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Réunion

Liquidation des principales sociétés d’Armand Apavou qui se développe à Maurice

1 sep 2018 | PAR La rédaction | N°332
La maquette en 3D de la Green City qu’Armand Apavou veut réaliser à Maurice, au cœur de la cybercité d’Ebène. DR

La cour d’appel de Saint-Denis, à La Réunion, a confirmé le 22 août la liquidation des principales sociétés du groupe Apavou en raison d’un passif évalué à plus de 130 millions d’euros. La cour d’appel a rejeté la proposition de CDC Habitat de mettre 130 millions d’euros sur la table pour acquérir les 2 500 logements que détient le groupe à La Réunion. Les liquidateurs ont bon espoir d’en tirer beaucoup plus, sans parler des hôtels, en les vendant séparément ou par compartiments, même s’il faudra remettre en état le parc locatif. Il est vrai que, compte tenu du prix de l’immobilier à La Réunion, et même en tablant sur une hypothèse très basse, à 80 000 euros l’appartement, on arrive à 200 millions d’euros. C’est d’ailleurs ce parc locatif et les murs de ses hôtels qui faisaient figurer Armand Apavou dans le classement des 500 premières fortunes professionnelles de France, établi par l’hebdomadaire Challenges. Dans le classement publié en 2018, qui ne prend pas en compte les biens personnels, Armand Apavou figurait encore à la 341e place avec une fortune professionnelle évaluée à 250 millions d’euros. Mais depuis son entrée dans le classement en 2012, le montant de sa fortune n’avait cessé de baisser et nul doute qu’il devrait en sortir. À moins que Maurice ne lui permette de rebondir. Pa-radoxalement, en effet, alors que son groupe est en voie de disparition à La Réunion, Armand Apavou poursuit son développement dans l’île voisine. Après avoir dû se séparer de ses hôtels mauriciens à la demande de ses créanciers, en particulier les banques, il a relancé ses activités et a pu réaliser un centre commercial de 17 000 m2, à Rose Belle, dans le sud de l’île. Le Plaisance Shopping Village, qui a ouvert ses portes fin avril, représenterait un investissement de 15 millions d’euros. Et l’homme d’affaires réunionnais travaille sur d’autre projets, beaucoup plus ambitieux, comme celui d’une Green City qui s’édifiera par étapes au cœur de la cybercité d’Ebène. L'immeuble Le Cube et ses 12 000 m2 de bureaux n'est que le premier d'un complexe de plusieurs bâtiments construits autour d'un patio vert. La construction d’un deuxième immeuble identique a commencé, en attendant des immeubles d’habitations proposées à la vente en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement), un hôtel franchisé et une résidence hôtelière. Le tout sur 6 hectares qu’Armand Apavou, qui a la nationalité mauricienne, avait acquis il y a une quinzaine d’années et qui formeront une petite ville avec crêche, salle de sport, commerces divers et 800 places de parking. 
Last but not the least, le groupe Apavou indique aussi avoir dans ses tiroirs un projet de Smart City sur 60 hectares, à Pointe aux sables, à la sortie ouest de Port Louis. Après avoir chuté lourdement à La Réunion, Armand Apavou va peut-être bien rebondir à Maurice et prendre sa revanche. 


Âgé de 79 ans, l’entrepreneur réunionnais, qui a la nationalité mauricienne, pourrait rebondir à Maurice après avoir lourdement chuté à La Réunion.   DR

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