Edito

Mayotte

UN EMBRASEMENT PRÉVISIBLE

22 mai 2016 | PAR Alain Foulon

La presse s’alarme de la chasse aux étrangers à laquelle se livrent des Mahorais ces derniers jours. Un triste spectacle, en effet, mais qui n’étonnera que ceux qui pratiquaient la politique de l’autruche. Le premier responsable est sans aucun doute le gouvernement français qui aurait dû anticiper ce mouvement populaire et éviter de laisser pourrir la situation depuis des années. Car Mayotte est en train d’être colonisée par les Comoriens qui ne reconnaissent pas à l’île le statut de département français. Selon les chiffres officiels de l’Insee, les immigrés clandestins représentent 40% de la population, mais il est probable qu’ils soient devenus majoritaires. Des milliers d’adolescents (on parle de 9 000, voire davantage) sont livrés à eux-mêmes après l’expulsion de leurs parents et certains sont devenus des « coupeurs de route » armés de machettes, comme on en voit dans certaines régions de la République démocratique du Congo ou d’ailleurs. En vertu du droit du sol, ils ne peuvent pas être expulsés. Diverses missions, dont l’une du Sénat, ont tiré la sonnette d’alarme depuis plus de dix ans sur cette situation. Mais pas question de toucher au droit du sol ! Qu’est-ce qu’on fait alors ? Les Mahorais, qui ont rejeté l’indépendance pour ne pas être sous la coupe de Moroni, commencent à comprendre que le statut de département n’était finalement pas une garantie. Certains réagissent violemment, d’autres quittent leur île pour s’établir en France métropolitaine ou, plus fréquemment, à La Réunion toute proche. Ce mouvement migratoire n’est pas vraiment comptabilisé, mais il accentue encore la recomposition démographique de Mayotte et pourrait engendrer des problèmes à La Réunion. Un dossier brûlant !

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Mayotte

UN EMBRASEMENT PRÉVISIBLE

La presse s’alarme de la chasse aux étrangers à laquelle se livrent des Mahorais ces derniers jours. Un triste spectacle, en effet, mais qui n’étonnera que ceux qui pratiquaient la politique de l’autruche. Le premier responsable est sans aucun doute le gouvernement français qui aurait dû anticiper ce mouvement populaire et éviter de laisser pourrir la situation depuis des années. Car ...