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Océan Indien

Turkish Airlines amène de nouveaux touristes d’Europe de l’Est

1 juin 2017 | PAR Jacques Rombi | N°320
Fatih Mehmet Kursun, directeur général de Turkish Airlines pour Maurice, Madagascar et les Seychelles : « Rien qu’avec Belgrade, nous avons transporté un millier de nouveaux passagers vers l’océan Indien. » Davidsen Arnachellum
Sans faire de bruit, Turkish Airlines a atterri dans l’océan Indien en 2015. Elle est pourtant l’une des premières compagnies mondiales (*). Fatih Mehmet Kursun, son directeur régional, dévoile ses perspectives.


Pour Fatih Mehmet Kursun, l’atout principal de sa compagnie tient dans l’important maillage déployé au départ de Maurice. « Nous avons des mastodontes qui opèrent face à nous, c’est vrai. Mais personne ne dessert autant de grandes, moyennes et petites villes que nous. Je pense en particulier à l’Europe où, par exemple, en Allemagne, nous touchons 14 villes... » Aussi, certains ont bien compris l’intérêt que pouvait générer un partenariat renforcé avec Turkish Airlines. C’est le cas de Pascal Viroleau, CEO des Iles Vanille. Il était à Maurice le 19 mai dernier pour signer une convention de partenariat avec Fatih Mehmet Kursun. « Avec Turkish Airlines, nous avons établi un partenariat stratégique depuis un an, explique ce Réunionnais, fervent défenseur de la coopération régionale et de l’ouverture internationale. Ce travail commence à porter vraiment ses fruits car on s’adresse à des passionnés qui aiment leur métier. Ils accomplissent par exemple un gros travail de maillage à l’international pour développer le concept Iles Vanille. Je pense à l’Europe de l’Est, un marché émergent pour nous... » Effectivement, avec cinq vols par semaine vers Istanbul, et de là vers le reste du monde, c’est toute la région qui profite aujourd’hui de nouvelles fenêtres. Dans le sens Sud-Nord pour ses habitants, mais également dans l’autre sens avec l’arrivée de nouveaux touristes. « Nous avons organisé des voyages d’un nouveau genre vers l’Europe de l’Est pour des opérateurs touristiques locaux, détaille Fatih Mehmet Kursun. À la différence des éductours où les intéressés sont totalement invités, là nous avons partagé les frais et les opérateurs touristiques ont vraiment voulu s’impliquer en participant de leur poche à ces voyages B to B. »

« WIDEN OUR WORLD » (« ÉLARGIR NOTRE MONDE »)

Deux voyages ont permis à des représentants d’agences réceptives de Maurice, de La Réunion et de Madagascar d’aller à la rencontre de leurs homologues dans des villes au départ d’Istanbul comme Prague, Budapest, Bucarest, Belgrade, Sofia et Lubania... Des rencontres ayant généré un engouement qui a surpris tout le monde. « Rien qu’avec Belgrade, nous avons transporté un millier de nouveaux passagers vers l’océan Indien », s’enthousiasme Fatih Mehmet Kursun. Ouvrir le monde, toute une philosophie pour Turkish Airlines. « C’est une mission qui dépasse le simple business », souligne le patron régional de la compagnie, citant au passage sa signature : « Widen our World » (littéralement « Élargir notre monde »).
Ces pays, hier communistes et fermés, voient l’émergence d’une classe moyenne. Soit une manne à exploiter pour l’océan Indien. Sans parler des voyages d’affaires dont l’impact est encore difficile à mesurer. Fatih Mehmet Kursun nourrit de belles ambitions pour ouvrir davantage la région au reste du monde, mais aussi pour ouvrir de nouvelles routes inter-îles. « À La Réunion, il y a aussi des 5 étoiles qu’il faut remplir. Qu’on me donne des tarifs préférentiels au départ de Maurice et j’amènerai ces nouveaux touristes vers les autres îles... » À suivre.

(*) Turkish Airlines dessert 296 destinations dans 120 pays et dispose d’une flotte de 320 avions.

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