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Madagascar

Une stratégie sur dix ans pour doper les exportations

1 mai 2016 | PAR La rédaction | N°308
Le port de Tamatave. L’Europe et les Etats-Unis ne représentent plus que 9,5% des clients de Madagascar en terme de valeur alors que les marchés de la Chine et des pays de la SDAC progessent nettement.

L’International Trade Board of Madagascar (ITBM) a initié, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), une Stratégie d’exportation de Madagascar pour les industries et les services (SEMIS). Elle est prévue sur dix ans (2016-2026) et dotée d’un programme d’actions prioritaires sur une période de deux ans. Le secteur privé sera impliqué dans sa mise en œuvre effective. Une structure institutionnelle regroupant les représentants de l’État et du monde économique devrait voir le jour. Cette nouvelle initiative s’ajoute à l’étude diagnostic de l’intégration du commerce, au programme de renforcement des capacités commerciales et à l’examen de la politique commerciale du pays avec l’OMC visant à la création d’un guichet unique à l’export. Entre 2007 et 2014, la répartition des marchés à l’export a connu de profonds changements. L’Europe et les Etats-Unis sont passés de 9,5% à 14% alors que la Chine et la SADC (Communauté de développement d’Afrique) faisaient un bond en avant. La balance commerciale reste cependant déficitaire vis-à-vis de tous ces blocs régionaux. Les exportations malgaches n’évoluent en général qu’en fonction de la conjoncture et des opportunités sur le court terme. Les entreprises manquent de moyens techniques et financiers, subissent des tracasseries administratives et affichent parfois une compétitivité insuffisante en raison notamment de la crise énergétique.  

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Une stratégie sur dix ans pour doper les exportations

L’International Trade Board of Madagascar (ITBM) a initié, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), une Stratégie d’exportation de Madagascar pour les industries et les services (SEMIS). Elle est prévue sur dix ans (2016-2026) et dotée d’un programme d’actions prioritaires sur une période de deux ans. Le secteur privé sera impliqué dans sa mise en œuvre effect...