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Océan Indien

Murakami Hironobu (Agence de coopération internationale du Japon) : « Raffermir nos engagements pour l’Afrique »

Basé à Madagascar, le représentant résident de l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA) présente ses actions dans la sous-région. Il aborde également les thèmes de la prochaine TICAD (le sommet Afrique-Japon).

L’Eco austral : Quel est le cahier des charges de la Japan International Cooperation Agency ? 
Murakami Hironobu
: Elle soutient les pays récipiendaires dans différents domaines comme le renforcement des ressources humaines, le transfert de technologie et le développement des infrastructures. Le bureau de la JICA Madagascar couvre trois États : Madagascar, l’Union des Comores et Maurice. Nos stratégies de coopération diffèrent selon le contexte économique de chaque pays…

Quelles sont les actions en cours ?
Pour Madagascar, il y a trois axes principaux : le développement rural, économique et social. Aux Comores, notre action est orientée sur la sécurité humaine. À Maurice, notre coopération est axée sur l’environnement, la gestion des risques et catastrophes et le changement climatique. Nous allons d'ailleurs prochainement inaugurer le nouveau système radar météorologique à Trou-aux-Cerfs.

La JICA collabore-t-elle avec d’autres agences de développement ?
Nous collaborons étroitement avec différents partenaires techniques et financiers, et des agences multilatérales et bilatérales, comme les Nations Unies, la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission de l’océan Indien (COI), l’Agence française de développement (AFD), l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l’Agence allemande de coopération technique (GIZ), etc.

L’une de vos actions les plus spectaculaires est la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique de Tokyo (TICAD, le sommet Afrique-Japon). Quel est le bilan de sa sixième édition qui a eu lieu pour la première fois en Afrique, au Kenya, en 2016 ?  
La TICAD est organisée, tous les trois ans, à l’initiative du Japon avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale. Dans la sous-région, suite à la TICAD VI, le principal port de la Grande Île -celui de Toamasina (Tamatave) – est en cours d’extension en vue de tripler le volume de marchandises traitées d’ici 2026. À Maurice, nous avons donc réalisé le radar météorologique de Trou-aux-Cerfs, qui est le plus sophistiqué de la région. Les Comores vont bénéficier d’un projet de lutte contre la malnutrition aigüe à l’échelle nationale. 

Quels sont les objectifs de la TICAD VII qui aura lieu cette année à Yokohama, du 28 au 30 août ? 
Plus de 4 500 participants sont attendus. Pour cette septième édition, outre le renforcement des trois principaux piliers de la TICAD VI, à savoir la diversification de l’économie et de l’industrialisation, la promotion de systèmes de santé résilients et la promotion de la stabilité sociale, mon pays va promouvoir davantage l’agriculture et renforcer les mesures contre les maladies infectieuses en Afrique, en s’appuyant sur un partenariat avec des secteurs privés dans le monde.

Murakami Hironobu, un produit 100 % JICA
C’est en 1993 que Murakami Hironobu intègre la JICA. Au cours de sa carrière, il alterne des fonctions de haut niveau à Tokyo et des postes en Afrique. Avant d’être nommé, en janvier 2017, représentant résident du bureau de la JICA à Madagascar, il a été en poste au Maroc et au Cameroun où il était le représentant résident de la JICA.