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Madagascar

Soutien de l’Union européenne pour redynamiser la production sucrière

7 sep 2015 | PAR La rédaction | N°301
La réhabilitation de la filière sucre se concrétise à Ambilobe, dans la province de Diego Suarez, où le projet MAPS (Mesure d’accompagnement du protocole sucre) de l’Union Européenne apporte un appui technique aux planteurs de canne. - DR

Le district d’Ambilobe, dans la région Diana (province de Diego Suarez), bénéficie d’un financement de 4,7 millions d’euros dans le cadre du projet MAPS (Mesure d’accompagnement du protocole sucre). Le projet consiste en la réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles de la plaine de la Basse-Mahavavy. Une superficie totale de 19 241 hectares dont 9 215 hectares du domaine de la Sucocoma (Sucrerie côte ouest de Complant à Madagascar), l’usine sucrière de la région, et 10 026 hectares du domaine des paysans. L’association BRL Madagascar (Bas-Rhône Languedoc) et l’ONG Ezaka Fampandrosoana ny Ambanivohitra (EFA) assurent la mise en œuvre de ces travaux. L’objectif est d’améliorer la production de canne à sucre afin que les planteurs puissent approvisionner l’usine de Sucocoma. Le rendement se situe actuellement entre 40 et 50 tonnes à l’hectare pour ceux qui ont moins d’accès à l’irrigation et de 70 à 75 tonnes pour ceux qui bénéficient de suffisamment d’eau. L’état de délabrement des infrastructures hydro-agricoles est la principale cause de ces faibles rendements. « Le partage de l’eau n’est pas équitable. La plantation de Sucocoma dispose de 65% des ressources en eau et les paysans de 35%. Mais avec le projet MAPS, une nouvelle organisation est déjà prévue. Techniquement, la plantation de sucre nécessite 0,5 litres par seconde et par hectare. Les calculs se feront à partir de ces données », avance Tista Fety, président de la fédération des planteurs de canne à sucre à Ambilobe. « En ce moment, l’usine sucrière produit environ 55 000 tonnes de sucre, mais, avec ce projet, l’objectif est d’atteindre les 65 000 tonnes », souligne Raynaud Rabearivony, chef de projet d’EFA. Ainsi, 54% des travaux débutés en octobre 2013 se concentrent sur la réhabilitation des infrastructures d’irrigation composées de canaux, de dessableurs, d’ouvrages d’évacuation et de réservoirs latéraux. Le projet comprend aussi la formation de 105 groupements de planteurs de canne à sucre, composés de 1 650 membres, dans les techniques de production, l’utilisation de variétés de canne à cycle court et la gestion des fédérations d’associations paysannes.

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