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Réunion

L’élargissement du réseau de bornes de recharge conditionne l’essor des véhicules électriques

Les objectifs initiaux de la Programmation pluriannuelle de l’énergie étaient de 150 bornes de recharge alimentées à partir d’électricité renouvelable en 2018 et 225 en 2023. On en est encore qu’à 103.

Seules les communes de Sainte-Rose, Saint-Leu et Saint-Paul ont mis en place des bornes publiques de recharge. Si les propriétaires de véhicules électriques ne tombent pas en panne sèche, c’est grâce au groupe GBH (Decathlon, Carrefour, Renault, Speedy, Norauto), à Total et Engen qui ont installé, à leurs frais, un réseau de bornes privées, mais accessibles au public, qui couvre tout le territoire, jusqu’à Cilaos (station Engen). Selon certains comptages, on en serait ainsi à 103 prises au total (privées et publiques).
Dans la « nouvelle » PPE, on ne parlera d’ailleurs plus de bornes mais de points de charge (de prises si vous préférez), les bornes peuvent en effet recharger simultanément une, deux, trois ou quatre voitures électriques. Ce réseau de points de charge est essentiel, insistent Vincent Levy d’EDF et les professionnels de l’automobile. Car, sinon, que va-t-il se passer ? Tout le monde va charger sa voiture le soir à 18 heures en rentrant à la maison, obligeant EDF à mettre en route des groupes fonctionnant au fioul ! Pour que la transition énergétique s’opère, il est impératif que les voitures électriques se rechargent pendant la journée, lorsque le soleil fournit ses watts. Il faut également adopter de nouveaux comportements : de même qu’on attend rarement d’être complètement à sec pour faire le plein de son réservoir, on peut s’organiser pour recharger sa voiture électrique selon ses besoins et selon la disponibilité. Avec une borne de 22 KW, il suffit d’être branché 15 minutes pour pouvoir rouler 35 km. Tous les propriétaires de voitures électriques sont « branchés » et disposent, sur leur smartphone ou sur l’écran multi-fonctions de leur voiture, d’un logiciel qui leur indique l’autonomie, l’emplacement des bornes et propose des itinéraires optimisés. Certaines bornes sont gratuites, d’autres sont payantes, par exemple 1,20 euro pour quinze minutes chez Total (22 KW). 
Pour rappel, sur la prise électrique murale classique de votre maison, 220 volts 16 ampères, vous pouvez « tirer » au maximum 220 x 16 = 3 520 Watts, soit 3,5 KW. Au-delà, les fils vont chauffer. 

NICOLAS HULOT : « LA RÉUNION EST UN POINT CHAUD DE LA BIODIVERSITÉ »
Le ministre de la Transition écologique a démissionné avec fracas le 28 août, en direct sur France Inter, expliquant qu’il ne pouvait pas travailler comme il voulait au sein de ce gouvernement. Effectivement, le glyphosate a encore de beaux jours devant lui, la France a abandonné son objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 et, surtout, la Commission européenne a renvoyé la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour « dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ». Nicolas Hulot a cependant réussi à faire avancer certains dossiers durant ses quinze mois au gouvernement, dont notamment une loi sur la fin de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures en France d’ici 2040, adoptée en décembre 2017, une grande étape vers la fin des énergies fossiles. Autre réussite à son actif : la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique devraient bientôt être inscrites à l’article 1er de la Constitution. Nicolas Hulot avait fait de la biodiversité une de ses priorités et il était à ce titre très sensible à la préservation de la faune et la flore de La Réunion.