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Botswana

Privatisation des télécoms dans un contexte de baisse des revenus du diamant

4 fév 2015 | PAR AFP
Le Botswana tire d'importants revenus de l'extraction diamantifère, opérée principalement par la compagnie De Beers qui y a délocalisé fin 2013 une filière de taille et polissage, autrefois à Londres. - DR
Le Botswana, qui s'apprête à privatiser au premier semestre 49% de sa compagnie publique de télécoms Botswana Telecoms (BTCL), craint, selon son projet de budget 2015-16, un risque d'une baisse des recettes tirées du diamant, première richesse nationale.

« La privatisation de BTCL (124 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, ndlr) est à un stade avancé, avec une introduction en bourse prévue dans la première moitié de 2015 », a déclaré dans sa présentation annuelle du budget le ministre Kenneth Matambo.
Par ailleurs, la privatisation de la banque nationale de développement (NDB) « avance », a-t-il ajouté, précisant que dans les deux cas, le gouvernement conservera 51 % du capital.
Le ministre a aussi confirmé que le pays se portait relativement bien, avec une inflation contenue (3,8 % en décembre), de bonnes réserves de change, un balance des paiements et un budget excédentaires ainsi qu'un PIB qui devrait croître de 4,9 % en 2015.
En 2014, le Botswana, gouverné depuis l'indépendance en 1966 par le parti démocratique du Botswana (BDP), a enregistré une croissance de 5,2 %, porté par les secteurs non-miniers : commerce, hôtellerie-restauration, banque et finances et les services à la personne et le secteur social.
Le Botswana tire d'importants revenus de l'extraction diamantifère, opérée principalement par la compagnie De Beers qui y a délocalisé fin 2013 une filière de taille et polissage, autrefois à Londres.
Le secteur minier devrait pourvoir à 34,4 % des recettes prévues au budget de l’État 2015-16, allant 1er avril au 31 mars.
Mais des projections situent l'extinction des réserves de diamants en 2025 et le taux de chômage (19,8 % en moyenne, davantage parmi la jeunesse), handicape le pays, qui cherche à se diversifier et compte un cinquième de sa population (environ deux millions d'habitants) dans la pauvreté, comme l'a rappelé le ministre.
Le Botswana s'attend cette année à une hausse de 10,4 % des recettes tirées de ses gisements miniers, mais « cette croissance positive va probablement être amputée par les risques associés aux moindres perspectives de croissance mondiale, entraînant une baisse des recettes, en particulier celles tirées du diamants », a souligné le ministre.

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« La privatisation de BTCL (124 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, ndlr) est à un stade avancé, avec une introduction en bourse prévue dans la première moitié de 2015 », a déclaré dans sa présentation annuelle du budget le ministre Kenneth Matambo. Par ailleurs, la privatisation de la banque nationale de développement (NDB) « avance », a-t-il ajouté, précisant que ...