Edito

Monde

VOYEURISME

7 déc 2014 | PAR Alain Foulon

Ce qui caractérise sans doute le mieux l’époque actuelle, c’est son voyeurisme. Celui-ci se révèle dans la soi-disant « télé-réalité », dans la politique spectacle, où les « ex » règlent leurs comptes dans des livres dont le niveau est rarement au-dessus de la ceinture, dans l’Internet et ses vidéos sans limite et dans les chaînes de télévision en continu qui portent bien leur nom de chaîne. Le film « Night Call », qui vient de sortir, dresse une critique au vitriol de ce journalisme télévisé américain. On y voit un chômeur se recaser en filmant en direct des crimes et accidents afin de revendre les images aux télés. Plus il y a de sang et plus ça rapporte, évidemment. Le voyeurisme n’a plus de limite et relève d’une certaine forme de Schizophrénie sociale. En plus, il ne donne aucune « vision réelle » de la réalité parce qu’il s’en tient à des images, comme au cinéma ou dans les jeux électroniques, sans nous permettre de comprendre. Un bon moyen de fabriquer l’opinion et de nous empêcher de penser. « Consommez ! Il n’y a rien à réfléchir ! »

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Ce qui caractérise sans doute le mieux l’époque actuelle, c’est son voyeurisme. Celui-ci se révèle dans la soi-disant « télé-réalité », dans la politique spectacle, où les « ex » règlent leurs comptes dans des livres dont le niveau est rarement au-dessus de la ceinture, dans l’Internet et ses vidéos sans limite et dans les chaînes de télévision en continu qui portent bi...