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Michel Guy Rivalland positionne Maurice dans la City de Londres

1 nov 2018 | PAR Jacques Rombi | N°334
Michel Guy Rivalland, Group Chief Executive Officer d’AXYS. DR
Ce surdoué de la finance n’avait que 28 ans lorsqu’il a pris la direction générale d’AXYS, un pionnier dans la gestion de portefeuille. Douze ans plus tard, le groupe gère plus de 14 milliards de dollars d’actifs dans la région et sur le continent africain. Il est intervenu jusque dans la City, le pôle de la finance internationale.

Du haut de son impressionnante stature, Michel Guy Rivalland se montre toujours affable, affichant un sourire indéfectible. Mais il ne faut pas se fier à son allure d’éternel jeune homme. Le patron d’AXYS dispose d’une solide expérience, acquise dans cette « maison » où il est entré en 1999, à l’âge de 21 ans, avec un bachelor d’économie en poche (obtenu en Angleterre). Trois ans plus tard, il devient actionnaire et siège au board. Le fondateur d’AXYS, Guy Merven, pionnier dans la gestion de portefeuille à Maurice, est conquis. Et voilà qu’en juillet 2006, le jeune surdoué de la finance se retrouve Group Chief Executive Officer. Il n’a que 28 ans. Quatre ans plus tard, on lui confie la direction d’United Investments Ltd (UIL), en plus d’AXYS. Il siège aussi dans le board d’Attitude Property Ltd, de Gaz Industriels Ltd et de Novus Properties Ltd. 
« Si AXYS s’est développé dans l’entrepreneuriat, c’est bien parce que nous sommes des entrepreneurs dans l’âme. » Voilà la recette du succès selon Michel Guy Rivalland qui colle parfaitement à cette culture maison. Cela demande un bon esprit d’analyse et, surtout, la capacité d’anticiper l’évolution des marchés, de se focaliser sur ceux qui affichent du potentiel.   
« L’investissement dans l’enseigne hôtelière Attitude de Jean Michel Pitot est un excellent exemple car nous avons cru dès le début à l’émergence de ce segment d’activité (les hôtels 3 et 4-étoiles –NDLR) et l’avenir nous a donné raison. » 
AXYS fait la chasse aux innovations, mais des innovations qui répondent à des besoins ou à des préoccupations actuelles et futures. C’est ainsi qu’il a investi dans les fertilisants durables Made in Mauritius, produits à base de mélasse, ou encore dans le Big Data. « Si nous investissons aujourd’hui dans des serveurs et des centres de bases de données, c’est à la fois pour accompagner le développement de ce secteur et mieux se familiariser avec lui, pour mieux anticiper et accompagner. »

« FinTech : un mot qui englobe trop de choses »

Et que pense Michel Guy Rivalland de l’émergence d’un hub de la FinTech à Maurice ?
Réponse : « Nous avons choisi de nous occuper d’une clientèle privée car le secteur offshore commence à s’essouffler. Et quand on parle de Fintech, c’est un mot qui englobe trop de choses, c’est tellement large qu’on ne peut pas dire que Maurice deviendra un Fintech Hub ». Le patron d’AXYS préfère parler d’investissements dans des métiers spécifiques dotés de nouvelles technologies, elles-mêmes liées à des activités traditionnelles comme la fiducie et la gestion de patrimoine. S’il est convaincu que Maurice peut être une passerelle pour investir en Afrique, ce ne sera pas la seule et, surtout, « il faudrait déjà que le gouvernement nous accompagne. Je regrette le manque de dialogue du gouvernement avec le secteur privé ».
En 2018, AXYS s’est distingué sur la scène internationale avec l’introduction à la Bourse de Londres de Grit Real Estate Income Group, poids lourd panafricain de l’immobilier, qui était déjà coté à Johannesburg et à Maurice. 
Dans la City de Londres, AXYS a eu aussi l’audace d’organiser un premier London Business Forum focalisé sur l’Afrique. « Nos invités se sont montrés très intéressés par les potentiels qu’offrent certains pays africains. Et encore plus par le fait qu’AXYS accompagne ses clients dans leurs investissements sur le continent africain. »

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