Edito

France

POLITIQUE : LE NIVEAU EN DESSOUS DE ZÉRO

30 mar 2015 | PAR Alain Foulon

Je lisais récemment un excellent dossier consacré par la Nouvelle Revue d’Histoire (NRH) à Winston Churchill, une grande figure de la politique qui en a côtoyé d’autres, comme Charles de Gaulle, et je me disais que, décidément, en quelques décennies nous sommes tombés bien bas. Entre le « matamore » d’opérette Valls et le petit Nicolas qui saute dans tous les sens, sans oublier le « président ordinaire » qui porte le même nom qu’un fromage insipide, il y a de quoi inciter l’électeur à aller taquiner le goujon plutôt qu’à glisser un bulletin dans l’urne. La campagne des élections départementales, en France, a confirmé l’inanité du débat politique qui vole plus bas que terre. Face à la montée inexorable du Front national de Marine Le Pen – qui rassemble des déçus de tous bords – la gauche et la droite molles n’ont recours qu’à la diabolisation, usée pourtant jusqu’à la corde, comme le montre le dernier livre de Pierre-André Taguieff (*). Peu suspect de sympathie pour le Front national, ce sociologue et politologue, connu pour ses travaux sur le racisme et la judéophobie, s’en prend à ce qu’il appelle « l’antilepénisme primaire ». Un discours convenu et moralisateur qui est devenu une espèce de catéchisme dont l’électeur semble désormais se contrefiche. Mais il semble bien que si l’on prive la gauche et la droite molles de ce catéchisme, il ne leur reste plus rien pour contrer le Front national. Et le pire, pour les Français, c’est que la prochaine élection présidentielle pourrait bien être remportée par l’union de ces indigents de la pensée politique.
 
(*) « Du diable en politique – réflexions sur l’antilepénisme primaire », par Pierre-André Taguieff - Éditions CNRS, 2014.

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