance du bambou pour lequel il n’existe pas de norme. Le travail se mène cette fois à l’échelle européenne.
La recherche se porte bien, merci pour elle ! Mais il y a aussi des entrepreneurs qui s’engagent dans la mise en œuvre de nouveaux matériaux. Henri Clervil en fait partie depuis de nombreuses années avec Haclave OI et il a développé des parements à base de scories de volcan. Il obtient aujourd’hui des résultats trois fois supérieurs aux critères d’isolation imposés par la RTAA DOM.
Henri Clervil a développé avec Haclave OI des parements à base de scories de volcan. Il obtient aujourd’hui des résultats trois fois supérieurs aux critères d’isolation imposés par la RTAA DOM. - IPR

Henri Clervil a développé avec Haclave OI des parements à base de scories de volcan. Il obtient aujourd’hui des résultats trois fois supérieurs aux critères d’isolation imposés par la RTAA DOM. - IPR

Mais il n’avait pu jusqu’alors passer au stade industriel, indispensable pour intéresser les grands promoteurs de logements. L’entrée dans son capital, en position majoritaire, de Ravate et de Nexa devrait lui permettre de passer à cette étape mi-2015. Le prix à payer pour enfin émerger et s’ouvrir des marchés importants.  
Yannick Bourgeois, pour sa part, a lancé en janvier 2014 son entreprise « Case Container habitat écologique ». Un concept très simple qui consiste à racheter auprès des compagnies maritimes des conteneurs réformés et à les utiliser pour en faire des habitations. On se passe donc du béton, mais on ajoute tous les matériaux nécessaires, dont la cellulose, pour satisfaire aux normes d’isolation thermique et acoustique de la RTAA DOM.
Yannick Bourgeois a lancé en janvier 2014 son entreprise « Case Container habitat écologique ». Un concept très simple qui consiste à racheter auprès des compagnies maritimes des conteneurs réformés et à les utiliser pour en faire des habitations. - IPR

Yannick Bourgeois a lancé en janvier 2014 son entreprise « Case Container habitat écologique ». Un concept très simple qui consiste à racheter auprès des compagnies maritimes des conteneurs réformés et à les utiliser pour en faire des habitations.

NE PAS NÉGLIGER LE MANAGEMENT DE L’ÉNERGIE

Bruno Dubois, dirigeant de Bourbon Plastiques Bâtiment, désormais une filiale de la CILAM, se penche plus particulièrement sur l’isolation et préside même le Syndicat des professionnels de l’isolation (SPI). « Nous voulons nous démarquer des dérouleurs de laine de verre, dit-il à propos de son syndicat. Nous n’avons encore qu’une douzaine d’adhérents mais qui représentent la moitié des surfaces isolées de La Réunion. » Une professionnalisation qui vise à dégager de la valeur ajoutée et occupe évidemment une place centrale dans le « Green Building ».
Bruno Dubois, dirigeant de Bourbon Plastiques Bâtiment, filiale de la CILAM, préside le Syndicat des professionnels de l’isolation (SPI) : « Nous voulons nous démarquer des dérouleurs de laine de verre… Nous n’avons encore qu’une douzaine d’adhérents mais qui représentent la moitié des surfaces isolées de La Réunion. » - IPR

Bruno Dubois, dirigeant de Bourbon Plastiques Bâtiment, filiale de la CILAM, préside le Syndicat des professionnels de l’isolation (SPI) : « Nous voulons nous démarquer des dérouleurs de laine de verre… Nous n’avons encore qu’une douzaine d’adhérents mais qui représentent la moitié des surfaces isolées de La Réunion. »

Et il ne s’agit pas de se focaliser sur la seule isolation thermique. « Les gens qui occupent des bâtiments en HQE (haute qualité environnementale – Ndlr), censés les dispenser de climatiseurs grâce à une bonne ventilation, sont souvent excédés par le bruit », remarque Gaston Bigey, directeur de Nexa.
Gaston Bigey, directeur général de Nexa : « Les gens qui occupent des bâtiments en HQE (Haute qualité environnementale – Ndlr), censés les dispenser de climatiseurs grâce à une bonne ventilation, sont souvent excédés par le bruit. » - IPR

Gaston Bigey, directeur général de Nexa : « Les gens qui occupent des bâtiments en HQE (Haute qualité environnementale – Ndlr), censés les dispenser de climatiseurs grâce à une bonne ventilation, sont souvent excédés par le bruit. »

