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Madagascar

KKO International veut s’implanter dans la Grande île

Le cacao de Madagascar intéresse le groupe belge car il est classé parmi les meilleurs du monde. Il est d’ailleurs labélisé « cacao fin » par l’International Cocoa Organisation (ICCO). Stocklib
Pionnier dans la culture intensive, ce producteur et négociant belge implanté en Côte d’Ivoire ambitionne d’être un leader mondial. Et dans le cadre de cette stratégie, Madagascar lui permettrait d’améliorer sa productivité.

À l’heure actuelle, la production mondiale de cacao est essentiellement artisanale et ne permet pas aux industriels de l’agroalimentaire de s’approvisionner avec une qualité et une quantité constantes. Des risques de pénurie structurelle de la production de fèves pourraient d’ailleurs survenir d’ici 2020. Pour atteindre son objectif d’être un acteur mondial majeur, KKO International mène depuis quelque temps une stratégie de développement visant à sécuriser les volumes de production et à améliorer la qualité de l’offre. Dans cette optique, le groupe belge a décidé de sortir hors des frontières de la Côte d’Ivoire, principal pays d’implantation de ses activités avec sa filiale SOLEA (Société de logistique et d’exploitation agricole). Depuis mai 2016, KKO International a entamé des négociations afin d’acquérir une société spécialisée dans la culture intensive de cacao en Équateur. Et le groupe pense également mettre le cap sur Madagascar où il étudie un projet d’implantation. Le pays apparaît en effet comme une zone privilégiée pour la culture du cacao, compte tenu de sa qualité élevée et du potentiel de rendements importants. Le « Trinitario », variété principalement produite sur l’île est de très grande qualité et se commercialise à un prix pouvant être deux fois supérieur au cacao de Côte d’Ivoire. 

UN PRODUCTEUR QUI SE VEUT NOVATEUR

Se décrivant comme une référence et un pionnier dans la production innovante de cacao, le producteur belge souhaite acquérir 400 à 500 hectares de terres dans la Grande île. Il compte notamment y expérimenter le « prunage », une technique développée dans la culture des arbres fruitiers. Cette méthode spécifique concernant le taillage des arbres permet de densifier une plantation dans des proportions substantielles. KKO international espère ainsi apporter une réponse ingénieuse à la demande mondiale grandissante. Il a d’ailleurs déjà obtenu des résultats probants en Côte d’Ivoire avec notamment un système d’irrigation au goutte à goutte. En 2015, SOLEA a mis en terre 1 040 000 arbres sur une exploitation de 788 hectares et a affiché un taux de réussite de plantage de près de 80%. Ainsi, en moins de trois ans, la société a réussi à améliorer de manière significative ses rendements de production de fèves. Et pour produire en toute saison un cacao de qualité élevée, le groupe projette d’étendre son exploitation ivoirienne de 1 849 hectares à 3 000 hectares d’ici fin 2017. Par ailleurs, bien qu’il soit déjà coté sur les marchés Alternext de Bruxelles et Paris depuis octobre 2015, KKO international envisage de faire appel à de nouveaux financements afin de poursuivre son développement et concrétiser ses deux projets en Équateur et à Madagascar.

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