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Afrique

NÉOCOLONIALISME

22 juil 2018 | PAR Alain Foulon

Sans aller jusqu’à parler du « bon temps des colonies », force est de constater qu’en Afrique, une certaine forme de néocolonialisme sévit de manière plus pernicieuse et sournoise que le colonialisme du XIXe siècle ? Celui-ci visait de manière naïve à apporter la « lumière » aux « peuples archaïques » et c’est d’ailleurs lui qui a mis fin à l’esclavage en Afrique. Vu sous cet angle, on comprend mieux, en France en tout cas, qu’il fût soutenu par la gauche socialiste. Loin de piller ses colonies, la France leur achetait des produits à des prix supérieurs à ceux du marché mondial. La France a aussi dépensé beaucoup d’argent à construire des écoles, des hôpitaux et des routes. L’histoire montre d’ailleurs que les pays européens les plus développés sont ceux qui se sont séparés le plus tôt de leurs colonies. Le colonialisme est donc loin d’avoir été une bonne affaire, à part pour quelques colons qui, au demeurant, ont souvent tout perdu lors de la décolonisation. Aujourd’hui, le néocolonialisme veut surtout faire des « affaires » sans pour autant avoir perdu tout sentiment de supériorité. Ainsi, le journal kenyan The Standard vient de publier une enquête mettant en cause les travailleurs chinois embauchés sur la ligne de chemin de fer Standard Gauge Railway (SGR) qui relie, sur 485 km, Nairobi au port de Mombasa. La Chine ayant financé (à travers la China Road and Bridge Corporation) 90 % de ce projet au coût de 3,6 milliards de dollars, elle s’est chargée de sa réalisation, achevée le 31 mai 2017, et a pris en main l’exploitation de la ligne. Selon The Standard, les conducteurs kényans ont reçu une formation complète mais ils sont relégués aux places de passagers des cabines des conducteurs, seulement autorisés à regarder faire leurs homologues chinois qui assurent les trajets Mombasa-Nairobi. Une situation qui est appelée à durer puisque toutes les commandes et instructions des cabines de pilotage sont en chinois, ce qui élimine efficacement les autochtones. De toute façon, il reste 50 conducteurs chinois sur place contre 38 d’origine locale et, dès que l’un de ces derniers part ou se fait renvoyer, un nouveau Chinois arrive pour prendre sa place. (Source : reinformation.tv).

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