« C’est vrai, reconnaît l’architecte Denis Dupuy, mais on a tendance à nous demander, à nous, les maîtres d’œuvre, la quadrature du cercle. »
Ainsi, la fin du climatiseur n’est peut-être pas pour demain. Mais le SWAC (climatisation par eau de mer de grande profondeur) pourrait apporter la réponse à ce dilemme. Le gros projet conduit par GDF-Suez dans le nord de La Réunion, à hauteur de 150 millions d’euros d’investissements, devrait être une référence en la matière. « Le SWAC permet une économie d’électricité de 75%, précise Éric Bassac, responsable du projet, et surtout il peut générer une multitudes d’activités en pisciculture, aquaculture, pharmacologie et cosmétologie. À Hawaï, une trentaine de PME ont pu ainsi émerger et elles génèrent 800 millions de dollars de chiffre d’affaires. » Au lieu de rejeter l’eau puisée en profondeur pour climatiser, il s’agit d’en tirer des ressources. On se projette dès lors bien loin du Green Building, mais ce potentiel mérite d’être souligné.
Éric Bassac de GDF-Suez : « Le SWAC permet une économie d’électricité de 75% et, surtout, il peut générer une multitude d’activités en pisciculture, aquaculture, pharmacologie et cosmétologie. À Hawaï, une trentaine de PME ont pu ainsi émerger et elles génèrent 800 millions de dollars de chiffre d’affaires. » - IPR

Éric Bassac de GDF-Suez : « Le SWAC permet une économie d’électricité de 75% et, surtout, il peut générer une multitude d’activités en pisciculture, aquaculture, pharmacologie et cosmétologie. À Hawaï, une trentaine de PME ont pu ainsi émerger et elles génèrent 800 millions de dollars de chiffre d’affaires. »

La recherche, l’innovation et l’expérimentation ont atteint des niveaux remarquables à La Réunion, mais il ne faut pas négliger pour autant les pratiques. Plus précisément le management de l’énergie. « C’est la norme Iso 50001 », précise Dominique Vienne qui avec TEEO, l’une de ses entreprises, se positionne sur ce segment de marché. Une entreprise qui, en gestion de l’énergie dans les bâtiments, exporte son savoir-faire en France métropolitaine et en Suisse. « Le label HQE n’est pas une fin en soi. Il faut construire avec bon sens, certes, mais il faut aussi mettre de la mesure en continu… La difficulté, en général, c’est de savoir piloter l’usage. »
Dominique Vienne : avec son entreprise TEEO, il se positionne sur le management de l’énergie. « C’est la norme Iso 50001 ». Et pour l’export, il prône les grappes d’entreprises. - IPR

Dominique Vienne : avec son entreprise TEEO, il se positionne sur le management de l’énergie. « C’est la norme Iso 50001 ». Et pour l’export, il prône les grappes d’entreprises.

En la matière, la Région Réunion, qui gère quelque 800 000 mètres carrés de bâtiments (lycées, musées, centres sportifs…), a réalisé un diagnostic de l’ensemble de ses lycées. « Il y a une grande marge de manœuvre dans l’usage et cela ne coûte pas cher », explique Brigitte Lamy, architecte en charge des bâtiments de la Région Réunion.
Brigitte Lamy, architecte en charge des bâtiments de la Région Réunion : « En matière d’économie d’énergie, il y a une grande marge de manœuvre dans l’usage des bâtiments et cela ne coûte pas cher. » - IPR

Brigitte Lamy, architecte en charge des bâtiments de la Région Réunion : « En matière d’économie d’énergie, il y a une grande marge de manœuvre dans l’usage des bâtiments et cela ne coûte pas cher. »

Fabrice Vandomel, fondateur et dirigeant de Be Green Engineering, est bien d’accord. « Le suivi de la performance énergétique est très important. On a trop tendance à se focaliser sur des objectifs de moyens et pas assez sur des objectifs de maintenance, au contraire des Anglo-saxons… Il faut être capable de donner un bilan mensuel d’un bâtiment. »
Fabrice Vandomel, fondateur et dirigeant de Be Green Engineering : « Le suivi de la performance énergétique est très important. On a trop tendance à se focaliser sur des objectifs de moyens et pas assez sur des objectifs de maintenance, au contraire des Anglo-saxons… Il faut être capable de donner un bilan mensuel d’un bâtiment. » - IPR

Fabrice Vandomel, fondateur et dirigeant de Be Green Engineering : « Le suivi de la performance énergétique est très important. On a trop tendance à se focaliser sur des objectifs de moyens et pas assez sur des objectifs de maintenance, au contraire des Anglo-saxons… Il faut être capable de donner un bilan mensuel d’un bâtiment. »

