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Présidence de la Francophonie : Jean-Claude de L’Estrac en bonne position

17 sep 2014 | PAR La rédaction | N°288
De gauche à droite : Jean-Claude de L’Estrac, ancien ministre de Maurice et actuel secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Jacques Chasteau de Balyon, ambassadeur de Maurice à Paris et Joël Broquet, président du « Carrefour des acteurs sociaux » et secrétaire général de « La Fédération », mouvement fédéraliste français. - DR
Le « candidat » proposé par Maurice pour succéder à Abdou Diouf au poste de secrétaire général de l’OIF a débattu à Paris le 30 juin avec les militants de la francophonie et a fait plutôt bonne impression.

La réunion d’information organisée le 30 juin à Paris, dans le cadre du Comité de pilotage du Partenariat Eurafricain, a rassemblé une centaine de personnes dont huit ambassades représentées et de nombreuses associations franco-africaines. Présence également de toutes les grandes associations de la Francophonie dont l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), qui avait délégué Philippe Loubière, le rédacteur en chef de sa « Lettre », et le Pôle francophone du Carrefour des acteurs sociaux, représenté par Catherine Distinguin, sa secrétaire générale. Ces militants de la francophonie sont venus écouter Jean-Claude de L’Estrac sur des points bien précis dont, bien évidemment, celui de la défense et de la promotion de langue française avec des propositions élaborées par sept associations sous la direction de Catherine Distinguin et de l’ancien ambassadeur français Albert Salon. Mais les questions économiques étaient également au programme de la conférence-débat avec une mention particulière pour la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) à partir d’un document rédigé sous la direction d'Alexandre Wong, auteur avec Urbain Yameogo Kiswend-Sida du livre blanc sur les « responsabilités sociétales des entreprises en Afrique francophone ».
En matière d’environnement, Jean-Claude de L’Estrac a eu l’occasion de s’exprimer sur l’écologie marine, l’environnement insulaire et la forêt tropicale. Sa bonne maîtrise de ces sujets, auxquels il est confronté en tant que secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), n’a pu que satisfaire ses interlocuteurs.
Le Partenariat Eurafricain est une association qui travaille en faveur du co-développement et se trouve également très impliquée dans le mouvement de la Francophonie. Elle ne fait pas mystère de son opposition à la « candidature » de Michaelle Jean proposée par le Canada (sans l’assentiment des Québécois) pour succéder à Abdou Diouf au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Une « candidature » en rupture avec la coutume qui veut que ce soit une personnalité du Sud qui occupe ce poste.
Selon les observateurs avertis, qui connaissent les coulisses de la Francophonie, l’actuel secrétaire général de la Commission de l’océan Indien a de réelles chances de pouvoir faire l’unanimité. Il ne déplaît pas aux Africains, qui saluent le modèle de développement mauricien, tout en ayant l’aval de la France qui doit néanmoins se montrer discrète pour ne pas heurter l’Afrique qui pèse 75% de la Francophonie dans le monde. Une discrétion confirmée par Annick Girardin, secrétaire d'État française au Développement et à la Francophonie qui, en tournée récemment dans l’océan Indien, n’a pas voulu se prononcer sur la « candidature » du secrétaire général de la COI.
Abdou Diouf lui-même verrait d'un bon œil ce successeur. Mais tout dépendra évidemment des autres « candidats » que Jean-Claude de L’Estrac trouvera en face de lui. Si un « poids lourds » devait surgir, cela changerait la donne. Une rumeur parle d’un candidat libanais qui serait soutenu par la Suisse, mais rien n’a été confirmé.
 

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