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Océan Indien

Tests covid-19 : les risques des prélèvements nasopharyngés

21 mai 2021 | PAR La rédaction
L’Académie de médecine va jusqu’à parler de risque de méningite. (Photo Stocklib/Hanna Kuprevich).
L’Académie de médecine, en France, a publié le 8 avril dernier un communiqué qui a trouvé peu d’échos dans la presse. Il est pourtant de toute première importance puisque, dans l’océan Indien, on pratique à tour de bras les tests PCR à partir de prélèvements nasopharyngés.

En clair, un prélèvement nasopharyngé se pratique avec ce machin, appelé écouvillon, qu’on vous enfonce profondément dans le nez et qui est devenu la référence pour la détection du génome viral par RS-PCR. Et même si vous avez été vacciné, vous n’en êtes pas dispensé puisque les vaccinés peuvent être contagieux. En France, l’Académie de médecine a mis en garde contre les risques encourus dans un communiqué daté du 8 avril 2021. « Devant la multiplication et la répétition des prélèvements, parfois effectués dans des conditions inadaptées, il importe de rappeler les précautions à observer et les risques encourus, souligne ce communiqué. Si certaines complications peuvent être considérées comme bénignes (désagrément, douleur ou saignement), de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines, notamment des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite. »
Afin de ne pas négliger le risque lésionnel induit par la banalisation des prélèvements nasopharyngés effectués massivement dans le contexte de la Covid-19, l’Académie nationale de médecine rappelle les bonnes pratiques à respecter :
- S’enquérir, avant tout prélèvement, d’éventuels antécédents accidentels ou chirurgicaux de la sphère ORL pouvant modifier l’anatomie des cavités nasales et sinusales, notamment les interventions concernant la cloison, le cornet nasal inférieur et les sinus de la face ;
- Ne pas placer la tête du patient en hyperextension lors du prélèvement, mais la maintenir en position naturelle, le menton parallèle au sol ;
- Introduire l’écouvillon en suivant horizontalement le plancher de la cavité nasale et ne le dévier en aucun cas vers le haut, en direction de la base du crâne.
De plus, l’Académie nationale de médecine recommande :
- De réserver la pratique des prélèvements nasopharyngés aux professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste dans des conditions techniques rigoureuses ;
- Chez les enfants, de privilégier les prélèvements salivaires pour leur sécurité et leur acceptabilité ;
- De mettre en garde les utilisateurs d’auto-tests, l’auto-prélèvement pouvant exposer à de faux négatifs lorsque l’écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais pouvant aussi devenir dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction.
Il existe une alternative avec les prélèvements oropharyngés, c’est-à-dire réalisés au fond de la gorge et comportant moins de risques. En France, ils ont été validés par la Haute autorité de santé (HAS), mais on se demande pourquoi les laboratoires, qui ont trouvé un juteux business avec les tests PCR, préfèrent s’en tenir aux prélèvement nasopharyngés. Le public, en tout cas, a le droit d’être informé correctement.

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