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Océan Indien

Manoj Vaghjee, gouverneur du district 9220 du Rotary : « nous, rotariens, voulons changer le monde ! »

1 juil 2018 | PAR Jean-Michel Durand | N°331
« Nous sommes 1,2 million de membres dans le monde, mais si nous voulons être encore plus efficaces, il faut qu’il y ait plus de rotariens ! », fait valoir Manoj Vaghjee. DR
Le district 9220 du Rotary International comprend Maurice, La Réunion, Madagascar, les Seychelles, les Comores, Mayotte et Djibouti. Alors qu’il vient de tenir sa conférence à Maurice, son gouverneur rappelle sa raison d’être.

L’Éco austral : En tant que gouverneur de cette région de l’océan Indien, pouvez-vous tout d’abord nous expliquer ce qu’est le Rotary ?
Manoj Vaghjee
: Depuis plus de 110 ans, le Rotary, qui est depuis son origine une association de professionnels, soutient les personnes et les organisations à « faire le bien dans le monde ». Cela passe par des projets d’alphabétisation, de soutien de la santé de la mère et de l’enfant, de développement de l’économie locale. Nous nous appuyons sur la multidisciplinarité des profils de nos membres. Notre objectif est d’avoir un impact réel dans la société à travers nos valeurs qui sont l’intégrité, la camaraderie et le service.

Quelles sont vos actions dans notre région ?
Tout récemment, à Maurice, le club de Rose-Belle a organisé une journée dédiée aux premiers secours avec la Croix-Rouge. Le club de Mahébourg a lancé une levée de fonds pour aider la petite Amy souffrant de leucémie pour un traitement à l’étranger. Celui de Gros Cailloux/Petite-Rivière a remis des denrées alimentaires à des familles sinistrées lors des inondations qui ont touché Maurice en début d’année. Le club de Curepipe a levé des fonds pour les sinistrés du cyclone Enawo qui a durement frappé Madagascar l’an dernier. Des clubs ont aussi construit des puits d’eau potable dans ce pays ou mis en terre des plantes endémiques dans le nord de l’île, pour sauvegarder la biodiversité.

Le Rotary, qui est le plus ancien club service au monde, semble traverser une crise de vocation. Ses effectifs stagnent à 1,2 million d’adhérents. Comment expliquez-vous cela et comment relancer l’engouement ?
Ces quinze dernières années, plus de deux millions d’hommes et de femmes ont rejoint le Rotary et presque autant en sont partis. N’oubliez pas que le Rotary ne recrute pas, les membres sont cooptés par leurs pairs. Effectivement, nous sommes 1,2 million de membres dans le monde, mais si nous voulons être encore plus efficaces, il faut qu’il y ait plus de rotariens ! Notre district, qui comprend Maurice, La Réunion, Madagascar, les Seychelles, les Comores, Mayotte et Djibouti, réunit 1 702 membres au 30 mai 2018. Seul on peut aller plus vite, mais ensemble nous pouvons aller plus loin ! Pour cela, une condition est essentielle : avoir envie !

Quel bilan pouvez-vous dresser de la conférence de votre district ?
Cette conférence, qui a attiré 500 rotariens et leurs conjoints venus des six pays de la région, a été un succès. Des séminaires de formation sur l’art de la prise de parole en public, sur savoir communiquer avec les médias, ou même le rôle des rotariens dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, ont été organisés. N’oubliez pas que nous sommes avant tout une association de professionnels. Des intervenants comme Thierry Watelet de France Télévisions, Gérard Lemoine, professeur itinérant dans plusieurs pays africains, et Jean-Marie d’Unienville, expert dans l’usage de la voix, étaient présents.

Un fervent de la culture bio
Né en 1964, Manoj Vaghjee a obtenu à Nantes une maîtrise en sciences appliquées à l’agroalimentaire puis un DEA (Bac+5) en science et technologie des productions végétales et alimentaires. Après s’être spécialisé aux Pays-Bas, il crée, en 2009, Forena, une entreprise engagée dans la production de fruits et légumes bio. Manoj rejoint le Rotary Club de Port-Louis Citadelle en 2000 et, très investi, en a assuré la présidence à deux reprises. 
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