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Me Jacques Belot : « Notre mariage avec Fidal est une réussite »

1 fév 2018 | PAR Alain Foulon | N°326
« L’intérêt, avec Fidal, c’est qu’on apporte une structure locale qui peut traiter rapidement un dossier et, si elle ne le peut pas, on sait que quelqu’un pourra le faire, un avocat spécialisé, au sein de Fidal qui, d’ailleurs, intervenait déjà à La Réunion. » Guillaume Foulon
La SCP Belot Cregut Hameroux & Associés a séduit le premier cabinet d’avocats d’affaires en France et en Europe qui en a fait son bureau régional. Et son fondateur, Me Jacques Belot, regrette seulement de n’avoir pas conclu ce mariage plus tôt.

L’Eco austral : Depuis mai 2017, votre cabinet représente Fidal. Est-ce que cela s’apparente à une franchise et quel premier bilan en tirez-vous ?
Me Jacques Belot :
Cela n’a rien à voir avec une franchise. Il n’y a qu’une seule société Fidal avec un bureau parisien, qui regroupe les directeurs techniques, et des bureaux dans les principales villes de France. Notre cabinet en fait désormais partie. Cette fusion n’a rien de contraignant car chaque avocat jouit d’une grande liberté dans son travail. Moins d’un an après ce mariage, nous n’avons pas changé notre méthode, mais nous disposons de moyens beaucoup plus importants et je pense surtout aux moyens humains. De fait, il n’y a pas une seule branche du droit des affaires que nous ne couvrons pas. C’est très positif et je regrette même de ne pas l’avoir fait plus tôt. Nous intervenons à La Réunion, à Madagascar, à Mayotte et un peu à Maurice.
 
On peut dire que vous avez l’esprit pionnier puisqu’en 1986, vous étiez le premier à créer à La Réunion une société d’avocats. Quelles sont aujourd’hui les principales activités de votre cabinet et quelle est sa « part de marché » ?
Le terme pionnier est un peu fort. Je n’ai fait que réaliser ce qui se faisait déjà en France. Mais c’est vrai que c’était nouveau à La Réunion d’avoir une personne morale, où chacun était impliqué, plutôt qu’une simple association de personnes physiques. L’existence d’un cabinet individuel devient de plus en plus difficile, sauf dans des niches très précises, parce que le droit devient de plus en plus complexe. Le nombre de normes augmente pour les entreprises, de même que les implications d’un problème ne cessent de croître. En ce qui concerne notre activité, elle se partage à parts égales entre le conseil et le contentieux. Nos clients sont des entreprises de toutes tailles, y compris des entreprises individuelles. Un artisan a souvent les mêmes problèmes qu’une grande entreprise. Quant à notre part de marché, je n’en sais rien, d’autant qu’il y a des cabinets extérieurs qui interviennent à La Réunion sans y être implantés. L’intérêt, avec Fidal, c’est qu’on apporte une structure locale qui peut traiter rapidement un dossier et, si elle ne le peut pas, on sait que quelqu’un pourra le faire, un avocat spécialisé, au sein de Fidal qui, d’ailleurs, intervenait déjà à La Réunion. 

Quelle spécialité du droit des affaires est-elle la plus demandée à l’heure actuelle ?
C’est le droit fiscal parce que nous sommes dans une période où beaucoup de dirigeants d’entreprise arrivent à l’âge de la retraite et doivent préparer leur relève dans les meilleures conditions. Ils ont parfois plusieurs enfants qui ne s’intéressent pas tous à l’entreprise (ou même aucun). Il arrive aussi qu’ils décident de faire entrer des personnes extérieures.

Dans ce domaine de la cession et de la transmission d’entreprise, les avocats sont directement en concurrence avec les notaires et les experts-comptables ? 
Vu l’importance des besoins et la complexité croissante du droit, il y a du travail pour tout le monde. J’ai toujours pensé que la concurrence était un facteur de progrès. Il faut cultiver notre complémentarité avec les notaires et les experts-comptables. C’est la voie de l’avenir. Je souligne au passage que Fidal est issu de KPMG, ce qui veut dire que l’expertise-comptable ne réglait pas tous les problèmes.

UN CABINET QUI SE RENFORCE
Pour l’ex-SCP Belot Cregut Hameroux & Associés, le mariage avec Fidal a dopé l’activité et s’est traduit par l’arrivée de nouveaux collaborateurs. Le cabinet est passé de quatre à six avocats, dont un fiscaliste qui vient d’être recruté et sera associé. Il s’agit de David Affejee, d’origine réunionnaise, qui a travaillé au sein d’un gros cabinet anglo-saxon pendant une dizaine d’années.  
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