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Réunion

L’ANALYSE D’OLIVIER PARIS, OBSERVATOIRE DE L’IMMOBILIER : « La bulle immobilière s’étend à toute l’île »

Début 2022, le déséquilibre continue de s’aggraver sur le marché immobilier réunionnais, entre une offre de biens très basse et une demande qui explose depuis le confinement de 2020.

Depuis la création de notre indice mensuel des marchés immobiliers à La Réunion, en 2018, janvier a toujours été un mauvais mois pour la conclusion des transactions. La tendance se confirme en 2022, avec un indice qui tombe à 106, alors qu’il était de 153 en décembre 2021. On remarquera qu’il se situe à un niveau légèrement inférieur à ceux des mois de janvier des années précédentes. Il faut sans doute y voir la conséquence de la baisse de la demande enregistrée par nos agences au cours du second semestre 2021. Le phénomène sera sans doute de courte durée, puisque la demande a repris de plus belle en janvier, pour atteindre 151 de points d’indice, contre 96 en décembre. 
La demande de biens immobiliers à La Réunion a littéralement explosé à partir de mai 2020, mois de sortie du premier confinement lié à la crise sanitaire. On peut dire qu’il y a un « avant » et « après » confinement ! Même si elle à diminué au second semestre 2021, son indice est resté à un niveau presque toujours supérieur à celui de 2018 et 2019.
Cette bulle immobilière ne concerne pas seulement le littoral ouest. Le phénomène s’est étendu à toutes les microrégions de l’île, avec quelques variables il est vrai : les appartements restent moins affectés par cette tendance inflationniste. 
En janvier 2022, notre indice de l’offre s’est établi à 51, son plus bas niveau depuis sa création il y a quatre ans. La pénurie porte sur tous les types de biens, les maisons (indice 43) étant encore plus rares sur le marché que les appartements (indice 53). Malgré cette soif d’achat, les délais entre la signature du mandat avec l’agence immobilière et celle du compromis de vente restent très importants. Certes, ils se sont un peu raccourcis en 2021 mais restent anormalement longs : un vendeur met en moyenne 19,9 semaines pour faire affaire avec un acquéreur, soit environ sept mois en moyenne, pour tous les types de biens et toutes régions confondues. Cette inertie apparente du marché est la résultante de deux situations très différentes : la transaction sera très rapide si le prix proposé se situe dans le contexte du marché, clairement décrypté par les analyses des professionnels. 
À l’inverse, d’autres propriétaires préfèrent s’orienter vers un prix de mise en vente plus élevé, suivant en cela leur perception erronée du marché apparent et/ou un agenda de cession volontairement inscrit dans le moyen ou long terme. Dans ce cas, les acquéreurs visitent, certes, mais rechignent à s’aligner sur les prétentions du vendeur qui doit, après de longs mois d’essais infructueux, revoir sa position à la baisse. 
Davantage de détails sur www. obsimmo.fr, menu « Consultez ».
 

 

Une transaction à la loupe

La Montagne, Ruisseau-Blanc, charmante maison de type Satec sur deux niveaux, surface habitable d’environ 147 m² – Bureau, trois chambres, salon-salle à manger, salle de bains, salle d’eau, grandes ouvertures, terrasse sur pilotis, jardin arboré de 1 302 m² plat et constructible (zone UJ) – Tout-àl’égout, portail électrique, abri voiture – Gamme médiane. 
Prix de mise sur le marché : 470 000 €
Prix de vente final : 440 000 € (2 993 €/m²)
Délai de vente : 40,9 semaines
Commentaire : avec un délai de vente de plus de 40 semaines, cette transaction témoigne d’une résistance certaine des acquéreurs aux demandes parfois
excessives des vendeurs.