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Un accord de cogestion de l'îlot Tromelin examiné à l'Assemblée nationale française

11 Jan 2017 | PAR AFP
Tromelin est revendiqué par l'île Maurice depuis 1976. Depuis, la question de la souveraineté de l'île n'a cessé d'empoisonner les relations entre les deux pays. Pas moins de 20 années de négociations ont été nécessaires pour qu'un accord soit signé le 7 juin 2010, prévoyant une « cogestion » économique, scientifique et environnementale de l'île. - TAAF
Un accord de cogestion de l'ilot Tromelin entre la France et Maurice va être examiné le 18 janvier à l'Assemblée, suscitant de nouveau des inquiétudes au sujet de la souveraineté française sur cet îlot inhabité de l'océan Indien.


Le « projet de loi autorisant l'approbation de l'accord-cadre entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Maurice sur la cogestion économique, scientifique et environnementale relative à l'île de Tromelin et à ses espaces maritimes environnants » a déjà été adopté par le Sénat en 2012. 

Tromelin, bout de terre de 1 km2, à 520 km au nord de la Réunion et découvert par un navigateur français en 1722, est actuellement géré par l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il couvre 280 000 km carrés de domaine maritime. - TAAF
Tromelin, bout de terre de 1 km2, à 520 km au nord de La Réunion et découvert par un navigateur français en 1722, est actuellement géré par l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Il couvre 280 000 km carrés de domaine maritime. - TAAF
 

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé « un projet qui amputera le territoire national », en mettant « en co-souveraineté avec l'Île Maurice, Tromelin et ses 280 000 km2 de zone économique exclusive (ZEE) ». « Ce texte ne serait qu'une étape avant que la France abandonne toute souveraineté sur Tromelin et sa ZEE », a-t-elle affirmé.
Le député du Tarn (UDI) Philippe Folliot et l'écrivain Irène Frain (auteur d'un roman sur l'ilot) ont aussi fait part dans une tribune commune sur lefigaro.fr, de leur inquiétude : « La France s'apprête à céder de fait, et sans contrepartie, une part de notre territoire national », disent-ils.
Dénonçant un « traité inique » de cogestion, M. Folliot a lancé une pétition « l’île de Tromelin doit rester française » (sur change.org).
Mme Le Pen et M. Folliot s'étaient fait l'écho des mêmes craintes en avril 2013, quand le projet de loi était arrivé à l'Assemblée.

L'accord « ne marque en aucun cas un changement de la position française en ce qui concerne la souveraineté ou les compétences territoriales et maritimes sur l'île de Tromelin », avait affirmé le ministre des Outre-mer de l'époque, Victorin Lurel, qui s'était même rendu sur l'ilot. - TAAF
L'accord « ne marque en aucun cas un changement de la position française en ce qui concerne la souveraineté ou les compétences territoriales et maritimes sur l'île de Tromelin », avait affirmé le ministre des Outre-mer de l'époque, Victorin Lurel, qui s'était même rendu sur l'ilot. - TAAF
 

Mais le projet de loi avait finalement été ajourné en juin 2013 et n'avait depuis jamais été réinscrit à l'agenda.
Tromelin est revendiqué par l'île Maurice depuis 1976. Depuis, la question de la souveraineté de l'île n'a cessé d'empoisonner les relations entre les deux pays. Pas moins de 20 années de négociations ont été nécessaires pour qu'un accord soit signé le 7 juin 2010, prévoyant une « cogestion » économique, scientifique et environnementale de l'île.

Un drame presque tombé dans l'oubli : les esclaves oubliés de Tromelin

L'île a connu un épisode tragique surnommé les « naufragés de Tromelin ».
Le 1er août 1761, L'Utile, frégate de la Compagnie française des Indes orientales, fait naufrage sur les récifs coralliens de l'île. Le bateau parti de Bayonne avec cent-quarante-deux hommes d'équipage, avait embarqué cent-soixante hommes, femmes et enfants malgaches destinés à être vendus à Maurice.
Lors de l’échouage, l'équipage et une soixantaine de Malgaches arrivèrent à rejoindre l'île Tromelin. Deux mois après le naufrage, les 122 hommes d'équipage prennent place dans un canot, laissant les Malgaches sur l'île avec quelques vivres. Un officier français leur promet de revenir les chercher. Cette promesse ne sera pas tenue.
Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans plus tard, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, récupère huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois.
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Un accord de cogestion de l'îlot Tromelin examiné à l'Assemblée nationale française

 Le « projet de loi autorisant l'approbation de l'accord-cadre entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Maurice sur la cogestion économique, scientifique et environnementale relative à l'île de Tromelin et à ses espaces maritimes environnants » a déjà été adopté par le Sénat en 2012.  Tromelin, bout de terre de 1 km2, à 520 km au ...