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Le Mozambique, nouvel horizon de SAE

Leader des équipements de protection pour le travail à La Réunion, la SAE de Christophe Rallu livre ses premières commandes au Mozambique, suite à une mission effectuée avec le Club Export.

Fondée en 1997, la Société australe d’équipement (SAE) est aujourd’hui le leader d’un marché qui n’a cessé de croître à mesure que s’étoffaient les réglementation de la santé et de la sécurité au travail. « Lorsque j’ai démarré l’activité sur la ZAC Titan du Port avec ma femme, nous sommes partis de rien, se souvient Christophe Rallu. Seules les grandes entreprises fournissaient des équipements de protection individuelle (EPI) à leur personnel. On trouvait quelques modèles de chaussures de sécurité et de gants chez Ravate et chez Wong Wing Cheung, c’est tout. On voyait des ouvriers porter des parpaings en savates deux-doigts… Petit à petit, les normes se sont multipliées et les entreprises ont compris qu’elles avaient intérêt à veiller à la sécurité de leurs collaborateurs, pas seulement pour respecter la loi. Un EPI protège, mais permet aussi de travailler plus vite parce qu’on se sent en sécurité. »

L’activité de SAE croît rapidement. L’entreprise obtient la certification ISO 9001 pour son management de la qualité et s’installe bientôt dans des locaux plus vastes, sur la ZAC Balthazar de La Possession. Très tôt, Christophe Rallu est également parti prospecter des fournisseurs en Asie, sur la base d’un constat : les tenues de travail des marques françaises et européennes ne sont absolument pas adaptées au climat de La Réunion. Trop épaisses, trop chaudes, importables la majeure partie de l’année sous le tropique du Capricorne…

SAE trouve en Asie des fabricants en mesure de produire pour La Réunion des tenues protectrices mais plus légères, pour un large éventail d’activités (bâtiment, médical, espaces verts, automobile, stations-service…). La clientèle apprécie et SAE s’impose comme une référence, allant même jusqu’à créer sa propre marque de chaussures de sécurité (Perf), avec le soutien d’un grand fabricant français. Elle en vend aujourd’hui près de 7 000 paires par mois ! Un atelier est également installé au Port, pour broder les vêtements de travail aux couleurs des clients.

Christophe Rallu adhère alors au Club Export. Ses vêtements et ses EPI commencent à s’écouler à Mayotte. Il participe à des missions à Madagascar et Maurice, sans résultat. Quand, ces dernières années, le Club Export manifeste un intérêt croissant pour l’Afrique, le patron de SAE s’en rapproche de nouveau. Il prend part à une mission au Mozambique, qui est pour lui une révélation. « Ce pays donne envie, les Mozambicains veulent réellement le faire avancer, dit-il. Nous avons signé nos premiers contrats de fournitures avec des grands groupes qui investissent dans le secteur gazier, les premières livraisons ont déjà eu lieu. Dans les prochaines années, le Mozambique devrait représenter 30% de notre chiffre d’affaires ».

L’entreprise compte trois magasins à La Réunion. ©Droits réservés

Celui-ci, déjà en forte progression, s’élève à six millions d’euros. SAE emploie 25 salariés et accueille en permanence plusieurs alternants. « L’Afrique de l’Est nous intéresse, conclut Christophe Rallu, le Kenya et la Tanzanie sont des marchés prometteurs, mais nous irons par étapes. »

Les particuliers, aussi, s’équipent : « Les équipements de protection individuelle (EPI) ne se sont pas seulement démocratisés dans les entreprises, souligne Christophe Rallu. Les particuliers s’équipent également, pour se protéger, mais aussi être plus efficaces quand ils jardinent ou bricolent. On taille plus vite son bougainvillée avec des gants qui protègent aussi les avant-bras ! » Le grand public ne le sait pas forcément, mais il peut trouver dans les trois boutiques de SAE (à La Possession, Saint-Denis et Saint-Pierre) et sur son site internet des articles qu’il recherche habituellement dans les rayons de la grande distribution.