Edito

Maurice

UN + UN NE FONT PAS DEUX

6 Jan 2015 | PAR Alain Foulon

La défaite du Premier ministre sortant, Navin Ramgoolam, lors des élections générales du 10 décembre à Maurice, représente une petite leçon d’arithmétique d’un genre particulier. On a pu découvrir qu’en politique un + un ne font pas forcément deux. Le résultat de l’addition peut même être inférieur à un. Sur le papier, en effet, l’alliance des deux principaux partis de l’île, le Parti travailliste de Navin Ramgoolam et le MMM de Paul Bérenger, devait leur donner une large majorité. Mais les électeurs ne l’ont pas entendu de cette oreille. Des « affaires » montées en épingle par une presse qui n’a jamais porté dans son cœur le leader travailliste, une alliance mal comprise et, surtout, un projet de réforme constitutionnel qui faisait peur ont constitué un cocktail explosif. Et l’explosion a propulsé à la tête du pouvoir un candidat de 84 ans, Anerood Jugnauth. Son âge vénérable lui donne quelques libertés de faire le ménage et d’engager des réformes. En la matière, un vieux renard vaut mieux qu’un jeune loup. Il n’y a plus qu’à espérer qu’on s’engagera fermement dans une méritocratie et qu’on sortira, une fois pour toutes, de la politique des petits copains et des grands coquins.

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UN + UN NE FONT PAS DEUX

La défaite du Premier ministre sortant, Navin Ramgoolam, lors des élections générales du 10 décembre à Maurice, représente une petite leçon d’arithmétique d’un genre particulier. On a pu découvrir qu’en politique un + un ne font pas forcément deux. Le résultat de l’addition peut même être inférieur à un. Sur le papier, en effet, l’alliance des deux principaux partis de l...