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Maurice

Sylvan Oxenham, président de l’Association des Industriels : « Faire de Maurice un laboratoire pour le monde »

7 juin 2015 | PAR Jean-Michel Durand | N°297
« À la création de notre association, nos membres ne se réunissaient qu'en cas de crise. Aujourd'hui, nous travaillons sur notre stratégie d'avenir. Nous sommes dans une démarche proactive car nous avons opéré notre révolution copernicienne. » - Davidsen Arnachellum
Élu pour deux ans, le nouveau président de l'AMM (Association of Mauritian Manufacturers) propose au secteur d’être offensif en misant à la fois sur la coopération avec La Réunion, l'innovation et la formation.

L'Eco austral : Alors que le JEC (Joint Economic Council, porte-parole du secteur privé) et la MEF (Mauritius Employers’Federation) envisagent leur fusion, peut-on s’attendre également à un rapprochement entre l’AMM (Association of Mauritian Manufacturers) et la MEXA (Mauritius Export Association) ?

Sylvan Oxenham : Il est vrai que l’AMM et la MEXA ont des intérêts convergents et visent toutes les deux à l’amélioration de l’environnement du secteur industriel. D’autant plus que certaines entreprises sont à la fois présentes sur le marché local et à l’export. Nos membres collaborent déjà au sein du JEC sur les questions de stratégie. Les deux organisations constituent avec la Chambre de commerce et d'industrie (MCCI) les composantes industrielles du PNNE, le Programme national d’efficacité énergétique...
En dehors de ces synergies, elles ont entamé, en 2014, des discussions pour mieux collaborer sur d’autres thématiques en utilisant leurs compétences respectives dans une démarche pragmatique. Il faut rationaliser nos moyens et surtout attaquer les marchés régionaux en utilisant nos compétences. Pour cela, l’union fait la force.

L’usine de transformation de thon de la Sapmer. L'industrie mauricienne, qui pèse 16,6 % du PIB (Produit intérieur brut), s’est diversifiée ces derrières années à travers notamment le Sea Food Hub dédié à l’export. - Davidsen Arnachellum

L’usine de transformation de thon de la Sapmer. L'industrie mauricienne, qui pèse 16,6 % du PIB (Produit intérieur brut), s’est diversifiée ces derrières années à travers notamment le Sea Food Hub dédié à l’export. - Davidsen Arnachellum

Un des principaux challenges est de gagner des parts de marché tout en améliorant la productivité. Comment réussir ce tour de force ?

La productivité, au sens large, est multi-facteurs. Elle comprend la main d’oeuvre, le capital et bien d’autres facteurs qui impactent les coûts de production. Depuis 2011, la productivité s'est tassée et c’est d’autant plus inquiétant que le coût du travail augmente ! Cela freine l’efficacité de notre économie et limite la croissance dont nous avons besoin pour progresser vers le statut de pays à haut revenu.
La productivité consiste à utiliser de façon optimale les ressources. Il y a donc des marges de progrès pour chaque facteur qui affecte ces coûts de production. Mais la ressource humaine en demeure la clé… Et il y a des efforts à accomplir pour améliorer le lien entre formation et emploi. Il s'agit de disposer d’un personnel plus qualifié en faisant appel notamment à la formation continue. Nos entreprises ont également d’autres défis à relever en matière de productivité :

  • Être moins consommatrices de ressources pour être plus efficientes ;
  • Bien gérer leur chaîne logistique pour éviter les ruptures d’approvisionnement ou de stock de produits à livrer ;
  • Accroître le temps d’utilisation de ces moyens de production en élargissant leur marché (export) pour réaliser des économies d’échelle ;
  • Innover pour concevoir des produits plus écologiques.

L’État doit, pour sa part, réduire les barrières à l’investissement afin d’agir sur la productivité du capital investi. Il doit également réduire les coûts de la connectivité aérienne, maritime et internet, améliorer les infrastructures, simplifier les procédures et l'obtention des permis et supprimer les démarches improductives.

