Eco Austral – Actualités économiques et entreprises de l'Océan Indien

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Monde

Ils se trompent, ils nous trompent… énormément !

Comme l’écrivait ce journaliste et romancier plein d’humour qu’était l’Américain Marc Twain (1835-1910), « il est beaucoup plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés ». Nous en avons la preuve avec les crises que nous vivons. Prenons par exemple, en France, le cas des personnels de santé qui ont été suspendus parce qu’ils refusaient la vaccination anti-covid. Nous sommes d’ailleurs dans le flou le plus complet sur leur nombre exact. Mais maintenant que nous savons que les vaccinés pouvaient être tout autant contagieux que les non-vaccinés, on peut se demander qu’est-ce qu’on attend pour les réintégrer alors qu’on nous parle régulièrement d’hôpitaux sous tension ? Au passage, cela veut dire aussi que le « passe vaccinal » n’était pas justifié pour l’ensemble des citoyens du monde entier. On peut penser que les dirigeants politiques qui ont pris les décisions, sous l’influence de scientifiques bien souvent en conflit d’intérêt avec « Big Pharma », ont du mal à reconnaître qu’ils se sont trompés.

Les « écolos » vont carburer au gaz de schiste

Sur la porte d’entrée d’un café à Melbourne, en Australie, on peut lire l’inscription suivante : « Apology to the UnVacci-nated & Vas-Coerced. Last year we didn’t know : The injection DOES NOT stop Covid transmission ; it does NOT protect others. Now we know. We were wrong to exclude you. » Au moins, le propriétaire de ce café, lui, il reconnaît qu’il a été trompé. Les politiciens, qui tiennent les rênes du pouvoir, n’ont pas ce courage. Vont-ils reconnaître que les sanctions contre la Russie ne servent pas à grand-chose, mais sont en train d’affaiblir considérablement l’économie européenne et peut-être même de tuer l’industrie allemande, qui représente le gros de l’industrie européenne ? Vont-ils reconnaître que cela fait le jeu des Américains, auxquels les « écolos » sont désormais prêts à acheter du gaz de schiste, le plus polluant qui soit dans son extraction. Au passage, il faut signaler qu’en octobre, la Russie est devenue le premier exportateur de pétrole en Inde.

La charrue (électrique) avant les boeufs

Pour en revenir à ces « écolos » (je tiens aux guillemets car, à mon avis, ce sont tout sauf des écologistes selon la véritable définition de cette science), les voilà maintenant prêts à accepter l’énergie nucléaire. Il est vrai que son bilan carbone est nul, mais on le savait déjà et on aurait peut-être dû y réfléchir avant de casser EDF, qui était en pointe dans le secteur. Par contre, croire que c’est toujours une énergie bon marché, cela demande à être vérifié. Les réacteurs de nouvelle génération n’ont plus rien à voir avec ceux qu’on a connus. Quant à la souveraineté, on repassera car il faut importer de l’uranium.

Entre parenthèses, on notera le peu de solidarité au sein de l’Union européenne. On vient d’apprendre que la Pologne, qui se met au nucléaire, a choisi l’Américain Westinghouse plutôt qu’EDF pour construire sa première centrale.

L’Union européenne et ses États membres vont-ils reconnaître qu’ils se sont trompés en imposant les véhicules électriques dès 2035, ce qui laisse aux Chinois un vrai boulevard parce qu’ils ont une longueur technologique d’avance ? Nous en parlons dans ce numéro et cela vaut le détour. Franchement, les constructeurs européens avaient déjà accompli d’énormes progrès en produisant des voitures à moteurs thermiques de moins en moins polluants et gourmands en énergie. Il n’était pas besoin de se précipiter, au risque de mettre en péril toute une industrie. Ne fallait-il pas déjà commencer par produire plus d’électricité à base d’énergies renouvelables ? Cela nous concerne aussi dans l’océan Indien où l’on produit l’électricité principalement à base de fioul et de charbon. La conversion des centrales bagasse-charbon (on devrait dire charbon d’ailleurs, tant la part de la bagasse est minime) n’a rien de simple et se révèle extrêmement coûteuse. À La Réunion, on va importer des billes de bois des États-Unis pour remplacer le charbon, on reconnaît que le bilan carbone est loin d’être nul, mais beaucoup mieux que pour le charbon. Mais on ne nous dit pas ce qu’il se passera si, pour une raison ou une autre, les billes de bois ne peuvent plus être acheminées. Apparemment, au contraire du charbon, ça ne se trouve pas facilement sur le globe, quand ils s’agit de respecter certaines normes du développement durable. L’idéal serait une solution régionale en explorant du côté de Madagascar de nouvelles sources de bio-masse naturelle. Au vu de l’importance de ses surfaces cultivables, la Grande Île est tout indiquée. Mais on préfère mettre la charrue avant les bœufs.

On ne sait toujours pas comment Maurice pourra atteindre son objectif très (trop ?) ambitieux de 60 % de sa production d’électricité à partir d’énergies vertes d’ici 2030. On a toutes les raisons d’être sceptique.

Une chose est sûre, chers lecteurs, ce sont les dirigeants politiques qui prennent les décisions, mais ce sont toujours les citoyens qui paient la note d’une façon ou d’une autre.