Edito

France

Police des mots

5 avr 2014 | PAR Alain Foulon
« Les mots sont des idées », disait Jean Paulhan. Rien d’étonnant alors si la police de la pensée s’attaque aux mots en nous imposant son vocabulaire du politiquement correct. On savait déjà qu’on ne pouvait pas parler d’aveugles, mais de malvoyants, de sourds, mais de malentendants, d’employées de maison, mais de techniciennes de surface, de charité, mais d’humanitaire, d’antisionisme, mais d’antisémitisme (donc, c’est à bannir). Elle s’attaque maintenant au sexe. Il n’y a plus d’hommes, mais des êtres humains qui ont choisi ou auxquels on a imposé ce statut social, plus de femmes non plus. Pas davantage d’homosexuels mais seulement des personnes à sexualité différente, ce qui reste assez vague. Un monde imaginaire en quelque sorte car, dans la réalité sociale, au quotidien, les choses se révèlent bien différentes. Et cette réalité n’est pas la même pour un chauffeur de poids lourd homosexuel que pour un couturier parisien… Sans parler des cours de récréation.
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« Les mots sont des idées », disait Jean Paulhan. Rien d’étonnant alors si la police de la pensée s’attaque aux mots en nous imposant son vocabulaire du politiquement correct. On savait déjà qu’on ne pouvait pas parler d’aveugles, mais de malvoyants, de sourds, mais de malentendants, d’employées de maison, mais de techniciennes de surface, de charité, mais d’humanitaire, d...