Le traitement des déchets est en lien avec le secteur des biotechnologies qui pourrait devenir un nouveau pilier de l’économie mauricienne. - Davidsen Arnachellum

Le traitement des déchets est en lien avec le secteur des biotechnologies qui pourrait devenir un nouveau pilier de l’économie mauricienne. - Davidsen Arnachellum

La Réunion dispose d’une expertise dans la maîtrise de l’énergie. Comment mieux collaborer dans ce domaine et dans d’autres ?

Avec l'île sœur, il existe déjà des axes de collaboration dans l'agriculture raisonnée, dans l’efficacité énergétique - dont l'un des objectifs est la création d’un marché régional – et dans le développement durable (avec le photovoltaïque). Les acteurs économiques des deux îles finissent par être moins méfiants et se découvrent de vrais points de convergence par-delà la légitime concurrence. Le meilleur exemple est la forte collaboration entre le JEC et l'ADIR (Association pour le développement industriel de La Réunion). La visite de Didier Robert, président de la Région Réunion (le 7 avril 2015 à l’occasion de l’inauguration de l’antenne de la Région Réunion à Maurice – Ndlr) va sans doute dynamiser nos échanges. Nous effectuerons alors un saut qualitatif en passant d'une logique de projets à une logique de programmes. Et nous souhaitons arriver à une stratégie commune à la fois porteuse de projets à vocation technique et d’une approche commune des marchés. D'autant plus que La Réunion dispose d’une solide expérience dans la formation professionnelle, y compris celle d'ingénieurs. Elle optimise ses financements par son appartenance à l'Union européenne pour développer ses filières de formation.

Justement, puisque vous parlez de formation, cela nous amène à parler des jeunes Mauriciens qui semblent moins attirés par l’industrie que dans le passé. Comment les intéresser davantage à ce secteur ?

Effectivement, nous ne les attirons plus et c'est d'autant plus intolérable qu'une partie de notre jeunesse est frappée par le chômage et que de nombreux jeunes diplômés se trouvent sans emploi, victime du fameux « mismatch », cette inadéquation entre les demandes du marché et leurs formations universitaires. Des initiatives très intéressantes sont actuellement lancées pour renforcer le lien emploi-formation : la MCCI Business School va lancer les deux premières promotions de formation en alternance, il y a également l’école des maçons de Dry Mix, la Manser Saxon Académie (qui assure un transfert de connaissances techniques mais aussi de compétences non-techniques). Quant à la MEXA, elle collabore avec l’université des Mascareignes. Ce sont autant de signaux qui montrent que les industriels s’engagent pour que le lien entre la formation et l’entreprise soit renforcé. Il convient également de travailler sur les perceptions et la connaissance des métiers de l’industrie auprès des jeunes, des enseignants et des familles. Nous réfléchissons à un événement qui permettrait d’ouvrir nos usines aux jeunes et de les rapprocher ainsi du monde industriel. Cet événement pourrait devenir récurrent et aurait un impact positif et durable sur la perception de l’industrie. Nous pensons aussi à des salons, des foires et des expositions pour permettre à l’industrie d’exposer son savoir-faire, ses talents et ses compétences. Car les métiers ont changé. Aujourd’hui, être un ouvrier demande un bon niveau de qualification pour faire fonctionner des automates et des machines à commande numérique. En généralisant l’apprentissage dans l'industrie, avec des campagnes de recrutement adaptées, et des cursus sur mesure, il sera aussi plus facile d’attirer des jeunes non diplômés et au chômage.

Depuis 2011, la productivité s'est tassée (…), cela freine l’efficacité de notre économie et limite la croissance dont nous avons besoin pour progresser vers le statut de pays à haut revenu. » - Davidsen Arnachellum 

Depuis 2011, la productivité s'est tassée (…), cela freine l’efficacité de notre économie et limite la croissance dont nous avons besoin pour progresser vers le statut de pays à haut revenu. » - Davidsen Arnachellum

À cette question de la formation se greffe celle de l'innovation qui est également primordiale. Quelle collaboration entretient l'AMM avec les universités et les centres de recherche ? Qu'en est-il de la formation continue ?

