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Rentabilité en baisse pour le groupe IBL qui veut rebondir

12 mai 2015 | PAR La rédaction | N°296
De gauche à droite : Nicolas Maigrot, CEO du groupe IBL et Arnaud Lagesse, son président et représentant du principal actionnaire, le groupe GML. Le contexte économique international a été difficile pour IBL qui, localement, a montré sa bonne résilience. - DR
Sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2014 (six premiers mois de l’exercice), le chiffre d’affaires s’est érodé de - 5,5 %. Mais c’est surtout le résultat net qui a fondu de – 21,6 % en raison d’un contexte difficile pour les produits de la mer à l’export.

« Malgré les difficultés économiques persistantes, ces résultats démontrent la résilience d'IBL qui s'appuie sur son portefeuille diversifié. Et les prochains mois s’annoncent encourageants si les signaux positifs observés depuis le début de l’année se confirment ». Arnaud Lagesse, président du conseil d’administration du groupe IBL, s'est voulu optimiste lors de la présentation des résultats du premier semestre de l'année financière 2014-2015. La filiale du groupe GML réalise sur six mois un chiffre d’affaires de 9,708 milliards de roupies (243 millions d’euros) contre 10,271 milliards de roupies (257 millions d’euros) l’année précédente. Un tassement de 5,5 %. Mais le résultat net subit une baisse de 21,6 %, à 312,3 millions de roupies (8,43 millions d'euros) contre 398 millions de roupies (10,47 millions d'euros) auparavant, en raison surtout de la baisse du prix du thon sur le marché international. Les secteurs plus traditionnels du groupe – centrés sur le marché local – s’en tirent beaucoup mieux. Le commerce, qui regroupe BrandActiv et HealthActiv, a enregistré des résultats en hausse de 108 à 121 millions de roupies (de 2,84 à 3,10 millions d'euros). La politique de maîtrise des coûts et d'amélioration des marges brutes ainsi que l’introduction de nouvelles technologies ont contribué à préserver la compétitivité de cette branche. Quant à l'enseigne d'IBL Retail, Winner's, elle améliore nettement sa rentabilité. Son résultat net est passé de 43 millions de roupies (1,07 million d’euros) à 61 millions de roupies (1,52 millions d’euros). Soit une hausse de 41,8 % nettement supérieure à celle de son chiffre d’affaires qui a progressé de 9,5 %, passant de 2,741 milliards de roupies (68,5 millions d’euros) à 3 milliards de roupies (75 millions d’euros). Le patron de Winner’s, Nicolas Merven, a su capitaliser sur les célébrations des 20 ans de l’enseigne, marquées par une série d’activités et de promotions.

LE GROUPE S’ATTEND À UNE NETTE AMÉLIORATION POUR SON SECTEUR SEAFOOD & MARINE

Du côté des secteurs Engineering, Financial Services et Seafood & Marine, les résultats sont plus mitigés en raison des difficultés du marché. Les services financiers ont connu un tassement de 3,3 % de leur chiffre d'affaires qui est passé de 789 millions de roupies (19,7 millions d'euros) à 763 millions de roupies (19 millions d'euros). Le groupe espère des mesures plus claires concernant les investissements directs étrangers (IDE) et une renégociation favorable pour le traité de non double imposition avec l’Inde. Par ailleurs, la stratégie consistant à faire de Maurice un centre régional d’investissement pour l’Afrique commence à se concrétiser. On note en effet une croissance dans les activités offshore ainsi qu’une meilleure structuration des investissements.
Quant au secteur Seafood & Marine, il continue à être affecté par un marché international toujours en difficulté. Ses bénéfices ont fondu de plus de 40%, passant de 268 millions de roupies (6,7 millions d'euros) à 159 millions de roupies (4 millions d'euros). La décision de l’Union européenne d’ouvrir son marché, à travers divers accords, à des pays non-ACP comme la Thaïlande et les Philippines, a eu un impact considérable sur les résultats financiers de ce secteur. Mais les pertes ont été quelque peu atténuées grâce à une meilleure stratégie sur les prix et à la meilleure qualité des produits de biotechnologie maritime.
« La baisse des profits du secteur Seafood & Marine a certes impacté les résultats du groupe, mais nous nous attendons à une nette amélioration dans les prochains mois avec, d’une part, une croissance prévue des activités dans le pôle marine et, d’autre part, la fusion entre Thon des Mascareignes et Princes Tuna qui sera rapidement finalisée, ce qui contribuera à réaliser des économies d’échelle », précise le CEO du groupe, Nicolas Maigrot. IBL entrevoit même de belles opportunités pour ce secteur avec la possibilité de participer à la réalisation d'un Seafood Hub au Gabon. Les négociations avec le gouvernement de Libreville sont en bonne voie. « De manière générale, tous nos secteurs d’activités se préparent à la relance économique », conclut Nicolas Maigrot.

NICOLAS MAIGROT VA QUITTER IBL POUR TERRA

CEO depuis janvier 2011, Nicolas Maigrot quittera le groupe le 15 juin 2015. Il va rejoindre, à compter du 1er janvier 2016, le groupe diversifié Terra à la tête duquel il succédera à Cyril Mayer. Nicolas Maigrot n’a pas souhaité s’expliquer sur cette décision personnelle qui a créé la surprise dans le monde des affaires. Âgé de 46 ans, il avait auparavant accompli sa carrière dans le textile, au sein du groupe CIEL. Il détient une licence en gestion d’entreprise de la prestigieuse London School of Economics and Political Sciences.
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