Eco Austral

Découvrez tous nos articles en illimité. Je m’abonne

Logo Eco Austral
n

Eco Austral

Réunion

Savane des Tamarins : de la mixité fonctionnelle à mi-pente

La ZAC Savane des Tamarins doit enfin, plus de trente ans après les premières études, parachever l’aménagement de Plateau-Caillou. Un nouveau quartier mixte, fonctionnel et intégré à son
environnement, sortira de terre dans les dix ans à venir.

Une zone de 90,5 hectares au total, dont l’aménagement à été confié à la Sedre.    ©Droits réservés
 

Non, il n’y aura pas de Carrefour ni de Décathlon dans la savane ! Évoquées dans une des moutures précédentes et redoutées par certains habitants du secteur, ces implantations n’auront finalement pas lieu. La version définitive de ce projet de zone d’aménagement concerté (ZAC), autrefois appelée Renaissance III, située à mipente, privilégie une autre approche. « Avec le Portail au sud, Savanna et le Sacré-Coeur au nord, il est indispensable de miser à cet endroit sur une activité commerciale raisonnable. D’ailleurs, les 24 000 m2 de surfaces commerciales dédiés à la vente ont été ramenés à 16 000 m2, dont 10 000 m2 dédiés à la vente », se félicite Emmanuel Séraphin, le maire de Saint-Paul et président du Territoire de la côte ouest (TCO). Dans son projet d’agglomération, le TCO envisage « d’optimiser l’activité économique et l’emploi, de construire un projet de développement et de vie durable (…), par un rééquilibrage du territoire ouest vers les Hauts et le Sud (en se servant de la route des Tamarins) et par une meilleure répartition des zones de développement économique ». Telle est la vocation du nouveau quartier Savane des Tamarins, dont le chantier doit être engagé d’ici quelques mois seulement. 

Éco-projet urbain

À proximité de la route des Tamarins, « cet aménagement s’inscrit dans une démarche de mixité fonctionnelle », annonce le maire de Saint-Paul. Sur 90,5 hectares au total, dont l’aménagement à été confié à la Société d’équipement du département de la Réunion (Sedre), 60 hectares seront consacrés aux logements, aux commerces, mais également à des ateliers artisanaux, à des bureaux, à des équipements et services de proximité, et à des espaces culturels et de loisirs.
Une entrée à vocation commerciale et de loisirs desservira trois secteurs : un coeur urbain doté notamment d’une esplanade et d’un parc urbain sera complété par un plateau (en aval) comprenant de nombreux logements et équipements, et par des « pentes habitées » (en amont) proposant de l’habitat individuel. Au total, plus de 2 000 nouveaux logements seront créés : 50 % en libre, 20 % en intermédiaire, 30 % en logements sociaux. « Développer une offre intermédiaire adaptée est indispensable pour contenir les prix de l’immobilier qui s’envolent, et permettre les parcours résidentiels », estime Emmanuel Séraphin. 
Le quartier a été pensé comme un éco-projet urbain : environ un tiers du site sera constitué de savane préservée (environ 30 hectares), offrant un lien avec la savane et les zones naturelles protégées. Le relief sera respecté, marqué par des ravines et des éperons rocheux. Le début de la première phase de travaux, c’est-à-dire l’entrée et le coeur urbain, est prévu pour le second semestre de cette année.

La Savanne en chiffres

 

Tourisme : une offre à améliorer

Compétent en matière de développement touristique, le TCO travaille à valoriser son littoral et son ouverture sur l’océan. Au-delà des projets des Portes de l’Océan et du Port Center (lire par ailleurs), l’intercommunalité songe à dynamiser les trois ports de plaisance (la Pointe des Galets, Saint-Gilles, Saint-Leu) dont elle a la gestion. « Nous proposons au total un peu plus de 1 000 anneaux, détaille Emmanuel Séraphin, le président du TCO. Mais la liste d’attente est longue, et nous envisageons d’augmenter le nombre d’anneaux, notamment au Port. » Plus de 15 millions d’euros ont déjà été investis par la collectivité pour la réhabilitation et la sécurisation des infrastructures. Sur les quais, aussi bien pour les activités de loisirs (pêche, plongée…) que de restauration, la nouvelle attribution des autorisations d’occupation temporaire (AOT) a été pensée de manière à « impulser une nouvelle dynamique, à apporter de la vie à un endroit qui en manque cruellement ».
Dans la même logique, l’Office de tourisme intercommunal de l’Ouest sera cette année déplacé du centre-ville de Saint-Gilles au port de plaisance, sur l’esplanade, à proximité de l’aquarium. Enfin, l’accès au port de plaisance sera facilité avec la refonte totale (pour trois millions d’euros) du pont enjambant la ravine depuis l’artère principale et le déménagement (vers la Saline-les-Bains) du parc Oasis Lagoon, « afin de libérer de l’espace pour du stationnement ». Au-delà des ports de plaisance, d’autres idées sont avancées pour améliorer l’offre touristique : « Plusieurs projets hôteliers susceptibles d’augmenter les capacités d’accueil et l’attractivité de l’Ouest devraient se concrétiser, dont un sur deux hectares à l’Ermitage et un autre en hébergement insolite sur le site de l’ancien parc hôtel du Maïdo. »