L’innovation est un point faible de notre modèle de développement. À preuve, nous avons souvent « appris » en important des savoir-faire et en transposant des franchises. Il faut renforcer le lien entre les entreprises, la recherche et développement (R & D) et l’innovation. Bien sûr, il existe des initiatives isolées et l’on peut constater la création de belles entreprises innovantes. Mais il manque encore le « clustering » et le « nurturing » de start-up, de même qu’un écosystème favorable à l’innovation. Le Collaborative Research Innovative Grant (CRIG), lancé par le ministère des Finances, est un bon début. C’est un « scheme » (programme - Ndlr) permettant de financer par des subventions jusqu'à 50% des coûts d’un projet de R & D innovant. Le JEC co-préside avec le MRC (Mauritius Research Council, institution chargée de la valorisation de la recherche pour promouvoir la compétitivité des entreprises - Ndlr) le Research Development Working Group qui est chargé de la mise en oeuvre de ce « scheme ». Une quarantaine de projets ont déjà été soumis et neuf ont été retenus. À l’AMM, nous assistons nos membres qui souhaitent proposer un projet. Mais cela ne suffit pas ! Car il n’y a pas de stratégie nationale claire en matière d’innovation. Or, nous en avons besoin pour mettre en marche nos universités et nos centres de recherche (Université de Maurice, Centre de recherche biomédicale et de bio matériels, Mauritius Sugar-cane Industry Research Institute (MSIRI), Food and Agricultural Research Council (FARC) et le MRC, d’une part, et les entreprises, d’autre part, pour créer des collaborations structurelles et développer des solutions adaptées à notre environnement tropical. À ce titre, nous avons participé à une réflexion conjointe Maurice-Réunion sur les biotechnologies, financée par l’Agence française de développement (AFD). Nous y avons beaucoup appris.

Nous sommes en plein dans l’actualité puisqu’un BioPark vient d’être inauguré ce 2 avril 2015 dans l'ancienne usine de Socota. Et nous consacrons d’ailleurs aux biotechnologies un supplément de notre magazine. Êtes-vous convaincu qu’il s’agit de l’émergence d’un nouveau pilier de l’économie mauricienne ?

Nous y croyons et, d’ailleurs, Maurice expérimente déjà les biotechnologies à travers la production d’énergie avec le groupe Omnicane. Outre la valorisation de la canne, il faut citer le traitement des déchets, les essais cliniques, l’extraction des plantes pour la cosmétique et la santé qui sont déjà des réalités… Les biotechnologies peuvent aussi réduire l’impact des pesticides sur l’agriculture, permettre de lutter contre les maladies métaboliques et même intervenir dans les process industriels. Il existe un formidable potentiel de développement. Mais cela signifie aussi qu’on doit s’ouvrir sur des compétences extérieures, sur des capitaux, et que nous nous rapprochions de La Réunion. Il s’agit de se positionner sur la carte mondiale avec une ambition : devenir un laboratoire pour le monde !

L’ambition de ce Bio Park est d’être un peu le Biopolis de l’Afrique, du nom de cette biotechnopole de Singapour mondialement connue. - Davidsen Arnachellum

L’ambition de ce BioPark est d’être un peu le Biopolis de l’Afrique, du nom de cette biotechnopole de Singapour mondialement connue. - Davidsen Arnachellum

Maurice a des ambitions en Afrique. Quels pays et quels secteurs sont prioritaires pour l’AMM ?

