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Ocetra veut exporter son expertise dans les travaux sous-marins

1 mar 2020 | PAR La rédaction | N°348
Axel Fernandez, scaphandrier, gérant d’Ocetra, et Jean Broch, directeur technique et directeur développement d’ETPO. Photo : Ignace de Witte

Ocetra anticipe la fin de sa mission sur la nouvelle route du littoral (NRL) et vise l’export avec son nouvel associé, le groupe ETPO. L’entreprise vient de franchir le cap des cinq ans d'existence, elle a fait la preuve de sa solidité (1,4 million d’euros de chiffre d'affaires en 2018) et de son savoir-faire, sur des chantiers emblématiques et très techniques comme l'extension du Port Est et la NRL. Son créateur, Axel Fernandez, veut franchir une étape dans son développement. 
Selon l'adage « seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin », il s'est rapproché d'une entreprise qui correspondait à ses attentes. « ETPO n'est pas une major, c'est une entreprise plus familiale, de taille intermédiaire, déjà présente à La Réunion au travers de sa filiale Pico ». Une entreprise centenaire, qui a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 161 millions d’euros dans le BTP et les travaux maritimes, fluviaux et sous-marins, et dont la holding Cife (Compagnie industrielle et financière d'entreprises) est cotée sur Euronext. Jean Broch, un ancien de la Marine nationale qui a été recruté en 2017 par ETPO pour développer l'activité, reconnaît de son côté qu'Ocetra possède un savoir-faire intéressant, un fort potentiel et peut-être le plus important : « Axel a une vision de la plongée qui nous correspond, bref, ça marche ! » ETPO est donc entré au capital d'Ocetra à hauteur de 36,71 %, via sa holding Cife. Actionnaire minoritaire sur le plan financier, la société apporte néanmoins tout ce qui manquait à Ocetra pour, sans lâcher La Réunion, se développer à l'export. 
Dans la zone océan Indien, cela bouge du côté du Mozambique, du Kenya, des Seychelles et de Madagascar (avec l’extension du port de Tamatave). Grâce à l'aide internationale (Fonds monétaire international, Agence française de développement, coopération japonaise et chinoise), ces pays renforcent leurs infrastructures portuaires, sans oublier les récentes découvertes de pétrole qui attirent des sociétés américaines, mais aussi françaises (Total). Mais pour se lancer à la conquête de ces marchés à l'export, il faut non seulement un savoir-faire sur le terrain (en l'occurrence sous l'eau), mais aussi un savoir-faire dans les bureaux : ingénierie, connaissance du droit étranger, etc. Ce qu'apporte ETPO, qui réalise 32 % de son chiffre d'affaires en Outre-mer et à l'international.

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