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Comores

La France veut relancer la coopération

La France veut miser sur la coopération pour réduire la pression migratoire sur le département de Mayotte. Une délégation, composée du préfet de La Réunion, Dominique Sorain, du préfet de Mayotte, Frédéric Veau, et de l'ambassadeur délégué à la Coopération régionale dans l’océan Indien, Luc Hallade, a été reçue le 21 juillet par les nouvelles autorités comoriennes suite aux récentes élections présidentielles. La délégation a rencontré le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, et les principaux membres de son gouvernement. L'objectif était d'identifier les actions de coopération concrète pouvant être mises en œuvre dans le très court terme, notamment dans le domaine de la santé, de l'agriculture et des micro-entreprises. Ces travaux vont se poursuivre sur un plan technique, en articulation avec les programmes déjà engagés par l'ensemble des partenaires (Union européenne, AFD, COI, collectivités territoriales…). La France voudrait notamment que les infrastructures de santé d’Anjouan se développent afin de limiter la venue d’Anjouanaises à Mayotte pour accoucher. Si ce développement ne peut se mettre en œuvre rapidement, il est prévu un plan B sur Pemba, au Mozambique, qui est desservie par la compagnie mahoraise Ewa Air. Outre que les nombreux accouchements d’Anjouanaises pèsent sur les finances de l’hôpital de Mayotte, géré par le CHU de La Réunion, ils entraînent l’application du droit du sol. En clair, un enfant né sur le sol de Mayotte ne peut pas être expulsé même si ses parents y sont entrés de manière clandestine. De ce fait, on constate une multitude de mineurs livrés à eux-mêmes à Mayotte (on parle de 9 000) parce que leurs parents ont été expulsés. À terme, une restriction de ce droit du sol pourrait être appliquée à ce département français. Il n’est pas nécessaire de réviser la Constitution pour cela.