La consultation nationale menée par les pouvoirs publics sur la National Export Strategy (NES, stratégie nationale d'exportation) est adossée à une méthodologie ITC (International Trade Center) qui a fait ses preuves dans de nombreux pays et qui a démarré chez nous en 2014. L’objectif consiste à faire émerger une vision commune et un plan d’actions concertées pour l’export des biens et des services, en lien avec la politique d’innovation et de promotion des investissements. Il faut en parallèle rassembler les acteurs et assurer une certaine coordination avec une approche ciblée opérationnelle par secteur. Nous manquons encore d’une vision commune, de cohérence et de convergence. Il existe une multitude d’ambitions, mais chacun regarde de son côté.

Avez-vous ciblé certains pays d’Afrique ?

Il est trop tôt pour répondre dans le détail à cette question. Pour des questions évidentes de connectivité, il est préférable, selon nous, de viser les pays de l’Afrique de l’Est. Pour l’industrie, les secteurs clés sont le textile, le Sea Food, l’agro-industrie, la bijouterie, la chimie, l’imprimerie, les équipements médicaux et l’industrie d’ingénierie légère.

Pour pénétrer de nouveaux marchés, on s'aperçoit que la question écologique et le respect des normes deviennent de vrais enjeux. Quelle stratégie l'AMM peut-elle mettre en place à ce sujet ?

Ces normes deviennent des barrières non tarifaires et l'AMM y accorde une grande importance. Dans le cahier des charges du label « Made in Moris », nous abordons la qualité avec pragmatisme : son amélioration est un processus continu. Ainsi, la procédure d'adhésion d'une entreprise mauricienne au « Made in Moris » prévoit une visite obligatoire menée par un représentant de SGS, un des leaders mondiaux du contrôle et de la certification, et de notre Brand Manager. Cette visite permet une revue de « détails » et génère un « scoring » et un rapport d’évaluation. Nous laissons du temps aux entreprises pour apporter les actions correctives aux faiblesses et manquements relevés. La normalisation a un coût que le consommateur n’est pas forcément prêt à payer. Et nos entreprises ne sont pas encore toutes prêtes pour la généralisation des standards obligatoires. Mais plus notre niveau de vie progressera et plus la normalisation des procédures sera considérée comme un atout compétitif… Et une promesse exigée par les consommateurs.
Quant à la question environnementale, avec la transition écologique industrielle, outre le PNEE, nous proposons avec le JEC des approches pilotes et expérimentales sur des sujets concrets et précis pour 2015. Elles portent sur la caractérisation des déchets industriels, le traitement des effluents industriels et l'éco-conception des produits

Quels sont vos priorités en tant que nouveau président de l'AMM ?

Ma nomination en tant que président est dans le droit fil de mon engagement en tant que trésorier. Avec l’ancien président, Gérard Boullé, nous avons vraiment formé un tandem qui a posé des jalons. Et ce qui me conforte aujourd’hui, c'est que j’ai autour de moi une équipe de professionnels dédiée et que je reçois régulièrement de jeunes entrepreneurs qui ont envie d’y aller. Mes priorités s'articulent autour de cinq axes :

  • Continuer notre plaidoyer auprès du secteur public, des organisations internationales et des autres instances professionnelles du pays pour faire émerger les bonnes solutions afin de libérer la croissance industrielle ;
  • Consolider le Made in Moris pour que cette marque devienne la marque de tous les Mauriciens et permette aux produits locaux de regagner des parts de marché sur l’importation ;
  • Inciter les PME à nous rejoindre. Nous avons développé un site internet convivial afin qu’elles aient accès à l’information qui les intéressent et surtout pour les convaincre de s’y inscrire. Nous avons adapté nos tarifs pour les PME (6 000 roupies - 150 euros - pour celles qui ont un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de roupies - 250 000 euros) ;
  • Mener à bien le PNEE lancé en février 2015 et proposer des approches pilotes sur d’autres sujets environnementaux : déchets, effluents... ;
  • Faire vivre notre réseau industriel avec des rencontres régulières avec des acteurs nationaux et régionaux pour créer des synergies.
LANCEMENT DU PROGRAMME NATIONAL D'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
 
