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Océan Indien

TOP 500 de l'océan Indien 2015

16 juin 2015 | PAR La rédaction
Les derniers chiffres des entreprises de La Réunion, Maurice, Madagascar et Mayotte.

Les entreprises surfent sur la vague de la crise

La nouvelle édition du « Top 500 de l’océan Indien » de L'Eco austral vient de paraître. Selon Alain Foulon, le directeur de publication, les résultats « confirment le dynamisme de nos acteurs économiques qui ont su, pour la plupart, surfer sur la vague de la crise et éviter les requins de tout genre ». Les entreprises ayant suffisamment de fonds propres ont su profiter de la crise. Elles ont misé sur le rachat des affaires en difficulté ou en faillite afin de réaliser une croissance externe.

Pour l’édition 2015, nous retrouvons le même trio de tête composé de Vindémia (filiale du groupe français de grande distribution Casino), du Groupe Bernard Hayot (multinationale d’origine antillaise) et du groupe mauricien GML, qui creuse l'écart. À noter la forte croissance de GML (+ 13 %) dont le chiffre d’affaires passe de 699 millions d’euros à 790 millions d’euros. Il talonne désormais le Groupe Bernard Hayot qui lui-même se rapproche de Vindémia qui a connu un tassement de son chiffre d’affaires (- 0,6 %), signe d’un durcissement de la concurrence dans le secteur de la grande distribution à La Réunion.
Notre Top 500 s’est enrichi de l’arrivée d’entreprises malgaches pour lesquelles nous avons pu recueillir des informations qui restaient jusqu’alors très confidentielles. Le pétrole et les mines forment donc les deux grands secteurs économiques de la Grande île et ce sont d’ailleurs les mines qui ont tiré la croissance de 2,6 % enregistrée en 2013 et de 3,7 % annoncée pour 2014. Le pétrolier Jovenna est la première entreprise de Madagascar à apparaître dans le tableau, à la 7e place.
L’économie réunionnaise est aujourd’hui dominée par des entreprises appartenant à des multinationales ou à des groupes français, comme le montre notre classement. Seuls quelques groupes familiaux, à capitaux réunionnais, comme Excellence, Ravate, Océinde et Chong-Fah-Shen, occupent encore des positions significatives. Mais force est de constater que la départementalisation a façonné l’économie de l’île tout autant que son organisation administrative. C’est un peu le même problème à Madagascar, pour des raisons différentes, alors que Maurice a réussi, au contraire, à garder la main sur son économie. Les leaders des principaux secteurs de l’économie mauricienne sont des entreprises à capitaux mauriciens ou contrôlées par des acteurs mauriciens, y compris le secteur bancaire dominé par la MCB. Des groupes, comme CIEL, ont su habilement faire entrer dans leur capital des fonds d’investissement internationaux tout en gardant le contrôle, au moins en droits de vote. La situation est assez critique à Mayotte où le tissu d’entreprises privées reste très mince. Des entreprises doivent subir des rattrapages sociaux rapides notamment sur le niveau des salaires, sans que la productivité ne suive forcément.



Le Top 500 indique que 161 entreprises à Maurice réalisent un chiffre d’affaires de 1,94 millions d’euros et plus, 206 entreprises à La Réunion, 123 à Madagascar et 10 à Mayotte.



Si le développement durable d'une entreprise doit se reposer sur la productivité et la stratégie, il n'en va pas de même pour les TPE et PME. L’un des défis majeurs à relever serait que les entreprises de l'océan Indien puissent trouver une certaine résonance auprès des autorités politiques.

Vous trouverez ci-dessous en pdf le classement du Top 500.
 

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Les entreprises surfent sur la vague de la crise La nouvelle édition du « Top 500 de l’océan Indien » de L'Eco austral vient de paraître. Selon Alain Foulon, le directeur de publication, les résultats « confirment le dynamisme de nos acteurs économiques qui ont su, pour la plupart, surfer sur la vague de la crise et éviter les requins de tout genre ». Les entreprises ayant suffisamme...