EN MATIÈRE DE NORMES, TOUT SE DÉCIDE À PARIS

Cela n’empêche pas la rénovation de bâtiments afin de les rendre plus économes. Il suffit parfois de peu de choses. « Dans le cas de la médiathèque du Port, explique Fabrice Vandomel, avant d’adopter une nouvelle climatisation, l’isolation du bâtiment a été revue, et cela a permis des économies importantes.
Une démarche vertueuse qui manque de reconnaissance car, en matière de normes, tout se décide à Paris. « Il n’existe pas de CSTB (5) DOM », souligne le patron de Be Green Engineering. « La Réunion peut faire des propositions spécifiques, ajoute Stéphane Brossard, mais les délais de réaction sont très longs. La RTAA DOM, ce n’est que l’habitat et le reste ne suivra qu’en 2017. Et il faudra se pencher sur la question de l’assurance et des bureaux de contrôle. »
« Une certification locale serait déterminante », ajoute Frédéric Lorion.
« Il y a le PCET (Plan climat énergie territoire) qui concerne tous les citoyens, explique Dominique Vienne. Et il est possible d’y apporter des mesures… Nous devons aussi être inventifs sur les sources de financement du « vert », que ce soit pour la construction ou pour la rénovation. »
En attendant, le savoir-faire réunionnais commence à s’exporter comme en témoigne Be Green Engineering qui a pu réaliser à Tananarive le nouveau siège du groupe Socota et va maintenant s’attaquer à son complexe industriel d’Antsirabe. Cette entreprise spécialisée dans le Green Building a aussi des perspectives en Afrique du Sud et en Chine. Fabrice Vandomel considère que pour s’ouvrir à l’international, les entreprises réunionnaises auraient intérêt à ne pas se limiter aux normes françaises et à s’intéresser à la norme américaine LEED (6) qui « ouvre l’accès à une base de données sur les matériaux et les performances énergétiques ». « Il faut aussi s’intéresser à Green Star, une certification australienne qui a été adoptée par l’Afrique du Sud. »
Cette ouverture internationale n’est pas toujours évidente pour des entreprises qui demeurent de petite taille. « La solution, c’est le cluster, je préfère d’ailleurs parler de grappe d’entreprises », souligne Dominique Vienne. Une bonne idée, à laquelle adhère Frédéric Lorion qui suit le secteur de près. Une idée qui ne pourra fonctionner que si les professionnels réunionnais jouent groupé.

(1) Géocert : Au-delà du respect de la règlementation et notamment de la DPC (Directive produits de la construction), le produit attributaire de Géocert prouve son adaptation aux contraintes de l’environnement tropical et notamment aux UV, aux vents cycloniques, à un taux d'humidité élevé et aux précipitations et aux termites.  
(2) ACERBAT : L’Association pour la certification des entreprises réunionnaises du bâtiment est une structure issue du programme d’action du contrat de filière. Fondée en 2010 par les partenaires locaux ADIR, CMAR, CERBTP, elle est positionnée comme un organisme d’évaluation de la conformité des produits et services du bâtiment en milieu tropical auprès des organismes de certification locaux et nationaux.
(3) RTAA DOM : La Réglementation thermique, acoustique et aération comprend trois volets spécifiques aux départements d’Outre-mer.
(4) CIRBAT : Le Centre d’innovation et de recherche du bâti tropical a pour objectif d’inciter et d’accompagner les entreprises dans leurs projets d’innovation.
(5) CSTB : Le Centre scientifique et technique du bâtiment a pour mission de rassembler, développer et partager avec les acteurs de la construction les connaissances scientifiques et techniques déterminantes pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments et de leur environnement.
(6) LEED : Le Leadership in Energy and Environmental Design est un système nord-américain de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale créé par le US Green Building Council en 1998, semblable à la Haute qualité environnementale en France. Un bâtiment peut atteindre quatre niveaux : certifié, argent, or ou platine.

L’éco-logis de Denis Dupuy et Michel Barrault
E?co-logis Dupuy.docx 

« C'est un habitat que nous avons imaginé pour être implanté dans les pays émergents de la région océan Indien qui ne disposent pas toujours de facilités d'assainissement, d'eau ou d'électricité », explique Denis Dupuy. Le module conçu présente 100 mètres carrés de surface hors œuvre nette et devrait être commercialisé à La Réunion au prix de 190 000 euros hors taxes, équipé de panneaux solaires, d'une éolienne et d'une installation de méthanisation produisant du gaz de cuisine. L'éolienne à axe vertical, conçue pour les cyclones, et l'unité de méthanisation sont une initiative de Michel Barrault, président de l'association Robin des Mers.
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Les professionnels du « Green Building » veulent s’affirmer et s’ouvrir à l’international

Le problème d’un département d’Outre-mer comme La Réunion, c’est de dépendre trop souvent de décideurs parisiens coupés de la réalité insulaire et qui ont parfois d’autres priorités. D’où des temps de réaction souvent trop longs. C’est justement le problème que rencontre le secteur du « Green Building », terme anglais qui déplaira sans doute aux militants de la francop...