C'est le tout nouveau ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, qui a lancé le Programme national d'efficacité énergétique (PNEE). Ce programme s’appuie sur un partenariat public-privé original et vise à réduire la consommation d’énergie qui représente des coûts très importants pour les entreprises industrielles locales. Cent audits énergétiques seront réalisés, sur trois ans, auprès de sociétés mauriciennes. Les objectifs à long terme de cette démarche sont la réduction de la facture des entreprises de 10 % à 15 % par an, la réduction potentielle de 40 MW en production électrique et une réduction des importations de combustibles fossiles correspondant à une diminution des émissions à gaz à effet de serre. Ces audits seront appuyés par un important programme de formation et de communication. Les experts et consultants mauriciens seront incités à investir dans les ressources humaines et techniques pour améliorer leur offre de service pour être concurrentiels sur le marché international. Ce programme bénéficie de l'appui de l'Agence française de développement (AFD) qui a pour double objectif de contribuer à la transition énergétique et de préserver l'environnement de l'île. Pour cela, elle a constitué une seconde ligne de crédits de 60 millions d'euros, accompagnée d'une assistance technique, dans le cadre des projets SUNREF (Utilisation durable des ressources naturelles et des financements de l’énergie). Cette subvention s’inscrit dans l’initiative SE4ALL (Énergie durable pour tous), lancée en 2000 par les Nations Unies lors du Sommet du millénaire (OMD) et renforcée par la Commission européenne. À terme, le SUNREF et le PNEE pourraient être étendus aux Seychelles, à Madagascar, aux Comores et au Mozambique.


 

SYLVAN OXENHAM : UN ADHÉRENT HISTORIQUE DE L'AMM

Né en 1959, Sylvan Oxenham est diplômé en « Business administration, Accounting and Finance » de l’université britannique de Bournemouth. Depuis 34 ans, il effectue sa carrière au sein de l'établissement familial E.C. Oxenham & Cy. Ltd, une des plus anciennes entreprises de l’île dans le secteur des vins et spiritueux, dont il est le directeur financier. Sylvan Oxenham fait partie du conseil d’administration de l’AMM depuis mars 2014 et il occupait, avant d’être élu président, la fonction de trésorier.


 


ASSOCIATION OF MAURITIAN MANUFACTURERS

L’AMM a été créée en 1995 et rassemble 66 adhérents. L'industrie mauricienne pèse 16,6 % du PIB (Produit intérieur brut) de Maurice. C'est ainsi le premier contributeur de la richesse de l'île devant le secteur financier, le commerce et l'immobilier.




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Emmanuel André, CEO de Sotravic : « Nous développons des projets d’énergie propre et d’efficience énergétique qui vont dans le sens de la politique du gouvernement consistant à renforcer l’indépendance énergétique du pays. » - Davidsen Arnachellum
DES CRÉDITS CARBONES POUR SOTRAVIC

Créée en 1986 dans le secteur du génie civil et diversifiée ensuite dans les métiers de l’environnement (eau, gestion des déchets solides, assainissement des eaux usées …), Sotravic s’est lancée depuis 2011 dans un projet de bioénergie au centre d’enfouissement de Mare Chicose, utilisant à bon escient le biogaz, produit naturellement par la dégradation des déchets. Pari réussi, explique Emmanuel André, CEO de cette entreprise de 1 200 personnes (dont 1/6 sont des ingénieurs et techniciens).
« C’est le premier projet enregistré à Maurice en tant que mécanisme pour un développement propre (MDP) dans le cadre des accords de Kyoto, et les premiers crédits carbones nous ont été attribués par l’agence onusienne fin 2013. C’est aussi le premier d’une série de projets d’énergie propre et d’efficience énergétique que nous allons développer et qui vont dans le sens de la politique du gouvernement qui consiste à renforcer l’indépendance énergétique du pays en accordant une place de choix aux énergies renouvelables. »
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