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Maurice

Les entreprises surfent sur les énergies renouvelables

1 mar 2018 | PAR La rédaction | N°327
L’enseigne Super U à Maurice a inauguré, en décembre 2015, sa centrale photovoltaïque dans le centre commercial Flacq Cœur de Ville. Elle permet une autonomie de 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Davidsen Arnachellum
L’arrêt brutal du projet « Maurice île durable » (MiD) a rendu floue la politique nationale de développement durable. Pour autant, l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans la consommation électrique nationale d’ici 2025 est maintenu.

Des groupes mauriciens, accompagnés parfois d’entreprises étrangères, ont lancé fermes photovoltaïques et éoliennes. C’est le cas du groupe Harel Mallac. Il a inauguré en 2017 à Mont-Choisy sa première ferme solaire et la deuxième du pays,  à travers Solar Field, une joint-venture avec l’entreprise française Dhamma Energy. L’investissement est de 5,3 millions de dollars pour une production de 2 mégawatts (MW). De son côté, l’entreprise française Quadran a lancé, avec le Sugar Investment Trust (SIT), un parc de 11 éoliennes d’une puissance de 9,35 mégawatts, soit 1 % de la consommation nationale... L’autoconsommation est aussi un modèle pour certaines entreprises. C’est le cas de RT Knits, opérant dans l’industrie textile, qui a inauguré sa première usine «eco-friendly» en 2008. Elle a installé des panneaux solaires thermiques sur la toiture de l’usine et d’immenses baies vitrées laissent entrer la lumière du jour dans la salle d’assemblage. Super U a lancé pour sa part, en décembre 2015, sa centrale photovoltaïque dans le centre commercial Flacq Cœur de Ville. L’autonomie est de 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 
 

L’entreprise française Quadran a lancé avec le Sugar Investment Trust (SIT)  un parc de 11 éoliennes d’une puissance totale de 9,35 mégawatts, soit 1 % de la consommation nationale...
L’entreprise française Quadran a lancé avec le Sugar Investment Trust (SIT) un parc de 11 éoliennes d’une puissance totale de 9,35 mégawatts, soit 1 % de la consommation nationale...  Davidsen Arnachellum
 

 

LE CEB MISE SUR LE STOCKAGE

Si les énergies renouvelables sont sans aucun doute l’avenir, elles ont deux défauts majeurs : leur intermittence (qui varie sans cesse) et leur indisponibilité en cas d’intempéries. Aussi, le CEB (Central Electricity Board), l’EDF mauricien, a lancé, avec l’Union européenne, un appel d’offres de deux millions d’euros pour deux batteries de 4 mégawatts. Elles vont agir comme tampon du fait même de la nature intermittente des énergies éolienne et solaire.
Certaines PME ont aussi senti le potentiel des énergies renouvelables. C’est le cas de Green Energy Manufacturing (GEM). Cette entreprise familiale propose, entre autres, des solutions de stockage « Lithium-Ion Energery Storage System - ESS ». Il s’agit de nouvelles batteries qui permettent de stocker l’électricité d’origine photovoltaïque non consommée dans l’immédiat pour un usage ultérieur. 
La production d’énergie est également devenue un volet important de la diversification des groupes sucriers. Les Independant Power Producers (IPP) produisent environ 55 % de l’électricité consommée à Maurice, principalement à partir de charbon mais aussi de bagasse, le résidu fibreux de la canne à sucre. Aujourd’hui, ils veulent redonner du souffle à leurs productions en intégrant à leur mix énergétique de la paille de canne. Si la filière photovoltaïque (et éolienne) a indéniablement un potentiel, elle souffre d’un manque de réglementation. Il n’y a pas, par exemple, de normes et standards de qualité pour les installations photovoltaïques, ni même de référencement des entreprises qualifiées puisqu’il n’y a pas d’enregistrement des acteurs auprès des instances régulatrices.

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Des groupes mauriciens, accompagnés parfois d’entreprises étrangères, ont lancé fermes photovoltaïques et éoliennes. C’est le cas du groupe Harel Mallac. Il a inauguré en 2017 à Mont-Choisy sa première ferme solaire et la deuxième du pays,  à travers Solar Field, une joint-venture avec l’entreprise française Dhamma Energy. L’investissement est de 5,3 millions de dollars pour u...