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Réunion

Pêche Avenir se développe dans le pélagique et vise la transformation

5 oct 2021 | PAR La rédaction | N°362
Le « Manohal », palangrier congélateur de Pêche Avenir, est le second bateau de ce type mis en service par l’armateur réunionnais. ©Droits réservés

Après un mois et demi passé en mer, la cale du Manohal, un palangrier congélateur de Pêche Avenir, l’armement de Laurent Virapoullé, devrait, à son retour au Port début novembre, contenir quelque 40 tonnes de poissons. « Principalement de l’espadon, mais aussi d’autres pélagiques (thon, marlin, dorade, voilier, lancier…) pêchés à la palangre au large des îles Eparses gérées par l’administration des TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) », annoncent le capitaine Dan Frigout et son second Patrick Collet. 

À peine pêché, le poisson aura été congelé et stocké à -35° directement sur le Manohal. « Durant plus de trois mois, une quinzaine d’ouvriers espagnols et réunionnais (de la société Piriou) se sont succédés pour réaménager ce navire autrefois dédié à la pêche fraîche », explique Laurent Virapoullé. 

Plus de 1,2 million d’euros ont été investis pour financer la rénovation de cet ancien bateau chinois, l’un des six navires dont Pêche Avenir a fait l’acquisition en 2014 suite à une série de faillites dramatiques qui avaient, à l’époque, fait les gros titres de la presse locale. 

En 2017, un premier de ces bateaux, le Clipperton avait déjà été remis à l’eau avec une vocation équivalente. « L’expérience acquise sur le Clipperton nous permet d’envisager environ 200 tonnes de poissons par an avec le Manohal. De quoi alimenter encore davantage le marché réunionnais en pélagique congelé. Notre objectif est de substituer la pêche locale à une partie de l’import venu d’Asie du Sud-Est pour un coût de revient quasiment identique… et une qualité bien supérieure ! » Laurent Virapoullé explique s’être appuyé sur les bénéfices réalisés dans la pêche à la légine, depuis bientôt vingt ans, pour investir dans la modernisation de ces palangriers. Mais son ambition ne s’arrête pas à la seule pêche : « Grâce à nos trois bateaux (deux en pélagique, un en légine), nous atteindrons bientôt 1 000 tonnes de poissons par an, soit la taille critique pour investir dans notre atelier de transformation au Port. Et, de la sorte, avoir la capacité de fournir en direct la grande distribution et notre propre boutique à quai. » Un projet qui devrait se concrétiser fin 2022.

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