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Tous vocation à réussir !

1 avr 2019 | PAR Bernard Alvin | N°338
Julien Catalan
Que penser des personnes qui se remettent en question après deux ou trois échecs plutôt que de « s’entêter » et d’aller au bout de leurs idées ? L’homme qui insiste a-il vocation à réussir ? Vocationnellement, oui !

Quand une personne cherche à se faire recruter pour un bon poste, très souvent le recruteur interpelle le candidat lorsque ce dernier a changé souvent de job ou est resté peu de temps dans chaque job. Cette personne pourra être soupçonnée d’instabilité, de ne pas finaliser ses projets, bref d’abandonner trop vite. En même temps, si cette personne est restée dix ans dans la même société et au même poste, elle pourra être soupçonnée d’être trop dans sa zone de confort, de subir son environnement, de ne pas s’adapter, d’être très conservatrice. 
Alors y a-t-il une fourchette basse pour ne pas abandonner trop vite et une fourchette haute pour cesser de se fatiguer après maints échecs ? Que penser, par exemple, de  Thomas Edison qui a  connu mille échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique ? S’il n’avait pas persisté de façon presque surhumaine, nous en serions peut-être encore à nous éclairer à la lampe à huile !
Et que penser d’Alfred Nobel, ce Suédois qui fut chimiste, industriel et fabricant d’armes ? Il déposa 350 brevets dont celui de la dynamite et il possédait l’entreprise d’armement Bofors.  Dans son testament, il légua son immense fortune à la création du prix Nobel qui récompense des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité » par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance ou par leur travail en faveur de la paix. Ainsi, en laissant aller Alfred Nobel au bout de son projet entrepreneurial de développement de l’armement sur terre, on a permis à des centaines de chercheurs industriels d’inventer des produits concourant au bien-être de l’humanité !
À présent je vais analyser cela avec « ma casquette » de consultant vocationnel ! La vocation étant située à un niveau de motivation personnel très profond, elle s’accompagne souvent, si ce n’est dans tous les cas, d’une dimension d’authenticité de la personne vis-à-vis d’elle-même et des autres. Un dictateur sanguinaire fait-il preuve d’authenticité vis-à-vis de lui-même et des autres ? Ma réponse est oui, et j’ai vécu une situation qui justement m’y  fait penser 
J’avais rencontré un entrepreneur qui « dans une autre vie » avait été particulièrement dur avec ses congénères. Et c’est un euphémisme que de dire cela ! Ayant mené quelques entretiens avec lui, j’ai découvert en lui des qualités et des talents très positifs pour l’humanité : cet homme méritait d’être écouté ou entendu dans sa vérité. Par la suite, il n’a plus jamais parlé avec les mots - et sans doute les actes - durs qui le caractérisaient avant cet entretien
Je suis persuadé qu’en accompagnant une grande quantité de managers et de cadres, d’une même entreprise ou d’un même secteur jugé « nuisible », il y a de prodigieuses mutations bénéfiques à attendre tant pour les managers concernés que pour leurs entreprises et leurs clients.  Au fond, si les hommes décident d’offrir aux autres ce qu’ils ont de mieux au fond d’eux mêmes (tel est bien l’enjeu de la vocation), ils apporteront aux autres bien plus de richesses !
Bien sûr, avec ou sans management vocationnel, les personnes sont face à leurs responsabilités, nous avons toujours le choix ou la liberté de choisir telle ou telle voie ou option, qu’elle soit utile ou pas à la société. Mais gageons qu’avec un bon travail de management vocationnel, les managers seront clairement plus enclins à donner un sens utile à l’humanité qui nous entoure. C’est tellement plus agréable ! 

Bernard Alvin
Il est à la tête de son propre cabinet, Bernard Alvin Conseil, fondé en 1995 et spécialisé dans l’accompagnement des hommes dans le domaine du développement des potentiels. Bernard Alvin a « coaché » ses premiers cadres et dirigeants dès 1991, faisant figure de pionnier avant que n’arrive la mode du coaching. Cherchant à aller plus loin, il fera émerger le concept de « management vocationnel » à partir de 2005. Il a pratiqué son métier en France métropolitaine, dans les DOM-TOM et dans plusieurs pays dans le monde, dont le Brésil. Il intervient en effet en français, en anglais et en portugais.
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