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Airbus Air Austral
Réunion/océan Indien

Un deuxième Airbus d’Air Austral immobilisé

Un nouveau moteur Pratt & Whitney équipant un A220 d’Air Austral doit être déposé pour raison de sécurité. La compagnie doit adapter son programme de vols alors que débute la haute saison.

Un deuxième Airbus A220-300 de la flotte d’Air Austral, qui en compte trois, est cloué au sol en raison du risque potentiel présenté par un de ses moteurs. La compagnie a dû réajuster son programme de vols à compter de ce lundi 8 juillet, en mettant à contribution ses appareils long-courriers sur certaines dessertes régionales. Air Austral se donne ainsi la possibilité de regrouper ses deux vols quotidiens entre La Réunion et Mayotte sur un seul vol opéré avec un gros porteur. De même, certains vols Réunion-Maurice seront regroupés et le vol Réunion-Johannesbourg du vendredi soir est reporté au samedi soir.

La compagnie compte « sur une grande coopération des services de la navigation aérienne, en lui permettant d’étendre les plages horaires d’ouverture des aéroports ». Cette demande concerne essentiellement l’aéroport de Mayotte, où l’Aviation civile est confronté à un sous-effectif récurrent à la tour de contrôle, allant parfois jusqu’à empêcher l’atterrissage d’un avion et provoquer son déroutement sur La Réunion. Edeis, gestionnaire de l’aéroport Marcel-Henry de Pamandzi, a dû créer un service « AFIS » (Aerodrome Flight Information Service) et former certains de ses agents afin qu’ils puissent assurer des tâches en lieu et place des contrôleurs aériens.

Un nouveau moteur espéré en septembre

Air Austral, qui « regrette la gêne occasionnée et souhaite d’ores et déjà présenter ses excuses aux passagers concernés », a mis en place des mesures commerciales pour compenser ces désagréments. La compagnie de Gillot est gravement impactée par les problèmes rencontrés à l’échelle mondiale par le motoriste Pratt & Whitney, qui a équipé les Airbus A220-300. Des contaminants microscopiques découverts dans une poudre de métal des moteurs imposent de limiter le nombre de cycles autorisés par avion.

Ces moteurs doivent régulièrement être inspectés avec des boroscopes. En cas de constat d’une défaillance potentielle, l’avion concerné doit être immobilisé, en attendant le remplacement du moteur. Mais Pratt & Whitney n’est pas en mesure d’assurer ses remplacements sans un long délai, très pénalisant pour les compagnies.

Un premier des trois A220-300 d’Air Austral est ainsi au hangar depuis octobre dernier. Un deuxième l’a donc rejoint. L’arrivée d’un nouveau moteur, espérée en septembre, permettrait de remettre en opération un des appareils. La compagnie, toujours en grandes difficultés financières, n’a reçu à ce stade aucune indemnisation du motoriste.

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