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Osez la gentillesse pour doper la performance de votre management !

1 déc 2016 | PAR Bernard Alvin | N°315
Si le 13 Novembre est un jour que certains ont voulu transformer en événement d’horreur, c’est aussi la « journée mondiale de la gentillesse ». Sans doute parce qu’elle se fait rare et alors qu’elle présente de nombreuses vertus.

Les inconditionnels de la « journée mondiale de la gentillesse » citent plusieurs études du Dr Richard Davidson de l’université de Wisconsin-Madison montrant ses bienfaits. La pratique de la méditation et de la compassion provoque une activation intense du cortex préfrontal et des changements à court terme, voire même à long terme, dans le cerveau. Dans une autre étude, californienne cette fois, des scientifiques ont montré que des enseignants qui avaient participé à un entraînement de huit semaines à la compassion étaient moins stressés, moins anxieux et moins déprimés. « Cela change votre cerveau, cela change votre corps, cela change vos sentiments parce que vous stimulez un système particulier de votre cerveau », a confié à l’« Huffington Post », le Pr Paul Gilbert qui a créé des programmes d’entraînement à la compassion. 
Être trop gentil peut signifier que nous somme faibles ou de doux idiot. En fait c’est le « trop » gentil qui fait dévier le sens de la gentillesse. Comme j’ai coutume de le dire, le « trop » de quelque chose annihile cette chose. 

COMMENT ÇA SE PASSE DANS L’ENTREPRISE ?

Quand je mène un audit sur le management interne, je rencontre un très grand nombre de managers plus reconnus pour leur dureté envers les hommes que pour leur gentillesse. Ceux qu’ils managent vivent mal cette dureté et la qualité de travail s’en trouve affectée à chaque fois. Et quand je rencontre des managers qui sont plutôt reconnus pour leur gentillesse, ils passent souvent pour manquer d’autorité. Dans les deux cas cela affecte négativement la performance de l’entreprise. Manager est un métier intégrant du savoir, du savoir-faire mais surtout du savoir-être et la gentillesse est une qualité intéressante du savoir-être du manager. On peut être manager sans être gentil et l’on peut être gentil sans être manager, mais un manager reconnu pour sa gentillesse bénéficiera d’un relationnel de grande qualité tant en interne qu’en externe. Le relationnel ainsi créé ouvre des portes d’accès à des collaborations ambitieuses, motive les interlocuteurs, les rend plus prompts à exprimer leurs talents, rend les relations créatives et génère une grande confiance. 

« MA BOÎTE M’AIME »

Assurément, les recruteurs de managers feraient bien de les évaluer notamment sur le critère gentillesse et en interne, lors des évaluations annuelles, il serait bien que la gentillesse fasse partie des critères que l’entreprise met en avant pour juger de la performance de ses collaborateurs. Car n’oublions pas un point important, tout salarié intègre les critères selon lesquels il va être évalué. Alors, messieurs les évaluateurs de managers, êtes-vous prêt à annoncer la couleur en indiquant clairement que la gentillesse fait partie de votre grille de recrutement ou de gestion de carrière ? Verra-t-on bientôt dans la presse des annonces d’emploi de type « entreprise recherche manager excellant dans l’art de la gentillesse pour développer sa performance sur son marché ? » Peut-être faudra-t-il une fête de la gentillesse dans les entreprises pour les débloquer sur ce sujet ? Puisqu’il existe déjà la fête de l’entreprise avec le slogan « j’aime ma boite », lançons le concept de la fête du personnel d’entreprise avec le slogan « ma boîte m’aime » !

BERNARD ALVIN
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