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Maurice

Une cure de rajeunissement pour les 85 ans d’Oxenham

1 sep 2017 | PAR La rédaction | N°322
Le patriarche Clifford Oxenham, âgé de 85 ans comme l’entreprise, vient de passer la main à son fils Brian Oxenham (notre photo) à la direction générale alors que la présidence du conseil d’administration est confiée à Patrick Oxenham. En arrière plan, on distingue le logo dans sa nouvelle typographie. Davidsen Arnachellum
L’entreprise familiale a fêté son anniversaire le 26 juillet avec l’ensemble de son personnel, soit plus de 300 salariés. L’occasion pour le patriarche Clifford Oxenham de passer la main, mais aussi de présenter un logo relooké et de parler de l’avenir.

Le discours de Clifford Oxenham était empreint d’émotion lors de l’anniversaire d’une entreprise familiale où travaillent pas moins de 13 Oxenham et qui a réalisé l’équivalent de 20,4 millions d’euros de chiffre d’affaires pour son exercice clôturé le 30 juin 2016. 
Le patriarche, qui avait fait son entrée dans la maison en 1952, à l’âge de 20 ans, a pu retracer les grandes lignes, mais aussi les anecdotes, d’une histoire qui a commencé à Rodrigues en 1932 avec une première fabrication de vin par son père, Edward Clark Oxenham, qui était agriculteur dans cette dépendance de Maurice. On connaît cette plaisanterie à Maurice qui relate qu’Edward avait dû expliquer par la suite à ses enfants qu’on pouvait aussi faire du vin avec du raisin. Patrick Oxenham, qui succède à Clifford à la présidence du conseil d’administration, la citera dans son discours. 

DEUX ŒNOLOGUES DANS L’ENTREPRISE

C’est à Port-Louis que la production va vraiment décoller avec cette marque que plusieurs générations de Mauriciens connaissent : Euréka. Au décès du fondateur, en 1950, ses quatre fils prennent la relève et, faute de vignoble, produisent du vin à partir de raisin sec. Un choix qui a permis de démocratiser le vin jusqu’à aujourd’hui. Sans parler des vins produits actuellement, sous la marque « Divine », à partir de letchis, d’ananas et de goyaves et qui sont plus que buvables. Au fil du temps, la qualité s’est affermie avec la formation à l’œnologie de deux membres de la famille, en France et en Australie. On est bien loin des premiers vins de fruits élaborés à Rodrigues. Et l’usine de Phoenix s’est modernisée. L’entreprise a investi, ces dix dernières années, dans l’automatisation des différentes étapes de l’embouteillage. Sa dernière acquisition est l’Empty Bottle Inspector (EBI), une technologie de pointe pour l’inspection des bouteilles. 
 

Oxenham veut se positionner dans les rhums haut de gamme pour viser l’export. Il prévoit aussi de brasser une bière artisanale pour le marché local.
Oxenham veut se positionner dans les rhums haut de gamme pour viser l’export. Il prévoit aussi de brasser une bière artisanale pour le marché local.  Davidsen Arnachellum
 

DIVERSIFICATION, INNOVATION ET EXPORTATION

En parallèle, Oxenham est devenu l’un des principaux importateurs de vins, fournissant le secteur de l’hôtellerie-restauration tout en déployant son réseau de magasins « Le Connoisseur », l’occasion de se diversifier dans les produits d’épicerie fine. Et même dans les cosmétiques avec l’enseigne Kabuki. 
Côté rhum, il vise l’export avec sa marque Bougainville. Un rhum qui a la particularité d’être le seul rhum de mélasse fait en alambic à Maurice. Une production qui a démarré il y déjà plus de dix ans et un savoir-faire qui permettra de commercialiser des rhums vieux. « Nous voulons nous concentrer sur le haut de gamme », souligne Alan Oxenham, Chief Marketing Officer. Même stratégie pour la bière avec un projet de brasserie artisanale qui enrichira l’offre faite aux consommateurs mauriciens sur un marché dominé par Phoenix Bev. Innovation, diversification et exportation sont les trois mots qui caractérisent la stratégie d’Oxenham pour les prochaines années. 

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Le discours de Clifford Oxenham était empreint d’émotion lors de l’anniversaire d’une entreprise familiale où travaillent pas moins de 13 Oxenham et qui a réalisé l’équivalent de 20,4 millions d’euros de chiffre d’affaires pour son exercice clôturé le 30 juin 2016.  Le patriarche, qui avait fait son entrée dans la maison en 1952, à l’âge de 20 ans, a pu retracer les grand...