Le billet

Monde

Tocqueville, ce génie

28 avr 2014 | PAR Alain Foulon

La démocratie nous conduit-elle, inexorablement, vers une douce tyrannie ? Alexis de Tocqueville l’avait déjà pressenti il y a près de deux siècles. En venant observer la société américaine, il prédisait « l’avènement d’un ordre régi par l’État-Providence, enfermant l’homme dans un réseau de réglementations oppressives et le réduisant à n’être qu’un matricule anonyme, sans initiatives ni grandeur, au sein d’une masse domestiquée » (*). Nous n’étions pourtant qu’en 1831 et l’on se demande ce que dirait aujourd’hui le penseur globe-trotter qui, en quelques mots, montrait les limites du suffrage universel : « Il est difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l'habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ». Finalement, nous avons les dirigeants que nous méritons !
 
«  De la démocratie en Amérique », 1835 et 1840, rééd., Paris, Garnier Flammarion, 1981, 2 volumes (préface de François Furet).

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