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Nicolas Hulot donne le cap à l’économie de la mer

1 déc 2017 | PAR La rédaction | N°325
En déplacement au Havre à l’occasion des Assises de l’économie de la mer organisées les 21 et 22 novembre, le ministre d’État était accompagné d’Élisabeth Borne, ministre en charge des Transports, pour annoncer leurs grandes orientations.

« Toutes les études s’accordent à considérer que les océans joueront un rôle de plus en plus fondamental pour nos économies, mais chacune mesure aussi leur fragilité. La réduction des impacts des activités maritimes sur les milieux qui les accueillent est une condition sine qua non de leur développement futur. Cette transition écologique et solidaire est indispensable pour le milieu marin. » Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a donné le ton lors de son discours de clôture. Avec la ministre des Transports, ils se donnent quatre grandes priorités : protéger et restaurer les milieux marins, développer fortement les énergies marines renouvelables, accompagner et soutenir les filières maritimes dans la transition écologique et réussir la transformation économique des grands ports français. À cet effet, plusieurs objectifs ont été annoncés :  
- Élaborer un plan d’actions pour lutter contre les pollutions liées à l’Homme, sachant que 80% des pollutions marines proviennent de la terre ;
- Passer de 22% à 32% d’aires marines protégées d’ici à 2022 (notamment dans les Terres australes françaises et en concertation avec l’ensemble des acteurs) et réviser d’ici 2020 la stratégie relative aux aires marines protégées. En parallèle, protéger les milieux les plus fragiles, soit 75% des récifs coralliens d’ici 2021 et 55 000 hectares de mangroves pour 2020 ;
- Simplifier les procédures pour les énergies renouvelables en mer avec la mise en place du « permis enveloppe » qui devrait permettre de réduire la durée de la procédure, afin qu’elle dure moins de sept ans avant le premier mât, contre plus de dix ans aujourd’hui ;
- Accélérer le développement des énergies renouvelables en mer (éolien en mer posé et flottant, hydrolien…) avec le lancement d’un appel d’offres par an pendant le quinquennat. Des objectifs ambitieux et un calendrier pluriannuel seront fixés dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie ; 
- Accélérer la transition des navires vers la propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL) via une réglementation plus adaptée et un plan de soutien pour réduire leurs émissions. En parallèle, porter au niveau international la création d’une zone à basses émissions en Méditerranée ;
- Mettre en place une planification des usages sur l’espace maritime avec l’élaboration de stratégies maritimes de façade. Une concertation du public aura lieu en janvier prochain et l’adoption des documents est prévue au printemps 2019 ;
-   Réformer les règles d’utilisation du domaine public portuaire pour encourager les investissements privés ; 
- Moderniser et digitaliser les ports pour améliorer leur compétitivité.

LA MOBILISATION CITOYENNE EST UNE PRIORITÉ

« Il faut une véritable politique portuaire, souligne Elisbeth Borne. Avec mes collègues du gouvernement, nous allons rénover la fiscalité portuaire, soutenir le transport combiné, moderniser la desserte des hinterlands, favoriser les investissements privés, accompagner la transition vers le GNL. Pour que nos grands ports luttent à armes égales avec leurs concurrents tout en s’inscrivant dans la transition écologique. » La mobilisation citoyenne sera une priorité. Les deux ministres insistent sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation des jeunes aux enjeux marins. Les citoyens sont appelés à proposer des projets en faveur de l’environnement marin par le biais du programme « Mon projet pour la planète ». Le public scolaire est également ciblé avec la mise en place d’aires marines éducatives. Il s’agit de zones littorales de petite taille (quelques hectares), choisies et gérées de manière participative par les élèves d’une école primaire. 

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