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Marc Desmarais : « L’enseignement supérieur comme relais de croissance »

1 aoû 2017 | PAR Jacques Rombi | N°321
« Nous travaillons sur l’implantation de la première université de médecine Paris-Descartes avec des formations en médecine, pharmacie et infirmerie. Une implantation assez lourde, prévue vers 2020… » Jacques Rombi
Le directeur des ressources humaines du groupe Medine est aussi le Managing Director de son cluster Éducation. Il explique comment son groupe se positionne sur ce marché de l’enseignement supérieur où la concurrence est mondiale.

L’Eco austral : Votre « Knowledge hub » commence à étendre sa réputation au-delà des frontières du pays, voire de la région. Rappelez-nous son business model et son bilan après six ans d’activité ?
Marc Desmarais
: Notre philosophie repose sur la création et le développement d’un endroit unique dominé par l’excellence initiée grâce à un réseau d’écoles et d’universités qui s’implantent ici sur nos campus privés (*). Nous avons débuté avec l’ESSEC en décembre 2012, puis avec la représentation de Paris Descartes. Actuellement nous sommes en discussion avec l’université britannique du Middlesex qui doit s’implanter à Flic en Flac et porter ainsi le nombre total à 1 650 étudiants à la rentrée d’octobre prochain. Nous recherchons toujours nos partenaires en ciblant la qualité. L’idée à plus long terme est de faire de Maurice un vrai bassin de talents pour l’océan Indien et toute l’Afrique grâce à nos formations de haut niveau bilingues. Notre business model à moyen terme va porter sur une délocalisation progressive des formations vers Flic en Flac. Le site de Pierrefonds devenant, d’ici quatre à cinq ans, un incubateur avec la mise en place de l’ICSIA (International Campus for Substainable Innovation in Africa). Pour cela, il faut que les Institutions jouent le jeu et nous soutiennent. De notre côté, nous allons continuer à faire de ces campus des lieux uniques avec tout un écosystème mêlant enseignements supérieurs et cadre de vie adapté aux étudiants.

Avez-vous des chiffres sur l’employabilité locale des Mauriciens formés chez vous ? Et qui sont les étudiants étrangers qui viennent ici ? 
Notre expérience est trop récente pour donner de bons indicateurs car la plupart des étudiants chez nous n’ont pas terminé leurs cursus. Néanmoins, quand je vois l’exemple des étudiants de Supinfo, tous les diplômés ont trouvé un emploi à Maurice.
Concernant le groupe Medine, grâce à notre système de bourses, nous sommes liés par contrat avec ces étudiants boursiers. Mais nous devons rester vigilants et attractifs par rapport à nos concurrents. En tous cas, l’idée est d’éviter la fuite des cerveaux du pays. Concernant nos voisins de la région proche, Malgaches et Africains, ils profitent de formations adaptées aux besoins de leurs pays respectifs. C’est l’autre facette de notre philosophie : proposer des formations correspondant aux besoins de ces pays afin de leur fournir une alternative au recrutement d’expatriés.

Par rapport à ces besoins, quelles sont les nouvelles formations sur lesquelles vous planchez actuellement ?
Je peux annoncer le lancement d’ici deux ans d’un Master en pharmacie et produits génériques, des connaissances qui sont recherchées en Afrique. Autre annonce, nous travaillons sur l’implantation de la première université de médecine Paris-Descartes avec des formations en médecine, pharmacie et infirmerie. Une implantation assez lourde, prévue vers 2020. Dans un autre domaine, l’école française de gastronomie Ferrandi est aussi dans nos projets. En tous cas, à ce jour, nous ne comptabilisons qu’environ 25% d’étudiants non mauriciens. Ce taux devrait passer à 35% avec l’implantation de l’université du Middlesex.

(*) Le campus universitaire de Pierrefonds est étendu sur 9 hectares, celui de Flic en Flac est réparti sur 35 hectares. Les perspectives d’extension sont quasi infinies avec un patrimoine foncier de 10 200 hectares.

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