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Madagascar

Vitogaz veut faire de la laine avec du plastique

La machine polyfloss s’inspire de la machine à barbe à papa. Elisabeth Molin
Dans le cadre de ses actions sociétales, Vitogaz se lance dans un ambitieux projet d’insertion des jeunes et de recyclage des déchets plastiques. Objectif, produire de la laine Polyfloss avec du plastique sur le modèle de la machine à barbe à papa…

À Madagascar depuis 1999, Vitogaz se positionne en tant que leader sur le marché local du gaz butane et le seul opérateur disposant d’un terminal d’importation et de stockage de gaz de pétrole liquéfié.  La société fait partie du pôle « Énergie » du groupe français Rubis, présent en Europe, dans les Caraïbes et en Afrique. Au cours de ses 20 ans d’existence, elle s’est fixé comme objectif d’apporter une énergie de proximité fiable et  écologique aux foyers et industriels de la Grande Île. Conformément à son objectif de préserver l’environnement, elle s’engage également dans des actions sociétales. 
Dans cette optique, Vitogaz a lancé un laboratoire d’innovation et de création pour le design social, baptisé Ndao Hanavao ( littéralement « Allons renouveler »). Il s’agit d’une initiative locale, lancée en association avec Rubis Mécénat, qui consiste en un atelier d’expérimentation et de formation en présence de designers invités. À travers la conception d’objets de design, l’idée est de trouver des solutions à certaines problématiques sociétales liées à l’eau, la lumière, l’énergie, l’environnement, les déchets, auxquelles est confrontée la population vivant en grande précarité.
Pour la première édition du projet, le laboratoire a ainsi invité à Tananarive les designers français Christophe Machet et Émile Visscher de l’entreprise The Polyfloss Factory, afin de développer le concept du polyfloss. S’inspirant de la machine à barbe à papa, ce procédé innovant de recyclage des déchets plastiques permet d’obtenir une laine flexible pouvant être réutilisée de différentes manières, sous formes d’isolant thermique, d’emballage, d’objets design. 

 

Les bénéficiaires du programme (en blanc)  et les collaborateurs Vitogaz avec les responsables et les designers.
Les bénéficiaires du programme (en blanc) et les collaborateurs Vitogaz avec les responsables et les designers.  ©Droits réservés
 

Procédé innovant

La laine polyfloss peut également servir aux créations textiles et artisanales, au moulage et à la conception d’objets à valeur d’usage. Ramassés par un réseau de « collecteuses » dans les déchetteries de la capitale, les déchets plastiques triés sont ainsi recyclés et transformés sur place en produits finis. Le plastique transformé peut de même être revendu sous forme de panneaux, de laine, de rouleaux de feutre, comme matériaux de construction ou comme matière première pour l’artisanat local. Sur ce dernier point, Ndao hanavao  a d’ailleurs invité des artistes et des designers à expérimenter la laine polyfloss produite au sein du laboratoire. 

Formation complète à la laine polyfloss
Le laboratoire d’incubation et d’expérimentation Ndao Hanavao accueille déjà de jeunes adultes dans le cadre du développement de la laine polyfloss. Pour la première promotion, dix jeunes de 17 à 20 ans en réinsertion professionnelle suivent la formation. Ils bénéficient en outre de cinq à dix jours par mois de cours  d’introduction au design, de français, de compétences de vie ainsi que des formations à l’entrepreneuriat. Ils auront ainsi toutes les clés en main, à l’issue de leur formation, pour lancer la production de laine polyfloss à Madagascar et développer leurs propres entreprises sociales et solidaires.
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