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Mado Duty Free conteste le choix de l'offre Servair-Lagardère pour gérer 1 200 m² de Duty-free à La Réunion-Roland-Garros

19 oct 2016 | PAR Philippe Stéphant
Hanif Ingar, directeur général de Mado Duty Free (à droite sur la photo), et Maître Jean-Michel Baloup, avocat à la Cour de Paris - Stéphant
Les travaux de modernisation de l’aéroport de La Réunion Roland-Garros vont permettre une importante extension de l’activité Duty-free.C’est le groupement formé par Servair (filiale de restauration d’Air France) et par Lagardère Travel Retail, sous le nom de SVRLS@LAREUNION, qui en assure l’exploitation depuis 2012, sous l’enseigne Aelia. La gestion de l’actuel Duty-free, dans la zone d’embarquement de l’aérogare, sur 180 m², a généré, en 2014, un chiffre d’affaires de 17,5 millions d’euros pour un bénéfice de 1,9 millions d’euros.
« Plusieurs espaces Duty-free pourront être créés, en zones sous-douane et hors-douane, pour constituer près de 1 200 m² de surfaces commerciales, ouvrant un potentiel de réalisation de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, informe Hanif Ingar, directeur général de la société DFS (Duty Free Services). »

DFS est propriétaire de l’enseigne Mado Duty Free, qui exploite les espaces dédiés de l’aéroport de Pierrefonds, à Saint-Pierre, et de l’aéroport de Mayotte. La société a déposé, le 10 octobre, un recours hiérarchique devant le Préfet de La Réunion, pour contester l’adjudication à SVRLS du marché du Duty-free pour une période de 10 ans, à partir de juillet 2017. La société ARRG (Aéroport de La Réunion-Roland-Garros), dont l’Etat est actionnaire à 60 %, a notifié son choix le 22 septembre, ayant étudié les offres de plusieurs soumissionnaires. Une note finale de 76 sur 100 a été attribuée à l’offre de SVRLS, l’offre de Mado Duty Free attirant 76 points, s’est classée deuxième. « La nature juridique de cette mise en concurrence est floue, 90 % de l’écart de la notation sont liés à des critères subjectifs, revendique DFS. » Mado Duty Free fait valoir le savoir-faire commercial du Groupe Mado, qui réalise près de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la parfumerie, l’habillement et le Duty-free, à La Réunion, à Maurice et en Inde. Et l’ancrage territorial de son offre qui inclut un partenariat avec une quinzaine d’entreprises réunionnaises pouvant ainsi se développer à l’export. Des industriels, tels que l’Effet Péi, Mascarin, Isautier, Chatel, Soleil Réunion et d’autres productions emblématiques de l’île telles que Galabé, Cosmétiques Cilaos, Océanor et Extraits de Bourbon.  
 

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