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Soleil Réunion voit désormais la vie en bio

Gérard Rangama, gérant de soleil Réunion : « Le CRITT (Centre régional d’innovation et de transfert de technologie- Ndlr) nous accompagne depuis notre création… Pour les plats cuisinés, nous avons fait récemment des tests organoleptiques et sensoriels. » Guillaume Foulon
L’entreprise d’insertion solidaire transforme et valorise les produits du terroir depuis 2008 à travers des recette innovantes. En confitures, achards, rougails et plats cuisinés dont des nouveautés sont annoncées. Prochaine étape : proposer du bio.

« Pour moi, la définition de l’innovation est simple : c’est faire les choses différemment, se démarquer. » Gérard Rangama est le fondateur et dirigeant de Soleil Réunion, à Sainte-Marie, qui compte 25 salariés et va réaliser cette année un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros. Une belle réussite pour cet autodidacte issu du quartier du Chaudron, ancien militant associatif, élu Entrepreneur de l’année par l’Eco austral en 2013, incubé à la Technopole de La Réunion à ses débuts, en 2008. « Aujourd’hui, l’innovation est aussi sociale avec l’accompagnement de jeunes qui ne savent ni lire ni écrire et auxquels je propose un parcours d’insertion. Ils représentent la moitié des équipes. » 

VALORISATION DE L’AGRICULTURE LOCALE

Chez Soleil Réunion, le but est de valoriser l’agriculture locale, à travers ses fruits, légumes et épices, et d’innover avec de nouvelles recettes. Confitures de mangue-miel, ananas-coco, ananas-passion ou encore chouchou-géranium, pâtes de piment, piment frais, épices massalé ou kaloupilé, curcuma de la Plaine des Grègues, lentilles de Cilaos en conserve et prêtes à l’emploi, etc. Soleil Réunion se lance à présent sur le marché du bio. « Nous souhaitons nous positionner sur ce marché de niche car c’est pour nous très important d’y être présents face à la demande grandissante des consommateurs. Nous travaillons avec des producteurs de bananes et de chouchous bio, notamment dans le sud, à Saint-Joseph, et avec la coopérative Vivéa, pour l’approvisionnement en matières premières. Mais ce n’est pas simple de faire du bio. Car, pour l’heure, on ne trouve pas de sucre bio à La Réunion, il faut l’importer ». L’entreprise est en cours de certification Certipaq pour sa démarche bio.

UNE STRATÉGIE À L’EXPORT

Après un investissement d’1 million d’euros dans un nouvel atelier et des matériels flambant neufs aux normes européennes en 2015, Soleil Réunion continue de multiplier les projets. Une nouvelle gamme de plats cuisinés est prévue pour fin 2017-début 2018 avec six références de mets traditionnels créoles dont le rougail saucisse, le rougail morue et le cabri massalé… Pour les colis à destination de la Métropole et le marché local. Les canaux de distribution devraient aussi augmenter.
Outre la rondavelle de la zone d’embarquement à l’aéroport Roland Garros, la grande distribution, les boutiques de proximité et les grossistes, les produits vont intégrer prochainement les restaurants et hôtels de l’île dans des conditionnements plus grands. Par ailleurs, l’entreprise a entrepris une démarche IFS (International Food Standard), norme internationale pour la sécurité des aliments, un ticket d’entrée pour la grande distribution en Métropole et en Europe. Objectif : asseoir sa stratégie de développement à l’export. 

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