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Quels rôles pour le directeur général et pour le DRH ?

1 oct 2017 | PAR Bernard Alvin | N°323
Sur le papier, c’est simple. Le directeur général définit et pilote la stratégie de l’entreprise alors que le DRH définit la stratégie ressources humaines, la fait valider et la met en œuvre. Dans la pratique, ce n’est pas si simple.

On pourrait dire que le directeur général est le patron d’une écurie de course et que le DRH est là pour recruter les meilleurs chevaux, optimiser leur santé, veiller à ce que leur forme perdure longtemps, mais aussi recruter les meilleurs jockeys et entraîneurs.
Charge au directeur de faire en sorte de positionner ses chevaux dans les bonnes courses, d’étudier la concurrence, de booster ses jockeys et entraîneurs. L’un fournit des ressources au top niveau et l’autre se charge de les utiliser au mieux pour gagner de grands challenges. 

UN DRH PARFOIS RÉDUIT AUX TÂCHES ADMINISTRATIVES

Dans la réalité, on demande de plus en plus aux directeurs généraux de s’impliquer dans le recrutement, la formation, la gestion de carrière et le développement des hommes. En s’impliquant dans le versant humain du management, le directeur général peut entrer ainsi sur le territoire du DRH. Il peut aussi être tenté de faire jouer ses réseaux pour recruter quelques stars, de sélectionner lui-même quelques bons formateurs qu’il aura repérés, par exemple dans son club APM. Il aura envie de choisir lui-même le type de coach pour l’accompagner ou accompagner ses cadres. Il pourra ainsi circonscrire le périmètre du job de son DRH aux tâches administratives diverses. C’est ainsi qu’on constate parfois une certaine tension sur la défense du territoire de chacun. Le DRH peut alors mettre en place quelques procédures pour reprendre du pouvoir sur certaines des prérogatives des ressources humaines. Faut il que le DG accepte plus facilement de déléguer les tâches nobles de management des ressources humaines à son DRH ? Mais puisqu’on dit que le bon manager doit absolument s’investir au mieux dans la gestion de ses hommes, peut-il déléguer le cœur même de sa fonction ? Tout cela n’est pas simple. 
Bien évidemment, dans l’idéal, il est bon que le DG et le DRH s’entendent bien et se sentent « complices » dans leur relation professionnelle. Mais cela suppose d’une part que le DG informe et même sollicite le plus souvent son DRH pour la bonne conduite de son management et que, réciproquement, le DRH cherche à apporter un maximum d’éclairage, de savoir-faire et d’expertise à son DG pour que celui-ci puisse élever son niveau en management des hommes.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL RESTE LE CHEF D’ORCHESTRE

Si le DG voit en son DRH une personne qui lui apporte un maximum de richesses pour bien piloter son entreprise et si, en plus, il ne voit pas en lui un concurrent pour assumer le pouvoir dans l’entreprise, la relation pourra ressembler à un véritable duo gagnant. On voit ici toute l’importance de bien définir les rôles de chacun en veillant que cette définition soit appliquée. Mais in fine, n’appartient-il pas au DG de jouer le rôle de chef d’orchestre même si son DRH est son premier violon ? Le DG est clairement le garant de l’harmonie globale lorsque l’ensemble de ses cadres et de son personnel jouent la partition qu’il a décidé de jouer. S’il sait parfaitement solliciter dans son rôle chacun de ses cadres majeurs, ces derniers ne seront pas incités à faire cavalier seul. Cela signifie que l’attitude d’un DG doit être résolument proactive et montrer ainsi à tous qu’il fonctionne par anticipation, en stratège. Après tout s’il est un vrai stratège et qu’il possède une vision très claire de là où il va, il a toutes les cartes en main pour être le maître de cérémonie.

Bernard Alvin
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On pourrait dire que le directeur général est le patron d’une écurie de course et que le DRH est là pour recruter les meilleurs chevaux, optimiser leur santé, veiller à ce que leur forme perdure longtemps, mais aussi recruter les meilleurs jockeys et entraîneurs. Charge au directeur de faire en sorte de positionner ses chevaux dans les bonnes courses, d’étudier la concurrence, de boost...