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Eco Austral – Actualités économiques et entreprises de l'Océan Indien

sfr 13 octobre
Réunion

« SFR n’est pas à vendre »

Le nouveau directeur exécutif de SFR pour l’Outre-mer, Mesrop Yeremian, dément les « rumeurs » de mise en vente de la Société Réunionnaise du Radiotéléphone. Et selon lui, le rachat de SFR par ses concurrents au niveau national est encore loin d’aboutir.

Nommé il y a quelques jours à la direction de SFR Outre-mer, qui regroupe la Société Réunionnaise du Radiotéléphone et ses homologues d’Antilles-Guyane, Mesrop Yeremian affirme qu’Altice, la maison-mère, ne souhaite pas se séparer de sa filiale de La Réunion. Contrairement aux informations non démenties publiées en avril dernier par notre confrère Le Quotidien, « SFR n’est pas à vendre », a-t-il affirmé le 13 octobre, de passage au siège dionysien de l’opérateur.

En avril, le groupe Océinde de la famille Goulamaly était présenté comme le seul candidat au rachat de la Société Réunionnaise du Radiotéléphone, fondée en 1993 par Abdéali Goulamaly et qui avait ouvert deux ans plus tard le premier réseau mobile de l’île, aux couleurs de SFR. « Les départements d’Outre-mer n’ont jamais été inclus dans [le périmètre] de SFR et Altice n’a jamais prévu une cession des Dom », ajoute Mesrop Yeremian, qui va jusqu’à douter de la concrétisation des négociations en cours avec le consortium formé par Orange, Free et Bouygues Télécom, candidat au rachat du réseau métropolitain de SFR. « Personne ne sait ce qui va se passer dans les douze mois qui viennent », dit-il, soulignant que l’Autorité de la Concurrence s’était déjà opposée à un tel mouvement de concentration il y a quelques années.

« Toutes les décisions se prendront ici »

Il pourrait d’ailleurs en être de même à La Réunion si Océinde, qui exploite le réseau Zeop, venait à s’emparer de la marque au carré rouge : le nouvel ensemble pèserait plus de 40% de parts de marché. Mais de cette possible fusion, il n’est donc plus question. SFR cherche visiblement à rassurer ses clients réunionnais, qui n’ont visiblement pas paniqué à l’annonce d’une éventuelle vente puisque selon Yves Gauvin, directeur général adjoint de SFR Réunion, sa société enregistre « une recroissance en parts de marché depuis deux ans ».

La cession éventuelle du réseau métropolitains aux réseaux concurrents n’aurait aucune conséquence pour les clients insulaires, insiste Mesrop Yemenian, « nous conserverons la marque SFR et continueront nos offres fixes et mobiles et nous deviendrons même un peu plus agiles puisque toutes les décisions se prendront ici ».

SFR est présente dans les cinq départements d’Outre-mer, SFR Mayotte étant une filiale de SFR Réunion.

  • Bernard Grollier

    Diplômé en sciences politiques et en journalisme, en activité à La Réunion
    depuis 1987. Journaliste indépendant et polyvalent, auteur des textes de livres
    consacrés à La Réunion et aux îles de l’océan Indien. Bon connaisseur du tissu
    économique réunionnais, centres d’intérêt variés.

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