Eco Austral – Actualités économiques et entreprises de l'Océan Indien

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Réunion

Opération séduction du secteur immobilier mauricien

C’est un véritable tour de France qu’une délégation d’une quarantaine d’opérateurs mauriciens, issus principalement de l’immobilier résidentiel et de bureau, a accompli du 9 au 18 mai. Nice, Marseille, Bordeaux, Lyon et Paris : cinq soirées de conférences-débats sur l’investissement à Maurice, organisées par l’Economic Development Board (EDB) et suivies d’un cocktail dînatoire pour mieux réseauter. L’Éco austral était présent à la dernière étape, celle de Paris le 18 mai, qui clôturait ce tour de France, baptisé « L’île Maurice vient à vous ». Une soixantaine d’invités, qui s’étaient inscrits via internet, ont fait le déplacement au Cercle Le Brun, rue Cardinal Lemoine, dans le 5e arrondissement. Un hôtel particulier du XVIIIe siècle qui appartient à la famille Bouigue, opérant dans l’événementiel mais portant également le projet immobilier Anbalaba à Maurice, plus précisément à Baie du Cap, dans le sud-ouest de l’île.

Après deux ans de fermeture des frontières ou de fortes restrictions, il fallait renouer avec le marché français qui, jusqu’alors était le premier émetteur d’investisseurs dans l’immobilier haut de gamme. Et force est de constater que l’île Maurice fait toujours rêver les Français. Mais le profil des acheteurs potentiels semble avoir évolué. Beaucoup d’entre eux veulent non seulement investir, mais aussi vivre à Maurice, y travailler ou y passer leur retraite. L’EDB l’a bien compris et met en avant différents dispositifs comme le « visa premium » qui permet de résider à Maurice pour y travailler pour le compte d’une entreprise extérieure et non pas pour le marché local. Du télétravail en quelque sorte. Pour les retraités qui vivent au moins 183 jours par an à Maurice et y deviennent de fait des résidents fiscaux, il n’y a pas d’impôt sur le revenu à payer pendant cinq ans.

Par la suite, c’est le régime commun de 15 %. Plutôt léger pour ceux qui touchent de grosses retraites. Il faut y ajouter l’absence de taxes foncière et d’habitation, hors des villes où il existe une taxe, mais sans commune mesure avec ce qui est prélevé en France. Outre les désormais classiques villas de luxe « pied dans l’eau », il est possible d’investir dans des appartements, et notamment dans une Smart City, sans oublier l’immobilier d’entreprise. Investir… et vivre sur place, c’est la tendance. Et au-delà de l’immobilier, l’EDB s’efforce de promouvoir d’autres secteurs de l’économie à même de séduire des investisseurs. Un investisseur dans l’immobilier peut aussi se muer en business angel ou entreprendre lui-même et contribuer à relever le niveau des investissements directs étrangers (IDE). Les professionnels du secteur, quant à eux, espèrent bien que cette tournée va relancer le marché français qui, ces derniers temps, semblait être dépassé par celui de l’Afrique du Sud. La reprise des vols réguliers et le retour des touristes devraient changer la donne.