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Océan Indien

Les TAAF reconnues comme sanctuaire intouchable par l’UNESCO

1 oct 2019 | PAR La rédaction | N°344
Les terres et mers australes françaises hébergent plus de 50 millions d’oiseaux issus de 47 espèces, dont certaines uniques au monde. © CNOI

Début juillet, les 21 états membres du Comité du patrimoine mondial ont décidé à l’unanimité d’inscrire les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (Unesco). Le communiqué rédigé par le Comité du patrimoine mondial à l’issue des débats précise : « Les Terres et mers australes englobent les plus grandes des rares terres émergées du sud de l’océan Indien : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam ainsi que 60 petits îlots situés dans la zone subantarctique. Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, ces îles sont des vitrines extrêmement préservées de l’évolution biologique et constituent un territoire unique pour la recherche scientifique. » Cette « oasis » au cœur de l’océan austral, qui couvre une superficie de plus de 67 millions d’hectares, abrite l’une des plus fortes concentrations d’oiseaux et de mammifères marins au monde ; on y trouve notamment la plus grande population de manchots royaux et d’albatros à bec jaune au monde.  Pour Ségolène Royal, ambassadrice des pôles, présente au nom de la France durant cette décision, « c’est un grand bonheur et un signal très fort pour la préservation de la biodiversité et un coup de projecteur sur un des derniers espaces de naturalité du monde ». Les terres australes et antarctiques françaises constituent un territoire d’Outre-mer de la France créé par une loi du 6 août 1955. Ce territoire comprend actuellement cinq districts : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, les îles Éparses de l’océan Indien, les îles Saint-Paul et Nouvelle-Amsterdam et la Terre-Adélie. 
Avec cette décision, la souveraineté française contestée sur certaines îles par des États riverains (*) est un peu plus confirmée. La souveraineté française s’exerce en effet dans le contexte du traité sur l’Antarctique signé à Washington en 1959 qui établit un « gel » des prétentions territoriales et affirme la liberté de la recherche scientifique sur tout le continent. La souveraineté de la France doit donc être compatible avec les exigences de ce traité (complété en 1991 par le protocole de Madrid sur la protection de l’environnement qui fait des TAAF une « réserve naturelle consacrée à la paix et  à la science ».)

(*) Lire notre article sur le sujet dans notre édition du mois d’août.

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